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Etat de l'Union : quels enjeux à 8 mois des élections européennes ?

Vidéo 12.09.2018 Jules Lastennet et Christophe Préault

[Vidéo] A l'occasion du discours sur l'état de l'Union, prononcé mercredi 12 septembre par Jean-Claude Juncker, Toute l'Europe donne la parole à deux eurodéputés sur la situation politique de l'Europe à huit mois des prochaines élections européennes.

Jean-Claude Juncker a prononcé, mercredi 12 septembre, le traditionnel discours sur l'état de l'Union. Un moment politique important alors que les prochaines élections européennes auront lieu dans huit mois, en mai 2019. Et alors que l'UE souffre à l'heure actuelle de la montée continue des populismes et des nationalismes, ainsi que de ses divisions en matière de gestion des flux migratoires.

Présent au Parlement européen de Strasbourg, Toute l'Europe reçoit sur son plateau deux eurodéputés pour faire le point sur l'état de santé de l'Union européenne : la socialiste portugaise Maria Joao Rodrigues et le porte-parole de la délégation des Républicains Philippe Juvin.

Pour les deux parlementaires, il ne fait aucun doute que "l'Union ne va pas bien". Nous sommes encore dans l'attente de "vraies solutions européennes et nationales" dans un grand nombre de domaines allant de l'immigration à la lutte contre le changement climatique en passant par le marché unique du numérique.

A cet égard, la "transition énergétique", "la révolution numérique", "l'accès à la protection sociale", la réponse aux "barrières commerciales" imposées par les Etats-Unis, ou encore les infrastructures pour les transports verts devront faire partie des priorités des institutions européennes d'ici aux élections de mai prochain, estiment Maria Joao Rodrigues et Philippe Juvin.

Et si les deux élus européens diffèrent sur les questions budgétaires, Mme Rodrigues souhaitant contrairement à M. Juvin qu'un accord sur le cadre financier pluriannuel 2021-2027 puisse être trouvé avant le scrutin, ils partagent tous la volonté de ne pas résumer les débats électoraux à un affrontement sans nuance entre progressistes et europhobes. "Le monde n'est pas partagé entre gentils et méchants", a ainsi fait valoir l'eurodéputé LR. Il est nécessaire de "calmer le jeu" et de porter des réponses "organisées" avec "confiance", a pour sa part déclaré la vice-présidente des socialistes et démocrates au Parlement européen.