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Fact-checking : le programme européen d'Emmanuel Macron analysé par la presse française

Actualité 30.03.2017

A l'approche du premier tour de l'élection présidentielle française, qui se tiendra le 23 avril, les propositions des différents candidats s'accumulent. S'agissant des questions européennes, pour y voir plus clair, Toute l'Europe recense l'ensemble du fact-checking réalisé par la presse française.

 

Ici, Emmanuel Macron, candidat d'En marche !

Emmanuel Macron

Election présidentielle 2017 : quelle place pour l'Europe ?

Citoyenneté

     La mesure : "Lancer des conventions démocratiques partout en Europe pour redonner confiance en l'Europe", lors d'un discours à Strasbourg le 4 octobre 2016

  • Ne ferait pas sortir du "carcan national" pour Le Taurillon. Avec 27 conventions différentes, le débat ne serait pas européen. "L'entre-soi ne peut pas faire naître un projet commun".

Economie

     La mesure : "Interdire les transferts vers les pays pratiquant le dumping social" (La Tribune)

  • "Enterrerait le projet de budget de la zone euro" pour La Tribune. Car des pays comme les Pays-Bas, Malte, l'Irlande ou le Luxembourg le refuserait pour cette raison.

Consultez également notre recensement des fact-checkings concernant :

- François Fillon
- Benoît Hamon
- Marine Le Pen
- Jean-Luc Mélenchon

     La mesure : Programme économique dans son ensemble

  • "Un copier-coller des recommandations européennes" pour Mediapart.

     La mesure : "Réduire les dépenses publiques de 60 milliards d'euros" (L'Opinion)

  • "Demandant encore à être étayé" pour L'Opinion. Et probablement insuffisant pour "ramener le taux de dépenses publiques dans la moyenne européenne".

     La mesure : Créer un Buy European Act "permettant de réserver l’accès aux marchés publics européens aux entreprises qui localisent au moins la moitié de leur production en Europe"

  • "Difficile à appliquer" selon Contexte. "L'idée existe depuis longtemps, mais n'a jamais pu aboutir. En 2012, la Commission européenne avait proposé de n'ouvrir les marchés publics qu'aux entreprises étrangères dont les pays avaient aussi ouvert les leurs. Les Etats n'ont jamais réussi à se mettre d'accord. Dans le contexte actuel où la réciprocité des échanges est réclamée par les électeurs, la discussion pourrait s'ouvrir de nouveau, mais restera difficile, avec des pays d'Europe du Nord toujours réticents à limiter le libre-échange".

Emploi & Social

     La mesure : "Limiter à un an la durée autorisée de séjour d’un travailleur détaché dans notre pays"

  • "Réaliste", selon Contexte. "Plausible dans le cadre des négociations en cours sur la révision de la directive de 1996 relative au détachement des travailleurs".

     La déclaration : "Il y a plus de 300 000 Français qui sont travailleurs détachés"

  • Plutôt faux selon Le Figaro. "Le candidat d'En marche ! a choisi l'estimation la plus haute. La moyenne des estimations, la plus souvent retenue, est d'environ 200 000. Ainsi, en 2011, la France a détaché officiellement 169 029 travailleurs selon la Direction générale du travail. Mais un rapport du Sénat estimait quant à lui qu'environ 300 000 travailleurs français étaient détachés à l'étranger en 2011, dont 170 000 au sein de l'Union européenne".



Pour découvrir l'ensemble de notre couverture des enjeux européens de l'élection présidentielle française, consultez également notre dossier spécial

Institutions

     La mesure : "Création d'un budget de la zone euro, d'un poste de ministre de l'Economie et des Finances et d'un Parlement regroupant des élus des Etats membres" (La Tribune)

  • "Logique", mais difficile à mettre en oeuvre pour La Tribune. L'annonce "donne l'impression [qu'il] sera capable de changer à lui seul l'Europe". De plus "le gouvernement allemand rejette toute avancée fédérale et toute mise en commun des risques en zone euro", que suggèrerait la création d'un budget commun de la zone euro. Le Pacte budgétaire "convient fort bien à l'Allemagne et elle n'a aucune raison de vouloir le changer".

     La mesure : Mettre en place "des listes européennes pour élire les 73 eurodéputés correspondant aux sièges britanniques au Parlement européen" après le Brexit

  • "Difficile à appliquer", selon Contexte. "L'idée n'est pas nouvelle : faire élire une partie du Parlement européen par l'ensemble des citoyens, et non pas sur une base nationale. Toutefois, pour y arriver, il faudrait changer les traités, ou tout du moins, trouver une astuce juridique pour lier les 73 élus britanniques à une circonscription électorale pan-européenne".

Règles budgétaires

      La mesure : "Respecter les 3% de déficit"

  • "Raisonnable et faisable" pour Slate, même si cela pourrait "manquer de flamme" et que cela ne "va pas dans le sens du vent".
  • Une stratégie qui "a de grandes faiblesses" pour La Tribune, même si elle serait de nature à rassurer l'Allemagne pour ensuite l'inciter à accroître la solidarité financières dans la zone euro. Car Berlin serait susceptible d'en "demander toujours plus", sans compter que c'est dès aujourd'hui que "la zone euro a besoin d'une solidarité interne et d'une politique de relance".
  • Un "message de sérieux budgétaire" pour L'Opinion.

     La mesure : "Transformer le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi en allègement de charges pérenne de 6 points" (Les Echos)

  • Un "pari" pour Les Echos. Cela pourrait "entraîner des frictions avec Bruxelles", dans la mesure où cela "impliquerait de payer deux fois l'année de la réforme (la baisse de charges et le crédit d'impôt au titre des créances accumulées par les entreprises les années précédentes). Cela représenterait un coût de 20 milliards d'euros susceptible de faire repasser la France au-dessus des 3% de déficit.