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Chat avec Barthélémy Courmont, chercheur à l'IRIS sur les relations UE/Etats-Unis

Actualité 06.11.2012

Les Etats-Unis connaitront le nom de leur nouveau Président le 6 novembre 2012 : la campagne est d’ores et déjà ouverte pour l’ensemble du corps électoral américain. L'élection du nouveau chef d’Etat américain intéresse également les Européens : quelles réponses seront proposées face à la crise, aux échanges commerciaux, aux conflits internationaux (Syrie, Moyen-Orient, etc.) ?

 

Les internautes ont débattu lors de ce chat spécial élections, en présence de Barthélémy Courmont, chercheur à l’IRIS, expert des relations entre l'UE et les USA et professeur de science politique à Hallym University (Chuncheon, Corée du Sud).

Retrouvez le contenu intégral du chat ici.

 

10h56    
Toute l'Europe :
Bonjour,
Le chat va bientôt démarrer !
 
11h03    
Commentaire de la part de Lysdeschamps :  
Qu'attendre des États-Unis après l'élection par rapport à la guerre civile en Syrie ? Les propos des candidats laissaient penser qu'ils donnaient la priorité au dossier nucléaire iranien et à leur alliance avec Israël.
 
11h04
Barthélémy Courmont :
Le dossier syrien constitue inévitablement l'une des priorités de l'agenda de politique étrangère du futur président. Il est vrai qu'à l'occasion du troisième débat notamment, Barack Obama et Mitt Romney se sont surtout prononcés sur la relation avec Israël et le dossier nucléaire iranien, sur lequel ils se sont finalement plus ou moins exprimés en des termes comparables. Mais en politique étrangère, il y a aussi les priorités du moment, et la Syrie en fait partie. Sur ce point, les deux candidats ne semblent pas en désaccord, appelent à un règlementmultilatéral de la crise, et le cas échéant, comme en Libye, des frappes en soutien des rebelles. Le problème qui se pose pour l'un comme pour l'autre concerne la réaction de Moscou et de Pékin, qui jusqu'à présent ont exprimé des réserves, voire un désaccord. Il est par conséquent assez logique, compte-tenu de l'incertitude concernant le déroulement de cette crise et l'implication des Etats-Unis, que Romney comme Obama soient restés plus mesurés, et n'ont pas abordé cette question de front. Mais la crise reviendra sur le devant de la scène.
 
11h05    
Commentaire de la part de Grimaud :
Risque-t-on une dégénération des relations USA-Moyen Orient si Romney gagne ?
 
11h08    
Barthélémy Courmont :
Pas nécessairement. Mitt Romney a tenu des propos engagés sur le dossier iranien et a apporté un soutien ferme à Israël. Il a également critiqué le bilan de l'administration Obama au Moyen-Orient. Mais il ne propose pas de véritable bouleversement de la politique américaine dans cette région. S'il est élu, il devra composer avec des alliés, mais aussi des pays où les faits et gestes de son administration seront suivis de près. Ce qui peut en revanche changer, c'est la perception des Etats-Unis dans une région où Barack Obama a brillé à l'occasion de son discours du Caire en 2009.
 
11h08
Commentaire de la part de Isabelle :
Comment expliquer l'engouement européen pour Obama (selon un sondage du German Marshall Fund, si les européens pouvaient voter, ils choisiraient Obama à 75 % contre seulement 8 % pour Mitt Romney), alors même que l'intérêt des Etats-Unis a paru se réorienter vers le Pacifique (ASEAN, projet de partenariat trans-pacifique, etc) ces dernières années?
 
11h13    
Barthélémy Courmont :
Barack Obama bénéficie, depuis la campagne présidentielle 2008, d'une exceptionnelle côte de popularité en Europe, en Europe occidentale surtout. On se souvient de sa tournée électorale à Londres, Paris et surtout Berlin, où il reçut un véritable triomphe populaire. Cette popularité, qui reste très forte aujourd'hui, s'explique en partie par le changement profond d'image, avec la présidence de George W. Bush, mais aussi et surtout par le profil de Barack Obama. Son charisme, ses origines multiples et son discours humaniste en font un "européen", tant les valeurs qu'il défend, et leur portée universelle, répondent en écho au rêve européen. Mais ce n'est pas tout. Obama incarne, avec son parti, un Etat protecteur, providence même, qui régule et lutte contre les inégalités. Ce sont là des arguments qui le rapprochent des hommes politiques européens. A l'inverse, Mitt Romney incarne une Amérique qui séduit moi de ce côté de l'Atlantique. Sa religion, son statut d'homme d'affaire, sa fortune, et bien sûr les valeurs du parti républicain que de nombreux européens jugent rétrogrades.

