Derniers articles publiés

Chronologie: L'Espagne et la crise

Synthèse 17.09.2013
Chronologie Espagne

2007

Le Gouvernement de Zapatero vote la mise en place des "chèques bébé" de 2500 euros pour chaque naissance ou adoption ainsi qu’une remise fiscale de 400 euros pour tout contribuable.

2008 

L’Espagne entre officiellement en récession (3ème trimestre) suite à l’explosion de la bulle immobilière qui s’était développée pendant la décennie 2000.

27 Novembre : Le gouvernement de Zapatero annonce un plan de relance de 11 milliards d'euros pour dynamiser l'économie en 2009 et 2010. L´essentiel de l'enveloppe (8 milliards d'euros) est destiné à financer des travaux publics et 800 millions d'euros seront injectés dans l'industrie automobile.

Situation économique de l´Espagne en 2009

déficit public : 11,2%
dette publique :
53,2%
taux de chômage : 19,3%
taux de chômage des jeunes : 37,8%
croissance du PIB : -3,7%

2009 

19 janvier : L'agence de notation internationale Standard & Poor's (S&P) baisse la note de l'Espagne de "AAA", note maximale, à "AA+", en raison d´une faiblesse structurelle de l'économie espagnole qui est incompatible avec la note AAA.

2010 

Janvier : Zapatero annonce les premières mesures d’austérité sous la forme d’une baisse de 50 milliards d'euros des dépenses publiques sur trois ans.

Avril : L'austérité fait son entrée à l’ordre du jour du gouvernement Zapatero qui annonce une baisse de 5% du salaire des fonctionnaires, un gel des pensions, une suppression des chèques bébé, uune hausse de la TVA de 16 à 18%, un arrêt net de tous les grands chantiers publics et une réduction des dépenses. Le tout devant permettre une économie de 15 milliards d’euros.

Situation économique de l´Espagne en 2010

déficit public : 9,7% 
dette publique : 61,5%

taux de chômage : 20,2% 
taux de chômage des jeunes : 41,6%
croissance du PIB : -0,3%

4 mai : L'Espagne entre officiellement dans la crise et doit démentir les rumeurs d’assistance financière.

16 juin : Le gouvernement espagnol adopte une réforme du marché du travail. Le texte comprend des avantages fiscaux pour les entreprises embauchant des jeunes et limite le recours aux contrats temporaires dans les entreprises.

29 septembre : Grève générale dans toute l'Espagne après un appel lancé par les deux principaux syndicats. Cette grève générale, la première depuis l'arrivée au pouvoir de Zapatero, a lieu en réponse à la réforme du marché du travail engagée par le gouvernement pour réduire le déficit budgétaire.

2011

27 janvier : Le gouvernement socialiste de Zapatero, le patronat et les deux principaux syndicats trouvent un accord pour une réforme des retraites. L'âge légal du départ sera repoussé de 65 à 67 ans, mais les salariés qui ont cotisé 38 ans et demi pourront partir dès 65 ans avec une retraite pleine.

Situation économique de l´Espagne en 2011

déficit public :
9,4%  
dette publique : 69,3%
taux de chômage : 22,6%
taux de chômage des jeunes : 46,4%
croissance du PIB : 0,4%

15 mai : Le Mouvement Los Indignados (les indignés) aussi nommé Movimiento 15-M (Mouvement 15 Mai) nait à travers un appel à manifester dans 58 villes espagnoles le 15 mai 2011 contre la corruption des élites politiques et la politique d'austérité. Les manifestants occupent dès lors la place Puerta del Sol à Madrid et y installent leur campement jusqu’au 12 juin 2011. Le mouvement inspire d’autres mobilisations, parmi eux le mouvement Occupy aux États-Unis.

Juillet : Zapatero annonce des élections législatives anticipées pour Novembre 2011.

20 novembre : Victoire du Parti Populaire de Mariano Rajoy aux élections législatives avec 44,62% des voix.

Décembre : Rajoy annonce 16,5 milliards d'euros de coupes dans le budget 2012 pour l'ensemble des administrations publiques puis un plan d'économies de 8,9 milliards d'euros supplémentaires.

2012 

10 février : Le Gouvernement espagnol adopte une profonde réforme du marché du travail visant à réduire la dualité du marché du travail. Cela se traduit par une diminution des indemnités de licenciement pour les travailleurs en contrat permanent, qui dans les faits passe de 45 jours de salaire par année travaillée à 20 jours.

Situation économique de l´Espagne en 2012

déficit public :
10,6% 
dette publique : 84,2%
taux de chômage : 26,1%
taux de chômage des jeunes : 53,2%
croissance du PIB : -1,4% 

29 mars : Grève générale contre la réforme du marché du travail et la politique d'austérité du gouvernement de droite.

30 mars : Le gouvernement de Rajoy présent un budget d´austérité record pour l'année 2012. Le budget est réduit de 27,3 milliards d´euros par des coupes budgétaires et des hausses d'impôts, ce qui doit ramener le déficit public de 8,5% à 5,3% du PIB.

Mai : Le gouvernement espagnol annonce la nationalisation partielle de Bankia, la 4ème banque du pays. Le cas Bankia illustre la crise bancaire qui secoue l’Espagne et se couple à la crise économique qui étrangle le pays.

Juin : Accord trouvé entre le gouvernement de Rajoy et l’Union Européenne pour mettre en place une recapitalisation bancaire. L’aide, d’un montant pouvant aller jusqu'à 100 milliards d’euros doit permettre à Madrid de sauver un secteur en grande difficulté.

Juillet : Annonce par le gouvernement espagnol d'économies de 65 milliards d'euros supplémentaires jusqu'à la fin 2014.

Décembre : Rajoy poursuit les mesures d’austérité en faisant adopter un budget de rigueur historique prévoyant 39 milliards d’euros d’économie pour 2013.

2013 

Janvier : Le quotidien de centre droit El Mundo révèle les scandales de corruption impliquant le Parti Populaire de Rajoy.

Février :  El Pais révèle "l'affaire des enveloppes" : en 2009, Mariano Rajoy et María Dolores de Cospedal, la numéro 2 du parti, auraient reçu 95 000 euros sous forme de billets de 500 euros insérés dans des enveloppes brunes.

20 février : Rajoy annonce un plan national de lutte contre la corruption.

12 mars : Rajoy présente la "Stratégie 2013-2016 de l’entreprenariat et de l’emploi des jeunes"  qui comprend 100 mesures contre le chômage des jeunes avec un budget de 3,5 millions d´euros.

Avril : Le Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, déclare "Autant je pense que cette politique 'de rigueur' est fondamentalement bonne, autant je pense qu'elle a atteint ses limites. Pour être couronnée de succès, une politique doit non seulement être conçue correctement, mais elle doit recueillir un minimum de soutien politique et social".

L'Union Européenne accorde deux ans supplémentaires à Madrid pour ramener son déficit sous la barre des 3% de PIB, en 2016.

19 juin : Le Fonds monétaire international (FMI) estime, dans les conclusions de sa mission annuelle en Espagne, qu'il existe "des signes que la récession pourrait bientôt finir", même si "les perspectives restent difficiles".

16 juillet : Luis Bárcenas, ex-trésorier du Partido Popular (PP) au pouvoir en Espagne, confirme devant un tribunal qu'il a géré pour le parti une caisse de fonds occultes issus de dons illégaux. Le Premier ministre, Mariano Rajoy, aurait lui aussi perçu de l'argent.