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Financement de la LGV-Est : un exemple remarquable du soutien de la BEI aux transports ferroviaires

Actualité 08.12.2011

Construire les infrastructures du marché intérieur de l'Union européenne est l'un des objectifs affichés de la Banque européenne d'investissement. Et la signature lundi dernier d'un contrat de financement de 40 millions en faveur de la deuxième phase des travaux de la ligne à grande vitesse (LGV) Est-européenne en est un exemple remarquable. un projet qui permettra, à l’horizon 2016, de réduire les temps de voyage Paris – Strasbourg de 2h20 à 1h50 (gain de 30 minutes) et Luxembourg – Strasbourg de 2h10 à 1h25 (gain de 45 minutes). 

130 millions d'euros au total pour la ligne LGV est-européenne

Lundi 5 décembre était signé par Philippe Richert, ministre chargé des Collectivités Territoriales et président du Conseil Régional d’Alsace, et Philippe de Fontaine Vive Curtaz, vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) un contrat de financement d'un montant de 40 millions d'euros. L'objectif de ce prêt, dont il ne s'agit que de la première tranche et qui s'élèvera au total à 130 millions d'euros d'ici la fin des travaux, est de permettre la réalisation de la deuxième partie de la ligne à grande vitesse Est-européenne.

D’un coût total de 2,1 milliards d’euros, le projet sera financé à hauteur de 236 millions d’euros par les collectivités alsaciennes, dont 95 millions d’euros par la Région Alsace.

Un projet d'envergure qui, dès 2016, permettra de relier la gare TGV Lorraine  (Baudrecourt) à la gare TGV Alsace (Vendenheim) et de réduire les temps de voyage Paris – Strasbourg de 2h20 à 1h50 (gain de 30 minutes) et Luxembourg – Strasbourg de 2h10 à 1h25 (gain de 45 minutes). Des gains de temps dont bénéficieront tous les citoyens, et qui permettra également de rapprocher un peu plus Strasbourg, capitale européenne puisque siège du Parlement européen, de ses voisins européens.

Ce prêt permettra également à la Région Alsace de réaliser des travaux d’aménagements sur le réseau classique au Nord de Strasbourg et "de sécuriser ses sources de financement jusqu'en 2013, dans un contexte européen de raréfaction des financements à long terme" selon la BEI. Il confirme de plus la volonté de la BEI de s'engager en faveur du développement économique en Alsace.

Un engagement renouvelé en faveur des transports collectifs durables

Participer au développement économique des régions d'Europe est un engagement phares pour la BEI, mais cette dernière souhaite également contribuer au développement des transports durables, s'inscrivant ainsi dans les objectifs de l'Union européenne en matière de lutte contre le changement climatique.

Les concours de la BEI en faveur de projets ferroviaires ont atteint 4,1 milliards d’euros en 2010, ce qui représente une progression de 30 % par rapport à 2009 et un peu plus de la moitié de l’ensemble de son activité de prêt à l’appui des réseaux de transport européens l'année dernière.

Et la banque donne un bon exemple de cet engagement ici même, en France. Ainsi, elle a accordé la semaine dernière un prêt important à la ville de Tours (37) pour la construction de son tramway. Elle avait de même accordé son soutien financier à la construction de la première tranche de la LGV Est-européenne.

En France, elle est le premier premier investisseur dans le secteur des transports collectifs durables. Elle a ainsi accompagné huit régions françaises dans leur projet de rénovation de leur réseau ferré et financé 25 tramways sur l’ensemble du territoire français. Les lignes à grande vitesse (LGV) sont au cœur de son action : en 2011, la BEI a financé la LGV Sud Europe Atlantique à hauteur de 1,2 milliard d’euros et la LGV Bretagne Pays de la Loire à hauteur de 552 millions d’euros.

Sur la dernière décennie, les financements de la BEI en matière de transport urbain atteignent plus de 4 milliards d’euros en France et 23,7 milliards dans l’Union européenne.


 

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