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Biographie: Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe

Synthèse 17.11.2014

Né le 29 mars 1966 à Eindhoven (Pays-Bas), Jeroen René Victor Anton Dijsselbloem, est un homme politique néerlandais. Le 21 janvier 2013, il est officiellement élu président de l'Eurogroupe, prenant la place de Jean-Claude Junker. Il est également ministre des Finances des Pays-Bas, depuis le 5 novembre 2012.

Jeroen Djisselbloem

Jeroen Djisselbloem - président de l'Eurogroupe. Crédits : Rijksoverheid

Vie et carrière politique

Originaire de Eindhoven, Jeroen Dijsselbloem est diplômé en économie agricole de l'Université de Wageningen en 1991 et poursuit ses études à l'Université de Cork, en Irlande.

Membre parti travailliste néerlandais (PvdA) depuis 1985, il débute sa carrière en tant qu'assistant pour des députés européens du PvdA en 1992. L'année d'après, il intègre le personnel parlementaire du PvdA à La Haye, où il travaille pendant trois ans en tant que responsable politique dans le domaine de l'aménagement du territoire (incluant l'environnement, l'agriculture et la nature). Il obtient un siège au conseil municipal de Wageningen de 1994 à 1997.

En 1996, il devient conseiller du ministre de l'Agriculture, de la gestion de la Nature et de la pêche) à La Haye, pendant deux ans. Il a ensuite été nommé chef adjoint de la section consultative de ce ministère, où il reste jusqu'en 2000. Jeroen Dijsselbloem est membre de la Chambre des représentants de mars 2000 à mai 2002, puis de novembre 2002 à sa prise de fonction en tant que ministre des Finances à partir de novembre 2012.

Engagement européen

Le 21 janvier 2013, il est officiellement élu président de l'Eurogroupe, pour un mandat de deux ans et demi, prenant la place de Jean-Claude Junker. Sa candidature a donné lieu à un bras de fer entre les pays du Sud qui s'y opposaient et les pays du Nord. Pierre Moscovici, dont la candidature avait été discutée officieusement, a émis des réserves sur sa nomination, car le Néerlandais n'avait pas suffisamment exposé sa vision de la politique économique de la zone euro. Les pays en difficulté avaient déjà bloqué la candidature de Wolfgang Schäuble, ministre des finances allemand.

 Jeroen Dijsselbloem annonce, le 1er février 2013, en tant que ministre des Finances des Pays-Bas, la nationalisation de la quatrième banque du pays, la SNS Reaal, pour un coût de 3,7 milliards d'euros, après que la date limite fixée par la Banque centrale néerlandaise a été dépassée. 

Il est élu président du Conseil des gouverneurs du Mécanisme européen de stabilité (MES) le 11 février 2013.

Le sauvetage de Chypre a été un redoutable baptême du feu pour ce quadragénaire social-démocrate. Sa gestion de la situation a été très critiquée. Le sauvetage des banques chypriotes s'est opéré en faisant payer leurs actionnaires, leurs créanciers et leurs dépositaires. Jeroen Dijsselbloem a déclaré, le 25 mars 2014, que le modèle de résolution de la crise chypriote pourrait être appliqué à d'autres pays, faisant craindre aux investisseurs de potentielles nouvelles pertes dans d'autres pays en difficulté de la zone euro. En raison de la clôture des Bourses européennes en baisse, il est revenu sur cette déclaration par un communiqué, un tweet et des interviews, en affirmant que Chypre était un "cas spécifique".

Adepte de la rigueur budgétaire, Jeroen Dijsselbloem a publiquement pris position, le 10 octobre 2014, contre l’octroi d’un délai supplémentaire à Paris pour réduire ses déficits. Le lendemain, il a également déclaré que l’Allemagne devrait investir davantage dans des routes, des infrastructures numériques, la recherche et développement ou encore l’éducation.