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Jean-Louis Borloo :" Il faut trouver un accord à Copenhague, c'est absolument vital"

Actualité 07.12.2009

Jean-Louis Borloo ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat. Alors que s'ouvre à Copenhague la 15ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, il revient sur les enjeux de ces négociations.

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"Copenhague ce sont les 192 pays du monde qui se réunissent, après Bali il y a deux ans où nous avions décidé tous ensemble qu'il fallait réduire les émissions de gaz à effet de serre, notamment des pays industrialisés, de moins 25 à moins 40 %, c'était la feuille de route de Bali ; lutter contre la déforestation, trouver les modalités et les financements ;

"Il faut qu'il y ait un plan 'justice-climat', sur fonds publics internationaux, pour leur permettre d'avoir les moyens de l'adaptation, de la croissance, de la sortie de pauvreté, et notamment d'accès à l'énergie"

 

et puis enfin permettre aux pays qui sont déjà très impactés par le chaos climatique, l'Afrique, le Bangladesh et d'autres, d'avoir les moyens de pouvoir s'adapter, lutter contre l'extrême pauvreté, éradiquer la pauvreté, et leur permettre d'avoir les moyens des énergies renouvelables pour avoir un avenir, pour pouvoir s'adapter reforester etc.


Il faut qu'il y ait un plan "justice-climat", sur fonds publics internationaux, pour leur permettre d'avoir les moyens de l'adaptation, de la croissance, de la sortie de pauvreté, et notamment d'accès à l'énergie.

Quand on pense qu'en Afrique 77 % de la population n'a pas accès à l'énergie, nous souhaitons qu'il y ait un plan "justice-climat" de l'ordre de 400 milliards de dollars sur une génération automatiques, garantis, annuels pour leur permettre de s'adapter.

 

La grande difficulté de Copenhague c'est qu'au fond tout le monde a tendance, avant de s'engager, à vouloir dire 'je suis d'accord' et en même temps 'je le fais chez moi déjà, j'ai déjà pris les mesures donc pourquoi signer quelque chose d'internationalement contraignant.

Parce que chacun est un peu inquiet face à tout cela. Mais je crois qu'il est absolument indispensable d'avoir cet accord simple. Attention aux faux-amis, attention à ceux qui disent 'il faut que ce soit quoiqu'il arrive comme ci ou comme ça'. 

 

Il faut trouver un accord à Copenhague, c'est absolument vital."

 

Entretien réalisé par le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer