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Brexit : tout comprendre

Synthèse 01.07.2019

[DOSSIER SPECIAL] Initialement prévue le 29 mars 2019, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne a été repoussée au 31 octobre 2019, au plus tard.

Après avoir échoué à mettre en oeuvre le Brexit demandé par une majorité de citoyens en 2016, la Première ministre Theresa May a démissionné en juin. La tâche reviendra donc à celle ou celui qui, élu par le parti conservateur, lui succédera en juillet.

Quelles sont encore les options sur la table ? Dans ce dossier spécial, Toute l'Europe fait le point sur les derniers rebondissements du Brexit et les scénarios envisageables.

Brexit : quelles issues ?

 


Qui pour succéder à Theresa May ?


Deux prétendants : Boris Johnson et Jeremy HuntDeux prétendants : Boris Johnson et Jeremy Hunt

Theresa May a démissionné de son poste de Premier ministre le 7 juin.

Les deux candidats pour la remplacer sont Boris Johnson, partisan d'un Brexit dur et Jeremy Hunt, tenant d'une approche plus flexible.

19 juin : la finale pour la succession de Theresa May approche à grands pas

13 juin : Premier vote des conservateurs pour remplacer Theresa May

11 juin : Favori pour succéder à Theresa May, Boris Johnson provoque l'UE

7 juin : Vainqueur des européennes, le Brexit Party échoue à une législative partielle

7 juin : Démission de Theresa May : et maintenant ?

4 juin : Donald Trump au Royaume-Uni : une visite d'Etat teintée de nouvelles polémiques

31 mai : Après les européennes, Brexit et succession de Theresa May au coeur des préoccupations britanniques

 


Quels scénarios ?


Brexit : quelles conséquences pour les deux Irlande ?

Quelles conséquences pour les deux Irlande ?

Depuis l'annonce de la sortie du Royaume-Uni, Theresa May doit faire face à de multiples crises.

En tête des préoccupations : la situation délicate de l'Irlande du Nord, qui pourrait menacer l'équilibre trouvé dans cette région après 30 années de guerre civile.

[Revue de presse] Irlande du Nord : les craintes d'un regain de violence sur fond de Brexit

 

Quel serait l'impact d'un no deal ?Quel serait l'impact d'un no deal ?

Commerce, transports, agriculture, pêche, finance : l'ensemble de l'économie française serait fortement touché par un Brexit sans accord.

L'ensemble des territoires français sont concernés, mais les régions situées sur le pourtour de la Manche – Hauts-de-France, Normandie et Bretagne – sont logiquement en première ligne.

 


Pour mieux comprendre


Qu'est-ce que le Brexit ?

Qu'est-ce que le Brexit ?

Le 23 juin 2016, 51,9% des Britanniques ont choisi de quitter l’UE.

A la suite du déclenchement de l'article 50 du traité sur l'Union européenne le 29 mars 2017, le Royaume-Uni et les 27 autres pays membres de l'Union européenne se sont donné deux ans pour préparer la sortie effective du pays.

 

Brexit : tous les événements depuis le référendumTous les événements depuis le référendum

Événement majeur de l'année 2016, la décision du Royaume-Uni a bousculé la vie politique du pays et de l'Europe.

Toute l'Europe vous propose une chronologie des événements clés qui animent l'actualité depuis le 23 juin 2016.

 

A quoi le Parlement européen ressemblera-t-il sans le Royaume-Uni ?A quoi le Parlement européen ressemblera-t-il sans le Royaume-Uni ?

En mai, le pays a dû élire 73 députés européens pour une durée limitée.

Mais après leur départ, que deviendra le Parlement européen ?

 

Brexit : l'accord de sortie en 8 points clésL'accord de sortie en 8 points clés

Période de transition, filet de sécurité, droits des résidents et des travailleurs, appellations d'origine, solde de tout compte, situation de Gibraltar…

Toute l'Europe résume en 8 points clés le projet d'accord de sortie du Royaume Uni de l'UE, entériné à Bruxelles le 25 novembre.

 


Les autres événements de l'année


Le Parlement britannique rejette massivement l'accord de sortie

15 janvier 2019 : le Parlement britannique rejette massivement l'accord de sortie

Les députés britanniques ont voté contre l’accord de retrait de l’Union européenne.

Les députés de l’opposition, mais également 118 conservateurs et unionistes nord-irlandais ont voté contre.

16/1 : L'Europe en territoire inconnu après le rejet de l'accord

21/1 : Theresa May n'a pas de plan B

5/2 : Un no deal inévitable ?

8/2 : Pas d'avancement entre Londres et Bruxelles mais Jeremy Corbyn fait un geste

15/2 : Les députés britanniques fragilisent un peu plus Theresa May

21/2 : Les discussions toujours au point mort, trois députés tories quittent le parti

24/2 : Theresa May repousse le vote des députés, l'inquiétude monte encore

 

Les parlementaires dans la Chambre des communes - crédits : Parlement britannique (capture d'écran)

27 février 2019 : les députés britanniques valident la stratégie de Theresa May

La Première ministre avait exprimé la veille sa volonté de soumettre au vote de la Chambre des communes un potentiel report du Brexit, si aucun accord avec Bruxelles n'était approuvé d'ici le 12 mars.

