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Education, travail, mobilité... les attentes des jeunes révélées par une étude

Actualité 13.05.2011

La jeunesse européenne bouge : un peu, beaucoup, passionnément à la folie... ou pas du tout ? La nouvelle enquête "Eurobaromètre" commandée par la Commission Européenne dans le cadre de son programme "Jeunesse en mouvement", et rendue public ce vendredi, a été conduite par téléphone dans 31 pays européens. L'enquête a pour but de mettre en avant la mobilité des jeunes en Europe et leur appréhension du travail. 

Du 15 au 21 mai a lieu dans les 33 pays européens participant au programme "Jeunesse en action" la Semaine européenne de la jeunesse.

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L'enquête publiée vendredi 13 mai met en évidence la proportion de jeunes qui ont été à l'étranger pour l'apprentissage ou la formation, et ce qu'ils considèrent comme étant les principaux avantages de cette formation. Elle dévoiler également un aperçu de la façon dont beaucoup de jeunes aimeraient lancer leur propre entreprise, leur implication dans les sports ou les clubs de jeunes, ainsi qu'à des activités bénévoles et internationales.

Concernant l'éducation, l'Eurobaromètre montre que l'enseignement professionnel est attractif pour les jeunes. Cette proportion monte jusqu'à 95% chez les jeunes allemands et autrichiens et 93% des finlandais interrogés. Les principales raisons invoquées sont pour 59% la possibilité d'améliorer leurs opportunités de travail. Cependant, les études supérieures sont tout aussi attractives. 53% des jeunes interrogés déclarent que cet enseignement peut améliorer leurs opportunités et 46% leur salaire. Seuls la France, la Grèce, la Lituanie et l'Italie pensent, à 32-38%, que c'est une mauvaise solution.

L'enquête s'est également penchée sur la mobilité des jeunes en Europe. Ainsi, seulement 14% des jeunes interrogés sont restés à l'étranger pendant leurs études. Ce chiffre baisse jusqu'à 3% en Turquie et monte jusqu'à 40% pour Chypre et le Luxembourg. Les trois principales raisons pour ce manque de mobilité sont un manque d'intérêt, de fonds nécessaires ou des obligations familiales. D'ailleurs 65% des personnes interrogées sont parties sur des fonds privés ou des économies contre 15% sur des bourses européennes. Les bénéfices de ce genre d'aventure européenne sont à 57% l'apprentissage d'une langue étrangère et pour 4 jeunes sur 10 l'ouverture sur une autre culture.

Cependant, plus de la moitié des jeunes en Europe (53 %) affirment qu’ils sont prêts à travailler dans un autre pays européen ou aimeraient le faire. Ils sont un peu plus nombreux à l’envisager pour une période de temps limitée (28 %) que pour une longue période (25 %). Les jeunes hommes (56 %) sont plus disposés à travailler à l’étranger que les jeunes femmes (49 %) et les personnes entre 15 et 19 ans (63 %) plus que celles entre 30 et 35 ans (42 %). Les jeunes ayant un diplôme de l’enseignement supérieur sont aussi plus enclins à vivre à l’étranger que ceux issus du premier cycle de l’enseignement secondaire (55 % contre 33 %). Le fait que plus de la moitié des jeunes sont prêts à travailler à l’étranger est une bonne nouvelle pour le marché du travail européen, la mobilité professionnelle n’étant que de 3 % à l’heure actuelle dans l’Union.

Enfin, 43 % des jeunes européens affirment qu’ils aimeraient un jour créer leur propre entreprise (dont 50% des 15 à 19 ans, et beaucoup chez ceux disposant d'une qualification de l'enseignement supérieur ou professionnelle), et 42 % que cela ne les intéresse pas. 6 % des personnes interrogées ont indiqué qu’elles avaient déjà créé leur entreprise. Les jeunes Bulgares se révèlent les plus désireux de créer leur entreprise (74 %), au contraire des jeunes Italiens (27 %). 1 personne sur 7 considère que c’est trop risqué et 13 % estiment que c’est trop compliqué.



La Commission organise beaucoup d'enquêtes comme celle-ci chaque année, précise Finn Denstad, expert jeunesse à la Commission Européenne, qui ajoute : "De tels résultats ne mèneront pas à une révision forte de la stratégie de 2020 de l'Europe".

 

En savoir plus

L'intégralité de l'enquête - Commission européenne

 

Articlé rédigé en collaboration avec Lucie Crisa, journaliste