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Grippe aviaire

Actualité 31.07.2006

Les Européens bien informés sur les risques

Interrogés sur les risques associés à la grippe aviaire et sur les précautions à observer pour se protéger du virus H5N1, les citoyens des 25 Etats membres apparaissent dans l’ensemble bien informés.
Les Français, les Allemands, les Danois, les Polonais et les Belges sont en tête des citoyens les mieux informés : plus de 80% des Français interrogés, par exemple, ont répondu correctement aux questions concernant les risques de transmission du virus à l’homme et la neutralisation du virus par cuission de la viande de volaille. La plupart de ces pays ont été affectés par la grippe aviaire. Au contraire, c’est au Portugal, en Irlande et en Espagne, tous trois épargnés par l'épidémie, que les personnes interrogées témoignent de la moins bonne connaissance du virus et des risques qui lui sont associés.

Les mesures concrètes adoptées au niveau européen largement connues des citoyens des Etats membres  

Dans l’ensemble, les citoyens de l’Union européenne sont plutôt bien informés des mesures législatives mises en place au niveau européen pour contenir l’épidémie (contrôles à l’importation, compensations financières des exploitations avicoles touchés par l’épidémie, etc.). Le fait qu’un pays ait été affecté par l’épidémie de grippe aviaire ne semble pas préjuger de la bonne connaissance de ces actions législatives par ses citoyens. Les réponses des Français (61% de bonnes réponses aux 5 questions concernant l’action législative de l’Union qui leur ont été posées) se situent dans la moyenne de celles des citoyens des 25 Etats membres (58% de bonnes réponses).

Mieux connues encore, les mesures concrètes de lutte contre l’épidémie (mesures de confinement, abattages systématiques, etc.) mises en œuvre à l’initiative de l’Union européenne (77% de bonnes réponses en moyenne) le sont tout particulièrement des citoyens d’Etats touchés par la grippe aviaire, et tout particulièrement des Français (85% de bonnes réponses).

Pas de panique !

Seulement 1 citoyen de l’Union sur 5 déclare avoir réduit sa consommation de viande de volaille depuis le début de l’épidémie de grippe aviaire. Si les trois Etats dont les citoyens déclarent le plus souvent avoir réduit leur consommation de viande de volaille ont été affectés par l’épidémie, on ne relève pas de corrélation systématique entre l’affection d’un pays et la décision de réduire ou non la consommation : seulement 10% des Français interrogés déclarent ainsi manger moins de volaille depuis l’épidémie. Il ne semble pas exister non plus de corrélation systématique entre la bonne information des citoyens et leur décision de maintenir ou de réduire leur consommation de viande de volaille.

La confiance des Européens pour les autorités de l'Union

A la "question de confiance", 70% des personnes interrogées répondent que les autorités de l'Union européenne ont agi en se préoccupant avant tout de la santé des citoyens de l'Union, sans que l’on détecte de lien récurrent entre le fait que le pays du répondant ait ou non été affecté par l’épidémie de grippe aviaire. 63% des Français interrogés accordent ainsi leur confiance aux autorités de l’UE.

 

Grippe aviaire (pdf - en anglais)

Cet Eurobaromètre spécial fait partie de la vague d’enquête Eurobaromètre 65.2, conduite entre le 27 mars et le 1er mai 2006. Il couvre les 25 Etats membres de l'Union européenne ainsi que les Etats adhérents (Bulgarie et Roumanie) et les Etats candidats (Croatie et Turquie). Dans chaque pays, des échantillons représentatifs de la population âgée de 15 ans et plus de 1 000 personnes et plus ont été interrogés.