Dans la soirée du 27, la Chambre des communes a adopté deux amendements qui s'assurent de la mise en œuvre de nouveaux engagements de Theresa May.

27/2 : Jeremy Corbyn désormais favorable à un second référendum

8/3 : Ultimes négociations pour éviter le no deal, les douaniers entrent en grève

11/3 : D'ultimes garanties européennes changeront-elles la donne au Royaume-Uni ?

 

12 mars : les députés britanniques rejettent à nouveau l'accord de sortie12 mars 2019 : les députés britanniques rejettent à nouveau l'accord de sortie

Par 391 voix contre 242, les députés britanniques ont à nouveau rejeté l'accord de sortie de l'Union européenne.

En conséquence, Theresa May a annoncé la tenue d'un vote sur une sortie sans accord le lendemain. Puis, si ce dernier est négatif, d'un autre vote le jeudi, cette fois sur le report du Brexit au-delà du 29 mars.

13/3 : un report du Brexit après le rejet d'un "no deal" par le parlement britannique ?

14/3 : ni deal, ni no deal, la presse parle d'effondrement, de précipice et de chaos…

 

14 mars 2019 : le Parlement accepte que Theresa May demande un report du Brexit

Par 412 voix contre 202, les députés britanniques ont accepté que la Première ministre demande un report de la date de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

En conséquence, le gouvernement britannique devrait porter cette requête lors du Conseil européen des 21 et 22 mars... à seulement une semaine de la date initiale du divorce, prévue le 29 mars.

15/3 : Un très incertain report

18/3 : Une semaine de tous les dangers pour Theresa May

19/3 : Court ou long, ce qu'impliquerait un report du Brexit

20/3 : Theresa May demande un report au 30 juin

 

21 mars 2019 : les Vingt-Sept acceptent un report du Brexit au 12 avril

Donald Tusk - Crédits : Conseil européenTheresa May souhaitait un report jusqu'au 30 juin. Les dirigeants européens ne lui ont accordé un délai que jusqu'au 12 avril.

Les parlementaires britanniques vont dès lors devoir se prononcer une troisième fois sur l'accord de retrait. En cas de vote positif, le Brexit serait repoussé au 22 mai pour des raisons techniques. Dans le cas contraire, seul un report long, avec participation du Royaume-Uni au scrutin européen, pourrait éviter le no deal.

25/3 : Theresa May perd la main sur le processus du Brexit

 

27 mars 2019 : aucune majorité sur les "plans alternatifs" des députés britanniques

Au cours d'une nouvelle soirée chaotique à Londres, mercredi 27 mars, les députés britanniques ont échoué à proposer une solution alternative à l'accord de sortie négocié à Bruxelles par Theresa May.

Union douanière permanente, second référendum voire annulation du Brexit : aucune proposition n'a permis de dégager de majorité à la Chambre des communes. La Première ministre prône toujours la validation de son deal, à laquelle elle conditionne sa démission.

28/3 : Theresa May propose de démissionner pour faire valider son accord de sortie

 

29 mars 2019 : les députés britanniques rejettent une troisième fois l'accord de sortie de l'UE

Theresa May à la Chambre des communes, avant le vote - crédits : Parliament TV (capture d'écran)

Bien qu'elle ait cette fois promis de démissionner si l'accord de sortie de l'UE était enfin validé, Theresa May n'a de nouveau pas obtenu, vendredi 29 mars, le soutien de la Chambre des communes.

Le Brexit doit à présent avoir lieu, sans accord, le 12 avril. A moins que le gouvernement britannique ne présente d'ici là aux Vingt-Sept une solution alternative.

1/4 : Nouveau rejet de toutes les alternatives à l'accord de sortie

2/4 : Theresa May demande un nouveau report et tend la main au Labour

3/4 : Un échange "utile mais non concluant" entre Theresa May et Jeremy Corbyn

5/4 : Theresa May demande un nouveau report du Brexit au 30 juin

8/4 : Deux jours pour éviter un no deal

10/4 : Vers un report d'un an ?

 

10 avril 2019 : les dirigeants européens acceptent un report jusqu'au 31 octobre 2019

Donald Tusk et Theresa MayRéunis à Bruxelles pour un sommet extraordinaire, les dirigeants européens ont à nouveau accepté de reporter la date du Brexit, cette fois au 31 octobre 2019.

Theresa May dispose donc désormais d'un délai supplémentaire pour obtenir de son parlement la validation de l'accord de sortie ou pour aboutir à une alternative satisfaisante.

11/4 : Le Brexit reporté "jusqu'à Halloween"

18/4 : Européennes : Nigel Farage, le "sauveur du Brexit", favori des sondages britanniques

23/4 : Irlande du Nord : les craintes d'un regain de violence sur fond de Brexit

24/4 : Brexit : le temps presse pour éviter l'organisation des élections européennes

15/5 : Brexit : vers un nouveau vote sur l'accord de sortie début juin