La guerre culturelle que se livrent les Républicains et les Démocrates est une réalité outre-Atlantique, mais elle se traduit, dans le coeur des Européens, par un plus grand attachement au camp démocrate.
Cela contraste de fait avec la réalité de la présidence Obama, la "moins européenne" depuis plus d'un demi-siècle, comme il l'avait d'ailleurs annoncé en 2008. Obama a compris que le pivot du monde est désormais en Asie-Pacifique, et sa politique étrangère a naturellement été portée de ce côté. Mais cela n'a pas affecté sa forte popularité en Europe.
 
11h14
Commentaire de la part de Sofia :
Qui en Europe est pro Romney? La République Tchèque ?
 
11h15
Barthélémy Courmont :
La République Tchèque n'est pas le seul soutien à Mitt Romney. On pourrait même considérer que si les Européens votaient, et donc suivaient avec attention cette élection, le candidat républicain verrait son retard être en partie comblé, même si au bout du compte il serait largement battu. De façon générale cependant, on remarque dans cette élection, comme au cours des dix dernières années, une différente appréciation en Europe occidentale et dans les pays de l'ex-bloc soviétique.


11h15
Commentaire de la part de Arnold :
L’Europe n’était même pas l’un des thèmes de la campagne américaine … le choix de l’un ou l’autre des candidats aura-t-il réellement une influence sur les relations UE-USA ? en période de crise les USA ne sont-ils pas trop centrés sur eux-mêmes pour s’intéresser au cas européen ?
 
11h18
Barthélémy Courmont :
Sans doute, mais ce n'est pas une nouveauté, et il est difficile, en période de crise, de le repprocher aux Américains. Il n'y a pas de véritable repli américain, et de recentrage sur eux-mêmes. Ce sont les priorités qui ont évolué, et en matière de politique étrangère,l'Europe n'est pas aujourd'hui une priorité, contrairement à l'Asie. Est-ce un choix judicieux de la part de Washington? Difficile d'y répondre. Mais c'est le choix que Barack Obama a fait, et s'il est élu, Mitt Romney ne sera pas a priori plus engagé sur l'Europe que son prédecesseur.
 
11h18
Commentaire de la part de Juliette :
Si les Européens sont toujours majoritairement favorables à Obama, le pourcentage d’Obamaniaques a bien diminué en 4 ans … en quoi Barack Obama a-t-il déçu les Européens ?
 
11h20
Barthélémy Courmont :
(réponse à Juliette)
La côté de popularité de Barack Obama a baissé dans le monde entier. Mais quel homme d'Etat, après quatre années au pouvoir, peut rester aussi populaire qu'il l'était avant son élection? Les Européens ont idéalisé Obama, et se sont passionnés pour la campagne 2008 comme jamais. En comparaison, cette campagne est bien terne, et si Obama reste le favori des Européens, il ne manifestent plus le même enthousiasme. Sans doute peut-on lui repprocher de ne pas avoir "changé l'Amérique", mais le pouvait-il?
 
11h23
Commentaire de la part de Kilou :
Les deux candidats ont-ils une vision différente de ce que représente/peut représenter l'UE dans le monde, ou bien n'observe t-on aucune différence?
 
