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L'influence des eurodéputés français au Parlement européen : état des lieux un an après les élections européennes

Actualité 06.07.2010

Cette semaine a lieu à Strasbourg la dernière session plénière avant la fermeture estivale du Parlement européen. A cette occasion, Touteleurope.fr vous invite à découvrir une étude de Thierry Chopin et Camille Lépinay, publiée par la Fondation Robert Schuman, qui dresse le bilan, un an après les élections européennes, de la place et de l'influence des eurodéputés français au Parlement.



Créée en 1991, après la chute du mur de Berlin, reconnue d'utilité publique, la Fondation Robert Schuman  œuvre en faveur de la construction européenne. Centre de recherche de référence, la Fondation développe des études sur l’Union européenne et ses politiques et en promeut le contenu en France, en Europe et à l’étranger. Elle provoque, enrichit et stimule le débat européen par la qualité de ses recherches, de ses publications et de ses conférences. Elle apporte une aide concrète aux nouvelles démocraties.

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Le début de la 7e législature (2009-2014) fournit une nouvelle occasion d’évaluer l’influence de la France au Parlement européen.

Après l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, qui a réduit mécaniquement le nombre d’eurodéputés de certains Etats membres dont la France, l’Italie et le Royaume-Uni, tout en accroissant les pouvoirs de l’assemblée strasbourgeoise, la présence des Français au sein du Parlement européen doit faire l’objet d’une attention renouvelée.

En effet, même si les groupes parlementaires organisent dans la pratique l’essentiel des travaux sur les textes législatifs, il n’en demeure pas moins que, sur certains textes particulièrement sensibles au niveau des Etats membres, les délégations nationales jouent un rôle qu’on ne peut négliger ; par ailleurs, d’un point de vue civique, il est intéressant de faire un état des lieux de l’organisation politique au Parlement européen des eurodéputés élus en juin 2009.

Un an après les élections de juin 2009, le bilan est assez mitigé avec peu de progrès, certains reculs et des faiblesses réelles.

Si les eurodéputés français sont mieux représentés au sein des commissions influentes, on doit noter un fort taux de renouvellement - qui a un impact négatif en termes de capacité à obtenir des postes de responsabilité - et l’absence d’eurodéputés français au sein du Bureau du Parlement européen ; par ailleurs, la légère augmentation du nombre de coordinateurs dissimule mal l’écart persistant avec celui des autres "grandes" délégations nationales ; en dernier lieu, le problème du cumul des mandats caractérise de manière singulière près de la moitié des eurodéputés français.


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Auteurs :
Thierry Chopin, directeur des études de la Fondation Robert Schuman, Professeur au Collège d'Europe (Bruges) et à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po)
Camille Lépinay, diplômée de l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po) et du Collège d'Europe (Bruges).