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G8 : les dirigeants restent frileux sur le climat

Actualité 10.07.2009

Réunis pendant trois jours à L'Aquila, ville du centre de l'Italie récemment dévastée par un tremblement de terre, les dirigeants de huit des pays parmi les plus puissants du monde (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada et Russie) ont réussi à s'accorder sur nombre de dossiers majeurs, parmi lesquels la poursuite des négociations du cycle de Doha et les politiques monétaires. Mais les négociations sur les mesures de lutte contre le changement climatique ont révélé à nouveau une absence de consensus entre les partenaires.

Un consensus rapide sur les négociations commerciales ...

G5

Le G5, qui n'a rien à voir avec l'ancêtre du G8, regroupe les cinq plus grandes économies émergentes : Chine, Inde, Mexique, Brésil et Afrique du Sud.
Les dirigeants de huit des pays les plus puissants du monde et ceux des pays émergents du G5, auxquels se sont associées pour l'occasion l'Egypte, l'Indonésie et la Corée du Sud, se sont accordés jeudi 8 avril sur la poursuite des négociations commerciales internationales entamées dans le cadre du cycle de Doha.

En effet, ils se sont engagés dans une déclaration commune à conclure les négociations sur la libéralisation du commerce mondial, bloquées depuis de nombreuses années, d'ici 2010.

Les négociations de Doha, engagées en 2001, doivent lever des milliers de droits de douane et réduire les subventions à l'agriculture dans les pays riches. Elles sont bloquées depuis des années par des confrontations Nord-Sud sur les dossiers agricole et industriel.

Les dirigeants ont également affirmer leur volonté d'assurer le maintient de "marchés ouverts et à rejeter toutes mesures protectionnistes".

Les ministres du Commerce des pays membres du G8, du G5 et des pays associés à cette déclaration ont d'ores et déjà prévu de se retrouver avant le sommet du G20 qui se tiendra en septembre à Pittsburgh pour avancer sur ces négociations.

... mais beaucoup plus difficile à trouver sur le climat

Sujet majeur de ce sommet, les négociations sur les mesures de lutte contre le réchauffement climatique n'auront pas réussi à déboucher sur un consensus à L'Aquila.

L'Union européenne, représentée à la fois par les dirigeants français et allemand, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, mais également par le Président de la Commission européenne José Manuel Barroso, attendait beaucoup de ce sommet, en préparation de la conférence de Copenhague qui se tiendra en décembre prochain.

Mais l'annonce dès le mercredi 8 juillet d'un accord des membres du G8 sur la réduction de 50 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici à 2050 n'aura été qu'un effet d'annonce.

En effet, le Forum des principales économies (MEF), qui regroupe les pays du G8 (Etats-Unis, Canada, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie et Russie), du G5 (Chine, Inde, Afrique du Sud, Brésil, Mexique), plus l'Australie, la Corée du Sud et l'Indonésie, a renoncé à s'engager sur un tel objectif de réduction des GES.

Les pays en voie de développement se sont pourtant ralliés à la déclaration du G8 estimant que "l'augmentation de la température moyenne globale ne doit pas excéder 2 °C par rapport au niveau pré-industriel". Cet objectif devrait faire partie de l'accord mondial qui sera négocié à Copenhague.

Mais cet engagement reste faible, la question de la réduction des GES ayant été écartée. Le Secrétaire générale de l'ONU, Ban Ki-moon, a ainsi regretté que les pays membres du G8 n'est pas profité de l'opportunité qui leur était donné d'aller plus loin dans la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Sources

 

Sommet du G8 2009 [en]