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Ile-de-France : la BEI accorde un nouveau prêt pour développer l'Autolib’

Actualité 16.10.2012

Après avoir accordé en 2011 au Groupe Bolloré un prêt de 130 millions d'euros destiné notamment à la recherche et au développement dans le stockage d'électricité, la Banque européenne d’investissement (BEI) a décidé de renouveler l’opération. Signé à Vaucresson vendredi 12 octobre, un nouveau contrat d’un montant de 75 millions d'euros financera en particulier les investissements de l’entreprise familiale dans le déploiement du projet Autolib’. "Ce nouvel engagement financier avec le Groupe Bolloré témoigne de notre engagement concret en faveur de l’innovation et de recherche-développement en France", s’est réjoui Philippe de Fontaine Vive, Vice-Président de la BEI.

autolib

Un nouveau prêt pour développer le service Autolib’

Depuis la mise en circulation, en décembre 2011, de l’Autolib', le service de véhicules électriques en libre-service lancé en Ile-de-France, 1 750 véhicules électriques, répartis sur 720 stations dans toute l’Ile-de-France, ont été déployés. En moins d’un an, 38 800 abonnements ont été vendus et plus de 900 personnes ont été recrutées. Un succès pour le groupe Bolloré qui souhaite aller plus loin en lançant également la location de la Bluecar pour les particuliers ainsi que des offres de mobilité électrique couplées à des solutions de stockage d’électricité photovoltaïque. Vincent Bolloré a également confirmé le lancement de la commercialisation de la voiture électrique Bluecar, qui sera d'ailleurs cette fois de couleur bleue.

Autolib' en chiffres

1.750 véhicules ont été mis en circulation depuis le lancement. Répartis sur 720 stations, ces véhicules ont fait l’objet de quelque 39 000 abonnements, dont 14 000 annuels (premium), à 12 euros par mois soit 144 euros par an. 

Face à ce succès, la Banque européenne d’investissement a décidé d’octroyer 75 millions d’euros qui doivent financer sur 10 ans les investissements du groupe dans le déploiement du véhicule électrique en Île-de-France. Cette somme doit permettre de financer le déploiement d'une infrastructure interconnectée de stations de recharge et de places de stationnement en voirie et en parc publics. Le groupe Bolloré l'utilisera également pour ses activités de recherche et développement autour de la mise en place d'une technologie d'appui à des systèmes automatiques d'abonnement, de facturation, de recharge et de contrôle permettant de gérer en temps réel la clientèle et le parc automobile.

Dans un entretien à Touteleurope.eu, M. de Fontaine Vive a expliqué les atouts d’un tel projet. "Continuer à travailler sur la voiture électrique, c’est la possibilité pour une grande agglomération européenne (47 communes en région parisienne) de tester grande nature un processus innovant", a-t-il souligné. 

Plusieurs villes européennes ont déjà fait savoir qu’elles étaient intéressées par l’Autolib’. Le siège de Bolloré Energie accueille chaque semaine deux villes étrangères qui viennent voir de près en quoi consiste un tel projet. Le groupe lance également la location de la Bluecar pour les particuliers.

Pour "une Europe économe en énergie"

Le financement de la BEI s’inscrit dans le cadre de l’initiative "une Europe économe en énergie", prévue par la stratégie Europe 2020 dont l’objectif est de soutenir la mise en place d’infrastructures nécessaires à l’appui des véhicules verts en général et de l’électromobilité en particulier. Pour Philippe de Fontaine Vive, la BEI doit "à chaque fois soutenir des processus industriels différents". "On se demande tous quel est le processus industriel le plus efficace. S’agit-il des voitures hybrides ?  Des voitures hybrides rechargeables ? Des voitures électriques à faible mobilité ? Il faut tester grandeur nature pour voir quel est le plus adapté au citoyen européen", a expliqué le Vice-Président.

Philippe de Fontaine Vive a rappelé que la BEI allait "bénéficier d’une augmentation de son capital début 2013 qui lui permettra de prêter plus en Europe durant les trois prochaines années". "Nous souhaitons qu’une partie de cette force de frappe supplémentaire soit mise au service de l’innovation industrielle en l’Europe", a-t-il annoncé. "Pour être plus efficace, nous avons décidé à travers un sondage d’aller interroger les entreprises, les collectivités locales, les administrations pour savoir où se situent les problèmes d’accès au crédit en Europe".