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Biographie : François Hollande

Synthèse 26.07.2017

7ème président de la Vème république française de mai 2012 à mai 2017, François Hollande succède à cette fonction à Nicolas Sarkozy et précède Emmanuel Macron.

Francçois Hollande

Sa vie

François Hollande est né le 12 août 1954 à Rouen (Seine-Maritime). Diplômé d’une licence en droit à la faculté de Paris, François Hollande poursuit ses études dans la capitale à l'Institut d'études politiques et à HEC. Après son service militaire, il intègre l’École Nationale d’Administration (ENA), d’où il sort 7e de la promotion Voltaire (1978-80) puis choisit d’être auditeur de la Cour des Comptes.

Il préside le comité de soutien de François Mitterrand qui est élu Président de la République le 10 mai 1981. Il en devient le conseiller pour les questions économiques.

"Aujourd'hui même, responsable de l'avenir de notre pays, je mesure aussi que l'Europe nous regarde, et au moment où le résultat a été proclamé, je suis sûr que dans bien des pays européens, cela a été un soulagement, un espoir. Donner à la construction européenne une dimension de croissance, d'emploi, de prospérité, bref d'avenir et c'est ce que je dirai le plus tôt possible à nos partenaires européens et d'abord à l'Allemagne, au nom de l'amitié qui nous lie et au nom de la responsabilité qui nous est commune".

Extrait du premier discours de François Hollande après sa victoire. Tulle, le 06 mai 12

Après la réélection de François Mitterrand, en 1988, François Hollande devient Secrétaire de la Commission des Finances et du Plan et Rapporteur du Budget de la Défense. La même année, il est élu député de la première circonscription de la Corrèze. Parallèlement, il enseigne l’économie jusqu’en 1991 à l’IEP de Paris.

En 1993, il poursuit sa carrière en tant que Secrétaire national du PS, chargé notamment des questions économiques, puis porte-parole de la campagne présidentielle de Lionel Jospin, puis du parti en 1995. Européen convaincu, il anime le club "Témoins" de Jacques Delors.

Déchu en 1993 de son siège de député, il l'occupe à nouveau de 1997 à 2012.

Rapport à l'Union européenne

Il devient député européen en juillet 1999, mais choisit de démissionner au bout de six mois pour revenir à l'Assemblée nationale.

Elu en 2002 à la tête du Parti socialiste, il tente de convaincre tous les Socialistes de voter "oui" au référendum de 2005 sur le traité établissant une constitution pour l'Europe. Après sa réélection à la tête de la présidence du Conseil général de Corrèze en mars 2011, il annonce sa candidature aux élections présidentielles de 2012. 

François Hollande succède à Nicolas Sarkozy le 6 mai 2012 dans un contexte de grave crise européenne.

"A l’époque, la question était de savoir si la zone euro allait éclater, les politiques d’austérité étaient généralisées. Mais cinq ans plus tard, l’union bancaire a été bâtie, l’union monétaire est consolidée, la Grèce est restée dans la zone euro, grâce à la France. Et on a surmonté la crise financière." 

Lors de sa campagne, François Hollande fait plusieurs promesses en direction de l'Union européenne. Parmi celles-ci, il promet la renégociation du pacte budgétaire européen (TSCG) signé en mars 2012 par son prédécesseur. Cette promesse ne sera que partiellement tenue. Se confrontant à l'opposition ferme d'Angela Merkel, qui avait ouvertement soutenu Nicolas Sarkozy lors des élections, il ne parvient pas à revenir sur les 0,5% du PIB de déficit structurel ni à imposer les "euro-obligations". En revanche, il obtient l'ajout d'un volet "croissance" au pacte budgétaire européen (TSCG).

Le 8 mai 2014 à la veille des élections européennes, François Hollande signe une tribune dans Le Monde, où il expose sa vision de l'Europe.

Un des grands achèvements européens du mandat de François Hollande réside dans sa gestion de la crise grecque. En 2015, au sommet de la crise, alors qu'un nouveau gouvernement grec vient d'être élu et que l'Allemagne propose la sortie de la Grèce de la zone euro, François Hollande met tout en œuvre pour éviter ce scénario.

Le couple franco-allemand constitué par Angela Merkel et François Hollande en matière de politique européenne ne restera certainement pas dans les livres d'histoire. Une incompréhension entre les deux dirigeant a perduré durant tout le quinquennat du français. C'est dans leurs réponses aux crises que cela a été le plus frappant. L'un maintenant le déficit public au-delà des 3% lorsque l'autre campait sur une vision ordolibérale, l'une ouvrant grand les portes de son pays en pleine crise des réfugiés quand l'autre, par la voix de son Premier ministre Manuel Valls, émet des critiques à l'encontre du plan de relocalisation des réfugiés de la Commission.

En revanche, les deux homologues se sont révélé être de redoutables partenaires en matière de relations internationales. Autant dans la gestion de la crise ukrainienne et du terrorisme que pour la négociation d'accords de grande ampleur tels que l'accord de Paris sur le Climat.