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L'Etat de la gauche en Europe

Actualité 28.10.2011

Quelques jours après la victoire de François Hollande aux primaires socialistes, le think tank progressiste Policy Network dresse un état des lieux des partis sociaux-démocrates dans plusieurs Etats membres. France, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Suède, Danemark, Pologne... comment se porte la gauche européenne ?

La performance française apportera-t-elle un nouveau souffle à la social-démocratie ? La primaire présidentielle organisée par le Parti socialiste en France a fasciné l'opinion, et permis à ce parti d'occuper la Une des médias. La nouveauté de la formule a séduit de nombreux nouveaux sympathisants et fourni les bases d'une plate-forme cruciale pour la formation d'alliances politiques au sein de la gauche française. François Hollande, vainqueur de la primaire, a unifié le parti et éloigné le spectre d'une "guerre des égos" qui était une constante des campagnes du PS.

Reste à savoir si la dynamique politique engendrée par la nouvelle formule saura se maintenir tout au long de la course à l'élection présidentielle. Unité et nécessité de nouer de nouvelles alliances politiques n'en sont pas moins des thèmes récurrents.

Ainsi, en Allemagne, le trio des candidats SPD en lice pour la chancellerie – Sigmar Gabriel, Frank-Walter Steinmeier et Peer Steinbrück – fait bloc dans sa détermination à éviter que coups bas et manœuvres dans la lutte pour le leadership ne déstabilisent le parti. L'unité du parti pourrait toutefois se trouver mise à mal par la désunion lors de la formation de coalitions : les résultats des Verts et du SPD ont chuté à Berlin, ce qui pourrait ne pas être sans conséquence lors des élections fédérales de 2013. Risque-t-on d'entendre davantage parler d'une grande coalition ?

Dans le même temps, aux États-Unis, des changements politiques plus profonds semblent jouer en faveur de Barack Obama. Le mouvement des indignés de Wall Street et son message émotionnel sur la "cupidité" pourraient bien faire pencher la balance idéologique vers la gauche à un moment où le Parti républicain est fortement divisé sur le choix du candidat à soutenir pour l'élection présidentielle.


Au Royaume-Uni, en dépit des luttes intestines entre factions, le parti travailliste s’est largement rassemblé derrière son leader, Ed Miliband, qui tente de combler le vide béant laissé par l'absence de leadership politique.

Aux Pays-Bas, le PvdA est en pleine interrogation quant au choix des amis qu'il souhaite conserver. Un débat sur le niveau du salaire admissible pour un social-démocrate fait rage dans les rangs du parti, alimenté par une proposition controversée concernant la radiation des membres du parti occupant une fonction dans le secteur public et dont le salaire est supérieur à 180 000 euros. La question du bon usage des deniers publics s'est également imposée à l’ordre du jour en Suède, où le leader Håkan Juholt, mis en cause, se bat pour maintenir l’unité de son parti : son principal problème pourrait bien être qu'il ne s’adresse qu’à son parti et rien qu'à lui.

La lune de miel chahutée de la coalition du nouveau Premier ministre danois Helle Thorning-Schmidt illustre les multiples défis multiples que pose la formation d'alliances et de coalitions à gauche. En cela, elle met en évidence la nécessité pour les sociaux-démocrates de mieux s'y prendre pour se faire de nouveaux amis.

Cliquer ici pour voir les derniers sondages dans 18 pays.

 

France – Hollande, porte-flambeau du socialisme français

François Hollande est l’héritier du "modèle" politique français "mitterrando-deloriste". Mais est-il en mesure de battre Sarkozy ? De faire mieux que Ségolène Royal ? Pourra-t-il mobiliser l’électorat des travailleurs, le peuple de gauche, qui a lâché le PS à chaque élection depuis Mitterrand en 1988 ?

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Allemagne – Un pas vers la grande coalition ?

L’alliance rouge-verte vacillant, le Parti pirate siphonnant des électeurs à la gauche et Die Linke se tenant à l’écart, la gauche risque fort d’avoir une nouvelle fois du mal à obtenir une majorité parlementaire. Et le scénario d’un retour à la grande coalition de devenir un peu plus probable.

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Royaume-Uni – Leadership britannique ? Y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Le fait est que les électeurs britanniques ont en la personne de Miliband un leader aux propositions convaincantes mais à qui, selon eux, fait encore défaut la stature même de leader. Ils ont aussi un Premier ministre, Cameron, qui possède bien la carrure d’un leader, mais dont la vision de l’économie a perdu sa légitimité dans les années 30.

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Pays-Bas – Combien devrait gagner un social-démocrate ?

Y a-t-il un plafond de salaire pour un social-démocrate ? La question s’est récemment posée au sein du parti travailliste des Pays-Bas (PvdA). Et Lilianne Ploumen, à la tête du parti, a fait monter les enchères en annonçant que les membres qui gagnaient plus de 180 000 euros risquaient la radiation du parti.

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Suède- Mis en cause, le leader social-démocrate s’accroche au pouvoir

Ce n’est jamais à ses compatriotes qu’Håkan Juholt s’est adressé, mais bien au seul parti social-démocrate, et ce n’est pas la même chose. Voilà peut-être le principal problème à l’origine de l’incroyable succession d’événements qui l’ont amené au bord de la démission.

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Danemark – Lune de miel infernale pour Helle

Les sociaux-démocrates n’ont pas réussi à asseoir leur autorité à la tête de la coalition et tandis qu’Helle Thorning-Schmidt voyage à travers l’Europe pour préparer la présidence de l’UE au printemps, le gouvernement semble dépourvu d’une orientation claire, d’une direction coordonnée et d’un discours commun.

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Pologne –La social-démocratie polonaise au plus bas

Le SLD est en état de choc post-traumatique : jusqu’à la dernière minute, il a pensé que la situation n’était pas si dramatique. A présent, le parti doit digérer les sondages et les analyses post-électorales qui montrent combien il était déconnecté de l’opinion et combien sa  communication politique était mauvaise.

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