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Corinne Lepage : "On oublie trop souvent le volet social lorsqu'on parle de développement durable"

Actualité 27.04.2009

Fondatrice et présidente du parti Citoyenneté Action Participation pour le XXIe siècle (CAP 21) , co-fondatrice et vice-présidente du Mouvement démocrate de François Bayrou, Corinne Lepage se présente sous cette étiquette aux élections européennes qui auront lieu le 7 juin prochain, dans la circonscription Nord-Ouest. Pour Touteleurope.fr, elle revient sur les raisons de sa candidature, les axes de sa campagne, sa position sur la Turquie ou encore sur l'avenir institutionnel de l'Union européenne.

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"Remettre le social au coeur du projet européen"

Internet au coeur de la campagne



"Internaute convaincue" selon ses propres mots, Corinne Lepage a développé pour sa campagne un site Internet spécifique, mais utilise également Netvibes, Flickr ou encore Twitter.
Ancienne ministre de l'Environnement, Corinne Lepage a choisi de briguer un mandat européen parce qu'elle pense "que c'est au niveau européen que l'essentiel de notre avenir se joue aujourd'hui".

Elle explique qu'elle n'a en effet pas souhaité se présenter aux élections législatives nationales de 2008 car "le Parlement français, dès lors que l'on est dans l'opposition, est réduit à bien peu de choses", et que "européenne convaincue", elle a eu envie de se "présenter devant [ses] concitoyens pour les représenter au Parlement européen".

Ayant rejoint les listes du MoDem, dirigé par François Bayrou, Corinne Lepage mène donc une campagne "qui est celle du MoDem avec une petite touche particulière". Elle reprend ainsi les grands axes du parti démocrate français sur "la défense des libertés publiques, les propositions économiques d'harmonisation fiscale, de grand emprunt européen, de renforcement, des politiques européennes" majeures.

La tête de liste dans le Nord-Ouest y "ajoute une vraie évolution soutenable au niveau européen avec deux volets : le volet environnemental mais aussi le volet social".

Corinne Lepage considère en effet que "on peut avoir des politiques environnementales géniale si on met les gens à la porte comme on le voit aujourd'hui vous comprendrez bien que cela n'a rien à voir avec le développement durable !". Elle défend donc "un rapprochement des politiques sociales en Europe, avec une harmonisation par le haut, et pas par le bas".

"Je suis totalement opposée à la poursuite de l'élargissement à la Turquie"

Sur la question de la poursuite de l'élargissement de l'Union européenne,  notamment à la Turquie, la position de Corinne Lepage est claire : "J'y suis totalement opposée ! Et je ne vais pas changer d'avis sur ce point là".

Elle précise en effet "je ne suis pas pour intégrer la Turquie dans l'Europe pour la simple et bonne raison que la Turquie, même si on la présente toujours comme un Etat laïc, est en réalité un Etat qui a de plus en plus mal à sa laïcité".

Or, "dans la mesure où intégrer la Turquie signifierait, sur tous les sujets de la vie quotidienne dont s'occupe l'Europe, donner à un pays extrêmement important sur le plan démographique un poids essentiel en Europe, je pense que ce serait contre-productif".

Corinne Lepage précise en revanche qu'elle est favorable à "une politique de rapprochement avec la Turquie, pour développer les échanges économiques, culturels, pour faire en sorte que cette gestion de la laïcité, que nous avons en France et qu'un certain nombre de pays européens commencent à regarder avec de plus en plus d'intérêt, puisse renforcer les tenants de la laïcité en Turquie".

"Il faut travailler en Europe par cercles concentriques"

Sur la question de l'avenir institutionnel de l'Union européenne, Corinne Lepage note que "il y a des pays [européens] qui sur des sujets veulent avancer plus vite que les autres. L'Europe progresse par des dynamiques. Il faut que ceux qui veulent s'inscrire dans une dynamique, monétaire, environnementale, sociale, puissent le faire".

Corinne Lepage considère ainsi que, si les Européens arrivent à sortir de l'impasse du traité de Lisbonne, il faudra "trouver des pays qui jouent le rôle de moteur et que les institutions européennes leur permettent de le faire".

Elle cite ainsi l'exemple du modèle social nordique, précisant que "nous Français avons tout à gagner à travailler avec les pays du Nord [de l'Europe] pour une Europe sociale plus vigoureuse".

 

 

En savoir plus

Site de la campagne du MoDem pour le Nord-Ouest
Dossiers Elections européennes 2009
Infographie Elections européennes 2009