Derniers articles publiés

L'Europe dans la présidentielle 2012 : le programme de Jacques Cheminade

Actualité 23.03.2012

"L'euro est mort car il s’est détruit lui-même. Mon combat contre la politique criminelle de la mondialisation financière, tel que je l’ai décrit, exige donc de refonder l’Europe pour la sauver d’elle-même". Candidat parmi les 10 concurrents officiels, Jacques Cheminade n’est pas opposé au projet européen mais aspire à une autre Europe. A l’international, le candidat réclame de nouveaux accords de Bretton Woods, jugés nécessaires pour sortir la France de la crise et souhaite rétablir la souveraineté des Etats sur la monnaie. Cet ancien haut fonctionnaire des Finances compte créer cinq à six millions d’emplois en France, d’ici 2013 ou 2014, grâce à sa politique européenne.

BCE, Pacte de stabilité

Selon Jacques Cheminade, "la manière de procéder de l’UE, de la BCE et de la zone euro a conduit à l’étranglement des États membres au profit d’un système financier opérant principalement depuis Londres, avec l’idéologie de l’Empire britannique".

Pour sortir l’Europe de la crise, le candidat souhaite rétablir la souveraineté des États sur leur monnaie : passer de l’euro unique à des euros nationaux (ou "franc polytechnique" en France), l’euro devenant une référence commune pour de grands projets impliquant plusieurs pays.

Pour empêcher la spéculation sur les monnaies et assurer leur stabilité, il faudrait, selon M. Cheminade, mettre en place un Nouveau Bretton Woods en séparant les dettes légitimes des dettes illégitimes qui seront effacées.

En cas d’élection sa première décision serait de proposer aux autres Etats membres de négocier une sortie du système actuel pour fonder en commun un système de crédit public par association des banques nationales.

Cette sortie suppose, selon le candidat, l’abandon des critères de Maastricht et du Pacte de stabilité, et de "faire sauter le verrou des doctrines de l’impuissance publique et de l’approche comptable des statuts de la BCE". Jacques Cheminade remet en question les statuts de la Banque centrale européenne, sa politique et ses dirigeants.  

 

Fin de l'euro

Selon le candidat "la parité externe de l’euro n’est garantie par aucune clause de change et l’adjonction d’une dénomination nationale à la dénomination commune ne ferait que correspondre à la réalité de l’activité économique et monétaire des différents pays composant l’espace commun".

"A un euro-franc, que je proposerai d’appeler franc polytechnique correspondraient d’autres euros nationaux". "La cohabitation de ces différents euros nationaux serait assurée par des appréciations ou des dépréciations qui permettraient un fonctionnement du système compte tenu des réalités économiques, et non comme aujourd’hui des rapports de force financiers", explique l’ancien haut fonctionnaire des Finances.

Le nom "franc polytechnique" indique que sa valeur sera étayée par la recherche, l’équipement de l’homme et de la nature et la mise en œuvre de technologies de pointe.

 

Recherche

A l’échelle de l’Europe, le candidat souhaite  investir 1000 milliards d’euros par an dans des infrastructures de pointe avec un programme de recherche commun de 200 milliards d’euros.

 

Education et culture

La mobilité des étudiants figure parmi les priorités de Jacques Cheminade. Le candidat souhaite qu’il y ait un million d’étudiants bénéficiaires du programme Erasmus chaque année, et au moins 200 000 bourses Leonardo attribuées.

Pour le candidat, "il n’y a pas de réflexion en profondeur sur les fondements de la culture européenne, donc pas de volonté politique" car "la politique économique que pratique aujourd’hui l’Europe va à l’encontre des valeurs européennes".

"Le fondement de l’Europe – les échanges entre jeunes étudiants, élèves et apprentis, l’acquisition commune d’une culture en remontant en amont pour aller plus loin en aval – se trouve absolument négligé ou même abandonné", estime-t-il.


En savoir plus :

L’euro est mort - Vive l’Europe des patries et des projets - Jacques Cheminade