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Discours de Nicolas Sarkozy à Nîmes sur le thème de la France et l’Europe

Actualité 06.05.2009

C'est hier à Nîmes, à l'occasion d'une "réunion républicaine", que Nicolas Sarkozy a donné le coup d'envoi de la campagne UMP pour les élections européennes du 7 juin prochain. L'occasion pour le chef de l'Etat de revenir sur le bilan de sa présidence européenne qu'il a qualifié de "succès", mais également de défendre "une autre Europe", celle qui "protège".

Le Président a ainsi rappelé son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne, affirmant que "pour que l'Europe veuille, il faut qu'elle cesse de se diluer dans un élargissement sans fin".

Le chef de l'Etat a également défendu l'idée d'une "gouvernance économique européenne" et s'est prononcé en faveur d'une "véritable politique de l'énergie". Enfin, concernant la régulation financière, le chef de l'Etat a exprimé son souhait de voir l'Europe se doter d'un "comité de régulateurs bancaires avec un vrai pouvoir de sanction". Des propositions grâce auxquelles l'UMP espère obtenir un meilleur résultat électoral qu'aux européennes de 2004.

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Discours de M. le président de la République - Réunion républicaine à Nîmes (Gard) sur le thème de la France et l’Europe

Françaises, Français,
Mes Chers Amis,

Je ne suis pas venu ce soir vous parler de bilan. Le moment viendra au terme des cinq années du mandat que vous m'avez confié de juger ce qui aura été accompli. Aujourd'hui l'heure n'est pas aux bilans. L'heure est à l'action.

Alors que la crise économique est en train de changer le monde.
Alors que des difficultés de toutes sortes rendent la vie de chacun plus dure, alors que le présent est si lourd, nous devons nous tourner vers l'avenir.

Nous avons le choix d’être le jouet des évènements ou d’être les acteurs de notre propre histoire. Ou nous nous battons pour les valeurs qui sont les nôtres, pour le modèle de société que nous voulons, pour la croissance dont nous avons besoin ; ou ce sont les autres qui nous imposeront leurs valeurs, leur modèle de société, leurs choix économiques.


Se tourner vers l'avenir ce n'est pas attendre les bras croisés que la crise s'arrête et que la croissance reparte toute seule. On sait que la crise s'achèvera un jour. Mais nul ne peut prévoir à partir de quand les choses iront mieux. Nul ne peut prévoir quand l'économie se remettra à créer des emplois, quand les bilans bancaires seront assainis, quand la confiance reviendra.

Le travail des responsables politiques n'est pas de prévoir ce que tous les experts du monde ne savent pas prévoir.

Le travail des responsables politiques n'est pas de prévoir le calendrier de la reprise. Ce n'est pas ce que les Français attendent d'eux.

Le travail des responsables politiques c'est d'agir pour que les effets de la crise soient les moins douloureux possibles, pour que les sacrifices soient le plus équitablement répartis, pour que la reprise intervienne le plus tôt possible, qu'elle soit la plus forte possible, pour que la France soit en position de tirer le meilleur profit de la reprise mondiale lorsqu’elle interviendra. Le rôle des responsables politiques c’est de travailler jour après jour à lever tous les obstacles à la croissance, à corriger tous les défauts qui empêchent notre pays de tirer le meilleur parti de ses ressources, du courage et de l’intelligence des Français.

Voilà ce que l’on attend des responsables politiques. [...] Lire la suite


Source

Présidence de la République française