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Dépistage du cancer : l'Europe doit mieux faire

Actualité 23.01.2009

 

La Commission européenne estime que, pour honorer leurs engagements pris en 2003, les États membres devraient réaliser au minimum deux fois plus de dépistages du cancer, soit 125 millions d'examens par an.

 

Le cancer en chiffres

Chez les femmes, le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus et le cancer colorectal sont responsables de 32 % des décès liés au cancer.

Chez les hommes, le cancer colorectal représente 11 % des décès dus à cette maladie.

Réunis en Conseil des Ministres le 2 décembre 2003, les Etats membres s'étaient engagés à renforcer le dépistage du cancer du sein, du cancer du col de l'utérus et du cancer colorectal.


Concrètement, cela impliquait l'augmentation du nombre d'examens et surtout la mise en place de programmes de dépistage systématique.

 

Le dépistage systématique à la traîne

Plus de cinq ans plus tard, le premier rapport de la Commission européenne consacré aux mesures de dépistage mises en œuvre dans les Etats membres de l'UE offre un bilan mitigé. En effet :


  • "moins de la moitié du nombre minimal d’examens recommandé" sont réalisés chaque année,
  • seuls 22 Etats membres appliquent ou établissent des programmes de dépistage systématique du cancer du sein. Pour le cancer du col de l'utérus, il n'y en a plus que 15, et seulement 12 pour le cancer colorectal,
  • de plus, seulement 41 % des examens s’effectuent dans le cadre de programmes de dépistage systématique.

"Octobre rose, c'esdt quoi ?"

Le mois d'octobre est devenu à travers le monde le rendez-vous d'une campagne de mobilisation pour la lutte contre le cancer du sein.

Retour sur la campagne 2008, "Cancer du sein, faites-vous dépister !" au Parlement européen de Bruxelles

 

Or, la Commission européenne le rappelle dans son rapport, le cancer est la deuxième cause de mortalité dans l’Union européenne. De plus, avec le vieillissement de la population, le nombre de décès dus au cancer risque d’augmenter dans les années à venir. Il faut donc renforcer les mesures préventives telles que le dépistage pour réduire le nombre de victimes.

 

 

La Commissaire européenne à la santé, Androulla Vassiliou, enfonce le clou en soulignant qu'"En ces temps d’incertitude financière (…) Les investissements dans les programmes de dépistage du cancer seront payants à long terme, la prévention constituant la manière la plus efficace et la moins coûteuse de réduire au minimum l’influence du cancer en Europe."

 

Vers un partenariat européen des acteurs concernés ?

La Commission européenne entend bien jouer un rôle d'aiguillon pour pousser les Etats membres à s'investir davantage dans les actions de prévention du cancer. Elle a ainsi défini des priorités d'action au niveau européen :

 

  • l'information en matière de santé, la collecte et l’analyse de données comparables,
  • la prévention primaire,
  • la détermination et la promotion des bonnes pratiques en matière de soins de santé relatifs au cancer,
  • les priorités pour la recherche contre le cancer.

 

Surtout, la Commission souhaite mettre en place en 2009 "un partenariat européen pour la lutte contre le cancer" élargi à des "intervenants compétents dans toute l'Union européenne, afin de réfléchir de manière collective au problème du cancer". Une manière de faire comprendre aux Etats membres que l'inaction n'est pas une option !

 

 

En savoir plus

Rapport de la Commission européenne sur la mise en oeuvre de la recommandation du Conseil relative au dépistage du cancer (22/12/08) - Europa

Recommandation du Conseil relative au dépistage du cancer (02/12/03) - Europa

L'Europe de la santé - Touteleurope

Campagne européenne de lutte contre le cancer du sein -Touteleurope