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Européennes 2019 : en France, 50,12 % de participation, mieux qu'en 2014

Actualité 27.05.2019 Justine Daniel (mise à jour : 13h)

Alors qu'en 2014, seuls 42,43 % des Français inscrits sur les listes électorales s'étaient rendus aux urnes pour choisir leurs eurodéputés, le taux de participation a été supérieur à 50 % pour le scrutin de 2019. Qu'en est-il des scrutins précédents ? Le 26 mai 2019, comment la participation a-t-elle évolué tout au long de la journée ?

La participation aux élections européennes décroit en France depuis 1979 - Crédits : bizoo_n / iStock

La participation aux élections européennes décroit en France depuis 1979 - Crédits : bizoo_n / iStock

En moyenne dans l'Union européenne, la participation aux élections européennes a systématiquement diminué depuis la première élection du Parlement européen au suffrage universel direct en 1979.

Paradoxalement, depuis l'Acte unique européen (1986), les pouvoirs attribués au Parlement européen vont grandissant. En 2007 avec le traité de Lisbonne, cette institution obtient un rôle de co-législateur avec le Conseil de l'UE (réunions des ministres par champs de compétence) pour la quasi-totalité des textes discutés au niveau de l'UE.

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En France, la participation a suivi une tendance presque similaire à la moyenne européenne. En 1979, 61 % des Français inscrits sur les listes électorales se sont ainsi rendus aux urnes contre 62 % des électeurs européens.

Dès le scrutin suivant, en 1984, le taux de participation français commence déjà à s'étioler et atteint 57 %. Après une remontée entre 1989 et 1994 (de 49 à 53 %), les Français se rendant aux urnes pour élire leurs eurodéputés ne représentaient plus, en 1999, que 47 % des inscrits.

Le taux de participation se fixe ensuite à peine au-dessus de la barre des 40% : 42 % en 2004, 41% en 2009, et à nouveau 42% en 2014.

 

Une forte abstention ces dernières années, donc, notamment alimentée par la participation particulièrement faible des jeunes. En 2014, les moins de 35 ans étaient seulement 27 % à s'être rendus aux urnes, selon des estimations. Ils étaient 29 % en 2009.

S'agissant du scrutin de dimanche 26 mai 2019, le sondage Euro-rolling réalisé quotidiennement par l'institut Ifop prévoyait, au vendredi 24 mai, une participation à 46,5 %. Pourtant, la participation a finalement déjoué les sondage puisqu'elle a dépassé 50 %, atteignant très exactement 50,12 % selon le ministère de l'Intérieur.

 

La participation à 12h, 17h et 20h depuis 2004

Dimanche 26 mai 2019, la participation a ainsi été bien supérieure aux chiffres de 2014, tout au long de la journée.

Le taux de participation à midi pour la France métropolitaine était de 19,26 %. Un chiffre en nette hausse par rapport au scrutin précédent où il atteignait 15,70 %, soit 3,5 points de moins. Il s'agit par ailleurs du taux de participation à midi le plus élevé depuis 1979.

Le ministère de l'Intérieur a également publié les taux de participation à midi dans chaque département. C'est en Indre que le taux de participation était le plus important (26 %) suivi par les Alpes-de-Haute-Provence (25,32 %), la Corrèze (25,23 %) et la Dordogne (25,06 %). Et parmi les départements où le taux de participation était le plus faible à midi, on trouvait Paris (11,35 %), la Seine-Saint-Denis (11,4 %), les Hauts-de-Seine (12,26 %) et les Alpes Maritimes (13,58 %).

A 17h, le taux de participation a atteint 43,29 %. Ce taux était également en nette hausse par rapport à 2014 où il s'était établi à 35,07 % soit 8,2 points de moins. Lors des scrutins de 2009 et 2004, le taux de participation à 17h était légèrement supérieur à 33 %, selon les données du ministère de l'Intérieur.

Le 27 mai, en fin de matinée, le ministère de l'Intérieur estimait la participation à 50,12 %.