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L'opinion publique et le futur de l'Europe

Actualité 23.03.2007

Le think tank britannique Open Europe a réalisé avec l’institut TNS Opinion un sondage auprès de citoyens des 27 Etats membres de l’Union européenne concernant l’avenir de l’Union européenne.

Quels pouvoirs pour l'Union ?

Lorsqu’on leur demande si l’Union européenne devrait, selon eux, être investie de plus ou moins de pouvoirs qu’elle n’en dispose aujourd’hui, une majorité relative des Européens interrogés déclarent souhaiter que l’Union européenne se dessaisisse de certains pouvoirs, et que plus de décisions soient prises au niveau national et local (41 %). Seulement 28 % des Européens souhaitent voir l'Union européenne prendre plus de pouvoir, et 23% déclarent souhaiter que soient maintenus inchangés les pouvoirs de l’Union.

L'Espagne et la Belgique sont les pays où l'on trouve le plus de personnes souhaitant voir les pouvoirs de l'Union augmenter, avec respectivement 43 % et 40 % d'opinions favorables.

A l'inverse, c'est en Finlande (67 %), en Suède (58 %)  et au Royaume-Uni (57 %) que les sondés sont le plus favorable à un amoindrissement des compétences de l'Union. En France, 46 % se prononcent pour un retrait de l'Union au profit de l'échelon national ou local.
 

Pour quelle Europe ?

L'accueil de l'Euro apparaît assez mitigé : 49% des sondés de la zone Euro préfèreraient revenir à leur monnaie précédente, contre 47 % qui préfèrent garder l'Euro. 42% des Français déclarent souhaiter revenir au franc, alors qu’une nette majorité des Grecs (70 %), des Portugais (60 %), des Allemands (54 %) et des Espagnols (51 %) semblent regretter leurs anciennes monnaies nationales. D’après les résultats de l’étude, si la question de l’adoption de l’euro était soumise à référendum dans les 14 Etats non membres de la zone, seuls les citoyens de 3 Etats (Malte,  le Danemark, et la Roumanie) se prononceraient en faveur de la monnaie unique.

Lorsque l'on demande aux répondants de choisir parmi une liste de 8 priorités pour l'Union européenne, c'est "établir des limites claires aux pouvoirs de l'UE" qui revient le plus souvent (28 %). La deuxième priorité la plus citée est "réduire les barrières commerciales à l'encontre des pays pauvres" (27 %). Les priorités les moins souvent citées sont, par ordre décroissant, "se doter d'un unique ministre des affaires étrangères" (17 %), "permettre de nouveaux élargissements" (14 %) et enfin "diminuer la part de l'agriculture dans le budget européen" (12 %).

Les répondants étaient invités à exprimer leur accord ou leur désaccord avec une liste de déclarations sensées illustrer les problématiques du monde actuel. La proposition ayant recueillie le plus large consensus (75%) est "nous avons besoin d'abaisser les taxes dans notre pays pour être plus compétitif sur le marché mondial" alors que celle qui est le moins soutenue (23%) est : "nous devrions nous préparer à payer des taxes plus élevées afin de combattre le réchauffement climatique".

 

Pour un nouveau traité ?

Si un nouveau traité donnant plus de pouvoir à l'Union était signé, 75% des européens souhaiteraient une ratification par voie référendaire contre 20% par voie parlementaire. 81 % des Français réclameraient un référendum.

41 % de l’échantillon d’Européens interrogés déclarent qu’ils se prononceraient en faveur d’un nouveau traité transférant plus de pouvoirs à l’Union européenne, et 41 % contre. C’est en Espagne (60 % pour), en Italie (60 %), en Belgique (59 %), au Luxembourg (58 %), en Slovénie (50 %) et en France (50 %) que les citoyens seraient les plus nombreux.

 

L'opinion publique et le futur de l'Europe

Ce sondage a été réalisé par TNS Opinion à la demande de Open Europe. Les entretiens ont été réalisés par téléphone ainsi qu'en face à face pour certains des nouveaux entrants, entre le 22 février et le 20 mars 2007. Les échantillons étaient de 1000 personnes pour les pays les plus peuplés et de 500 pour les autres.