11h28
Barthélémy Courmont :
C'est une bonne question, et qui permet de répondre à certains clichés. Mitt Romney a trop souvent été présenté comme un incapable (en matière de politique étrangère surtout) et un gaffeur, et à ce titre ses prestations lors des débats ont presque surpris, tant on s'attendait à ce qu'il se ridiculise face à Obama. Romney connait l'Europe, il a même passé quelque temps en France en 1968 (un passé que ses collègues républicains lui auraient certainement repproché en 2003-2004, au coeur du French bashing), et il a paradoxalement manifesté plus d'intérêt qu'Obama pour l'Europe lors de leur troisième débat, en mentionnant le cas de la Pologne, et le devoir pour les Etats-Unis de rester proches de leurs alliés européens pour faire face aux menaces communes, pour Romney la Russie, pour d'autres l'Iran ou le terrorisme. Romney est un atlantiste, qui estime que les Etats-Unis ont une place particulière dans ce partenariat, mais qu'il constitue l'alliance la plus importante face aux défis globaux. Obama de son côté, comme son mandat l'a prouvé, est plus internationaliste. Reste à savoir laquelle de ces deux orientations répond le plus à la place, ou la vision, de l'Europe dans le monde...
 
11h28
Commentaire de la part de Isabelle :
Quel avenir pour l'OTAN ? L'Europe peut-elle à la fois faire partie de l'OTAN et développer sa propre politique commune de sécurité et de défense ?
 
11h33
Barthélémy Courmont :
Voilà une question qui constitue une sorte de fil rouge des relations transatlantiques depuis la fin de la guerre froide et, plus encore, depuis la guerre du Kosovo en 1999. La coexistence de l'OTAN et de la PESD-PESC n'est pas impossible, à condition toutefois de savoir répartir les tâches et les responsabilités. Et ce n'est pas le cas à ce jour. Il y a une différence fondamentale entre Européens et Américains sur la coexistence de ces deux systèmes. Washington souhaiterait que la construction européenne vienne en complément de l'OTAN, et se substitue à l'OTAN dans sa zone d'influence. Les Européens de leur côté se réfugient derrière la facilité qu'offre l'OTAN (la première armée du monde, et de loin!) et se refusent dans le même temps à accepter que les Etats-Unis y jouent un rôle trop important? Ils refusent par ailleurs d'investir des sommes plus importantes en matière de défense, comme les invitent pourtant les Américains. Cet aspect de la relation transatlantique n'a pas vraiment changé depuis la fin de la guerre froide, et les arguments des uns et des autres sont toujours à peu près les mêmes.
 
11h33    
Commentaire de la part de Sarah :
Les idées plus agressives du candidat républicain en matière de politique étrangère (l’inertie dans dossier de l'Iran, l'attentat de Benghazi et l'inaction en Syrie) ne risquent-t-elles pas de rencontrer des oppositions en Europe, de même que la politique étrangère de George W. Bush ?
 
11h35    
Barthélémy Courmont :
Très certainement. Et les comparaisons avec l'administration Bush, très impopulaire en Europe, ne manqueront pas. Mais un Romney président sera-t-il aussi agressif qu'un Romney candidat? Rien n'est moins sûr. Souvenons-nous que Bush n'avait rien "d'agressif" quand il fut élu en 2000. Les présidents américais ont des convictions en matière de politique étrangère, mais ce sont souvent les évènements qui dictent leur conduite. Et sur ce point, il n'est pas du tout certain que Romney soit le "faucon" tant annoncé.
 
11h35    
Commentaire de la part de Boulou_leuropéen :
Les États-Unis continuent-ils de jouer un rôle actif pour promouvoir auprès des dirigeants européens l'élargissement de l'UE à la Turquie ou cela ne constitue-t-il plus un enjeu stratégique important selon eux?
 
11h38    
Barthélémy Courmont :
Le soutien de Washington à l'entrée de la Turquie dans l'UE n'a pas faibli. Il répond au souhait pour les Etats-Unis de voir tous les membres européens de l'OTAN être également membres de l'Union européenne, mais relève aussi de la longue amitié entre les deux pays. Cette question n'est cependant pas une priorité, comme vous le mentionnez. Mais cela n'a pas empêché les Etats-Unis de continuer à soutenir activement cette candidature par la voix notamment d'Hillary Clinton, et quel que soit le vainqueur, il ne devrait pas y avoir de modification sensible.


11h38    
Commentaire de la part de Grenadine :
On dit que le débat sur les Relations extérieures a été "gagné" par Obama. Quelle vision géopolitique a Mitt Romney États-Unis et de leur rôle dans le monde? Quelle place accorde-t-il aux organisations internationales telles que l’ONU, l’OMC, etc.
 
