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Henri Weber : "Ceux qui sont pour le juste-échange ont marqué quelques points"

Vidéo 21.01.2014

Le 15 janvier, le Parlement européen a approuvé le rapport de Daniel Caspary (PPE, Allemagne) sur la réciprocité dans l'accès aux marchés publics. Spécialiste du commerce extérieur au Parlement européen, le député socialiste Henri Weber juge que les avancées en termes de "juste échange" sont perceptibles.

Le rapport Caspary relatif à l'accès des produits et services des pays tiers aux marchés publics de l’Union a été approuvé mercredi 15 janvier par 479 voix pour, 184 voix contre, et 17 abstentions.

85% des marchés publics de l'UE seraient ouverts aux entreprises des pays tiers, contre 32% aux États-Unis et 28% au Japon, selon la Commission européenne. C'est dans l'espoir de réduire ce déséquilibre que le Parlement a adopté, la semaine dernière, un projet d'instrument visant à empêcher les soumissionnaires non européens de répondre aux offres lorsque leur pays d'origine ne le permet pas aux entreprises européennes. Le texte exclut les offres inférieures à 5 millions d'euros, celles représentant moins de le moitié de la valeur totale des biens ou services concernés ainsi que les entreprises des pays moins avancés et de certains pays en développement.

Le texte doit maintenant passer devant les Etats membres. Or un certain nombre de pays, en particulier du nord de l'Europe, "sont plutôt partisans du libre-échange généralisé et du moins de réglementation possible", précise le député européen Henri Weber (S&D, France), membre de la commission du commerce international.

Pour autant, continue M. Weber, "ceux qui sont pour le juste échange plutôt que pour le libre-échange généralisé ont marqué quelques points. Du point de vue de la réciprocité comme du respect des normes internationales non marchandes, techniques et sanitaires, mais aussi sociales et environnementales, définies par les grandes conventions internationales.