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L'Europe dans la présidentielle 2012 : le programme de Philippe Poutou

Actualité 23.03.2012

Pour Philippe Poutou, candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), l'Europe favorise la mondialisation capitaliste et les profits d'un petit nombre aux dépens de la démocratie et des intérêts de la majorité des citoyens. S'il est élu, M. Poutou œuvrera pour mettre en place l'Europe des peuples à l'écoute des besoins sociaux et faite de solidarité.

D'après le candidat du NPA, l'Europe fragilise davantage ses citoyens qu'elle ne les protège. La construction européenne a débouché sur une organisation libérale créée pour les capitalistes et qui a mis en place une concurrence entre les peuples. Le but premier de l'Union européenne est par conséquent de "satisfaire l'appétit des marchés".

De plus, continue Philippe Poutou, la crise économique et financière actuelle est une parfaite occasion pour les dirigeants européens d'instaurer la règle d'or budgétaire et d'imposer des mesures d'austérité. De cette manière, il leur sera possible de "remettre en cause les services publics, la protection sociale ou encore les conventions collectives". Pour M. Poutou, la conséquence sera désastreuse : la précarisation des salariés.

Le candidat anticapitaliste étaye son projet européen en prenant l'exemple de la Grèce et de l'Italie. Il estime que Bruxelles a manœuvré pour que Loukas Papademos et Mario Monti soient nommés au poste de premier ministre dans leur pays, parce qu'ils avaient occupé des fonctions européennes par le passé : à la Banque centrale et à la Commission respectivement. Et tout ceci ne fait que "provoquer des rejets et faire grimper la tentation nationaliste".

En définitive, Philippe Poutou précise que sa volonté n'est pas de sortir de l'Europe, même s'il en dénonce les dysfonctionnements. Il rejette le repli protectionniste. En revanche, s'il est élu, le candidat du NPA entend créer une Europe des peuples afin que les "diktats de la rentabilité et de la compétitivité" cessent. De fait, il milite en faveur de la réunion des travailleurs de tous les Etats membres pour "avoir une chance d'imposer des hausses de salaire, d'interdire les licenciements, d'annuler les dettes, et de nationaliser les banques".