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France - Allemagne : les ministres s'accordent sur la Tunisie et l'Albanie

Actualité 25.01.2011

C'est à l'occasion d'une conférence de presse commune que le ministre français des Affaires européennes Laurent Wauquiez et son homologue allemand Werner Hoyer ont annoncé la signature de deux positions franco-allemandes : la première vise à intensifier la coopération de la Tunisie avec l'UE, la seconde à mettre fin à la surenchère de manifestations en Albanie. Les ministres ont également réaffirmé leur opposition à l'entrée précoce de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen.

La phase de "maturité"

Reculée au lundi 25 janvier pour des raisons d'agenda, la journée franco-allemande (qui chaque année célèbre la signature du traité de l'Elysée entre les deux pays en 1963) a vu le ministre en charge des Affaires européennes et secrétaire général pour la coopération franco-allemande Laurent Wauquiez accueillir son homologue allemand Werner Hoyer.

Recevant les journalistes en début d'après-midi, les ministres ont réaffirmé la force de la relation franco-allemande, "hors normes et exceptionnelle" selon les mots de M. Wauquiez, qui repose notamment sur la fréquence de leurs rencontres ou encore la présence dans chaque cabinet d'un diplomate de l'autre pays.

Bien que chacun ait "ses propres intérêts nationaux", la phase de "maturité" qu'a atteint cette relation permet aujourd'hui de dégager des positions d'équilibre favorables aux deux pays, a ajouté ce dernier. M. Hoyer a toutefois rappelé que le nécessaire approfondissement de l'intégration européenne (il n'y a pas d'alternative possible à l'intégration européenne et à l'euro") ne passait pas par un "directoire" franco-allemand.

 

Energie et innovation, Schengen, Tunisie et Albanie

Sans donner plus d'indications, les ministres ont dit s'être accordés sur la préparation du prochain sommet européen du 4 février, consacré principalement à l'énergie et l'innovation, et continuent à discuter sur les modalités de la gouvernance économique de l'UE.

Bien que les critères techniques d'entrée dans l'espace Schengen aient été satisfaits pour la Roumanie et la Bulgarie, les ministres ont jugé que des progrès étaient nécessaires dans d'autres domaines (lutte contre la corruption, lutte contre la criminalité, respect de l'Etat de droit de manière générale), afin d'assurer une "bonne connexion entre l'appareil douanier et l'appareil de justice" notamment. En outre, la base stratégique de données Schengen (Le Système d'information Schengen, un fichier informatique qui contient des données sur des personnes et des objets) ne peut se permettre de tomber dans de mauvaises mains. C'est pourquoi "il n'est pas réaliste de considérer que la Roumanie et la Bulgarie pourront adhérer à l'espace Schengen au cours de la présidence hongroise" [du Conseil de l'UE, qui se termine le 30 juin]. La Finlande a rejoint la semaine dernière la France et l'Allemagne sur cette position.

Enfin, les ministres ont annoncé deux positions diplomatiques communes : l'une afin que la Tunisie puisse accéder à un statut avancé qui intensifie la coopération bilatérale (la négociation sur ce statut s'est accélérée en 2010), l'autre demande la fin d'une surenchère de manifestations en Albanie, candidat potentiel à l'adhésion qui connaît de graves troubles depuis la semaine dernière (la manifestation du 21 janvier a fait 3 morts). Une commission parlementaire va enquêter sur cette situation difficile.

 

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