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Conseil européen : un arrière-goût amer

Actualité 24.06.2007

Un éditorial de l'European Policy Centre revient sur la façon dont se sont déroulées les négociations lors du Conseil européen et ce qu'il en est ressorti. Le think tank bruxellois reconnaît que, malgré les concessions faites aux "minimalistes", les réformes institutionnelles décidées rendront l'Union plus efficace. Cependant, il ne peut s'empêcher de relever l"arrière goût amer" laissé par le Conseil.


L'EPC s'attarde sur les rebondissements qui ont animé les débats entre la Pologne et ses partenaires sur le vote à la majorité qualifiée, en se demandant si toutes ces tractations ont servi à quelque chose. C'est le cas, dans le sens où elles ont montré la détermination de la présidence allemande et ont permis à de nouveaux acteurs de faire leur apparition dans la négociation entre Berlin et Varsovie afin d'éviter une dispute qui aurait pu être fatale. Mais ces discussions ont aussi démontré à quel point les querelles pouvaient être "amères et bien établies" entre les partenaires européens.


L'accord est donc une victoire pour pratiquement tous les participants qui peuvent chacun se prévaloir d'avoir obtenu gain de cause sur certaines de leur revendications. De plus, l'Union y gagne un mode de fonctionnement beaucoup plus satisfaisant, qui prendra bien effet en 2009, et non en 2017. Il revient à déterminer de quelle façon les nouveaux rapports de force qui sont nés entre les Etats influenceront les prochaines négociations, notamment à propos de la révision du budget européen.


L'EPC se penche également sur les attitudes et les positionnements des principaux acteurs. Il salue, entre autres, le rôle d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy, ce dernier ayant "délivré une performance impressionnante, en terme d'image publique".

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"A Midsummer Night's Treaty", European Policy Centre, juin 2007