11h42    
Barthélémy Courmont :
Personnellement, je trouve que Mitt Romney s'est assez bien sorti de ce débat, annoncé comme un véritable piège pour lui. Ce n'est pas un spéciliste de politique étrangère, il en convient, et il n'a pas la même vision internationaliste que Barack Obama. Mais en évitant les caricatures, et se rangeant souvent - voire systématiquement - derrière Obama, sur la Chine, sur la Syrie, sur l'Iran et même sur Israël, il a montré un visage plus respectable que le gaffeur clamant que le principal adversaire startégique des Etats-Unis est la Russie... Mon problème, suite à ce débat, est que je ne parviens pas vraiment à définir la vision géopolitique de Mitt Romney, au-delà de quelques discours consensuels et de positions qui ne l'éloignent pas de son adversaire. Je pense tout simplement que s'il est élu, il faudra très vite identifier qui sera susceptible d'influencer ses choix, un peu comme ce fut le cas après l'élection de George W. Bush, un véritable novice en matière de politique étrangère.
 
11h42    
Commentaire de la part de Gio :
Les Européens sont toujours satisfaits d'Obama. Mais pourquoi il n'a pas fermé Guantanamo ? Et pourquoi il n'a pas signé le protocole de Kyoto?
 
11h46    
Barthélémy Courmont :
Le système politique américain est de type présidentiel, mais avec une forte balance des pouvoirs. Le Congrès est ainsi un acteur central, notamment dans la ratification des traités, mais aussi le vote des budgets, et la validation de décisions importantes. Si on ajoute à cela que depuis novembre 2010, Barack Obama fait face à une majorité républicaine à la Chambre des représentants, on comprend mieux pourquoi certaines décisions qui semblent évidentes en Europe n'ont pas été prises par le président américain, en dépit sans doute de ses convictions profondes (et de ses annonces). En clair, Obama peut signer le protocole de Kyoto ou tout autre traité aussi souvent qu'il le veut, celui-ci n'aura aucune valeur tant qu'il n'aura pas été ratifié par les deux tiers des parlementaires.
 
11h46    
Commentaire de la part de Donna :
Comment accepter l’idée qu’un grand pays comme les Etats-Unis laisse s’étioler le printemps arabe sans réagir ? Comment pourraient-ils s'associer à l'UE pour enclencher une action vraiment efficace dans cette région?
 
11h52    
Barthélémy Courmont :
C'est ue question difficile. Quelle est la bonne attitude à adopter face aux conséquences du printemps arabe? Les Américains ont-ils un plan? Les Européens ont-ils une solution? Qu'en pensent les Russes, les Chinois? Le paradoxe de la puissance américaine, c'est qu'elle est critiquée quoi qu'elle fasse. Soit on lui repproche de trop en faire, soit on la critique pour son absence. Les diriegants d'aujourd'hui sont contraints de laisser de côté le messianisme et de privilégier un plus grand pragmatisme. C'est vrai chez les Démocrates, et on l'a vu avec Obama au pouvoir, mais c'est aussi vrai avec les Républicains, sans doute par nécessité plus que par choix. Si les Etats-Unis veulent conserver une influence importante dans le monde arabe, et par extention dans le monde entier, ils ne peuvent éviter cette approche pragmatique.
 
11h52    
Commentaire de la part de Marcel C :
Est-ce que la crise européenne de la dette en Grèce et ailleurs, n'a t-elle pas été provoquée sciement par les spéculateurs des banques d'affaire de Wall Street comme Goldman Sachs?
 
11h53
Barthélémy Courmont :
Je suis totalement incapable de répondre à cette question, en toute sincérité.
 
11h53
Commentaire de la part de Nicolas_2 :
Quels auront finalement été les thèmes décisifs dans la campagne électorale?
 
