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Eurogroupe : vers une sortie de crise pour la Grèce ?

Actualité 14.03.2010

Les ministres des Finances des Etats membres de la zone euro se réuniront ce lundi à Bruxelles. Au programme de leurs discussions notamment l'aide financière qui pourrait être accordée à la Grèce afin de protéger la zone euro. Si des pistes sont évoquées depuis la fin de la semaine dernière, certains pays continuent de s'y opposer, la France et l'Allemagne en tête.

Aider la Grèce pour protéger la zone euro

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C'est, en pourcentage, la part de la population grecque qui considère que le plan d'austérité de 4,8 milliards d'euros annoncé par le gouvernement de M. Papandréou est un pas en avant, et ce malgré les manifestations qu'il a déclenchées.

Si la question de l'aide financière à la Grèce se pose depuis le début de la crise c'est que le déficit public d'un Etat membre de la zone euro risque de mettre en danger l'ensemble des membres par un effet de contagion.

 

Mais une aide financière implique un changement de règles au sein de la zone euro. Selon les règles de l'UE, ni l'UE en tant que telle, ni les Etats membres à titre individuel ne peuvent assumer les dettes d'un autre pays.

 

La Grèce espère ramener son déficit budgétaire à 8,7% du PIB cette année, contre 12,7% en 2009, soit une baisse de quatre points de pourcentage. Parmi les mesures envisagées pour soutenir la Grèce figurent des prêts bilatéraux et des garanties de prêts, a-t-on appris ce week-end auprès de l'UE.

 

De nombreux pays s'opposent cependant aussi bien à une aide européenne à la Grèce qu'à un recours au Fonds monétaire internationale (FMI). Pourtant, depuis quelques jours, l'idée d'une aide financière de la zone euro à l'un de ses membres, et la création d'un Fonds monétaire européen semblent faire de plus en plus leur chemin.

 

Préalable à l'obtention de toute aide, la preuve qui devra être apportée par la Grèce elle-même qu'elle a pris des mesures nécessaires à mettre en ordre ses finances publiques. C'est dans ce but que le gouvernement d'Athènes a pris un plan d'austérité drastique pour remettre à flot son économie et répondre aux inquiétudes des marchés.

 

Mais ce plan se montre insuffisant et la Grèce cherche aujourd'hui à obtenir de l'aide de ces alliés de la zone euro.

 

La France et l'Allemagne toujours réticentes 

L'inscription à l'ordre du jour de l'Eurogroupe d'un débat sur l'aide financière à la Grèce a suscité de nombreuses réactions, en premier lieu des deux puissants de la zone euro : la France et l'Allemagne.

 

En effet, depuis le début de la crise grecque, l'Allemagne, première puissance économique européenne, fait la sourde oreille à toute proposition de sauvetage.

 

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, fervent défenseur de la création d'un Fonds monétaire européen pour aider les pays de la zone euro en situation de faillite, considère ainsi qu'un tel fonds ne pourrait pas résoudre les problèmes de la Grèce.

 

De même, la ministre française de l'Economie Christine Lagarde affirme qu'aucun montant chiffré ne sera annoncé lundi à la réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles. Pourtant, même si certains affirment que, si les ministres pourraient s'accorder sur le principe d'une aide dès le 15 mars aucun chiffre ne devrait être annoncé, certaines rumeurs vont dans le sens inverse.

 

L'édition du 13 mars du quotidien britannique The Guardian cite ainsi le chiffe de 25 milliards d'euros. Réponse au plus tard lundi soir.