11h57
Barthélémy Courmont :
economy, economy, economy... Un peu comme il y a quatre ans, et peu comme toujours, pourrait-on dire. Vu de l'extérieur, on épie les moindres faits et déclarations des candidats en matière de politique étrangère. Mais au bout du compte, ce sont les défis économiques et sociaux qui monopolisent l'attention. Vu le contexte actuel, difficile d'imaginer un autre sujet s'invitant au coeur de cette campagne. Romney connait bien les questions économiques, c'est sasn doute ce qui explique, malgré une campagne finalement assez médiocre, qu'il ait remporté les primaires républicaines, et comblé une grande partie de son retard sur Obama. De fait, pourrait-on dire, il est le meilleur, ou le moins mauvais, candidat républicain cette année.
 
11h57
Commentaire de la part de Europepolitique :
Barack Obama a toujours légitimé le recours à la peine de mort pour les crimes les plus graves dans les différentes fonctions politiques qu’il a occupées. Comment l’UE, farouchement opposée à la peine de mort, pourrait-elle jouer un rôle afin d’accélérer le processus abolitionniste et démocratique aux Etats-Unis ?
 
12h00
Barthélémy Courmont :
Aux Etats-Unis, la peine de mort repose sur le choix des Etats. Le président peut imposer un débat, mais il n'a pas autorité pour contraindre les Etats de choisir l'abolition contre leur volonté. De manière régulière, les instances européennes invitent le président américain à faire un geste fort vers l'abolition. Mais il n'a pas seul la possibilité de le faire, et ce sont dès lors des démarches qui en sont pas suivies. Le regard sur la peine de mort est incontestablement l'un des points qui divise le plus Américains et Européens, mais n'oublions-pas que le système politique américain rend difficile une évolution spectaculaire en la matière.
 
12h01
Commentaire de la part de barbara :
Quels liens tissent réellement les Etats-Unis à la France? On parle souvent de la commémoration du débarquement, pourquoi y attacher une telle importance dans les élections?
 
12h04
Barthélémy Courmont :
Ces deux nations ont une longue histoire commune. Une histoire passionnée, une relation oscillant entre l'admiration et l'incompréhension. Mais une relation forte. Les Etats-Unis restent une référence pour la France, et la France une énigme pour les Etats-Unis. Ce lien se maintient, quel que soit les partis politiques aux commandes, d'un côté comme de l'autre. Et quand il est mis à mal, comme ce fut le cas en 2003, ce fut une véritable crise. L'Allemagne; par exemple, ne bénéficie (ou ne souffre) pas du même type de relation avec Washington. Elle est propre à la France, et ne peut se comprendre qu'au travers de plus de deux siècles d'histoire.
 
12h04
Commentaire de la part de Ceremonial :
Oú en sont les progrès en matière d'échanges universitaires entre Europe et États-Unis?
 
12h09    
Barthélémy Courmont :
Les étudiants américains restent, en dehors de étudiants des pays du Maghreb, les plus nombreux à étudier en France. Les Chinois sont chaque année plus nombreux, et nul doute que ce classement changera tôt ou tard, mais c'est le cas actuellement. Les programmes d'échanges universitaires sont par ailleurs nombreux, permettant aux étudiants français de découvrir les universités américaines. Au niveau européen, on constate des tendances semblables et un nombre impressionnant de programmes d'échanges. En faut-il toujours plus? Sans aucun doute. Mais le monde est vaste, et l'Europe autant que les Etats-Unis développent dans le même temps de programmes d'échanges avec des universités d'autre régions, notamment l'Asie. C'est de ce côté que les priorités semblent définies, confirmant le rôle de pivot international que cette région est inévitablement amenée à jouer.
 
12h10
Barthélémy Courmont :
Il me reste à vous remercier pour ces excellentes questions qui m'ont contraint à un intéressant et intense exercice de réflexion simultanée sur plusieurs sujets. En espérant que les réponses sont satisfaisantes et vous apportent quelques modestes éclairages.
 
12h11
Toute l'Europe :
Merci à Bathélémy Courmont pour ces très intéressantes réponses! Vous retrouverez très rapidement un compte-rendu de ce chat sur touteleurope.eu, dans notre dossier spécial Elections:
www.touteleurope.eu/fr/actions/relations-exterieures/politique-etrangere-et-de-defense/presentation/elections-americaines-2012.html

12h11
Toute l'Europe :
bonne journée à tous!