Derniers articles publiés

Baromètre politique français du 20 mars au 3 avril 2006

Actualité 19.05.2006

Le Baromètre Politique Français (BPF) est alimenté par quatre vagues d'enquêtes, réalisées entre mars 2006 et janvier 2007 auprès d’échantillons de 5600 personnes environ, représentatifs des électeurs français.

Le BPF couvre un large éventail d'enjeux électoraux. Il interroge notamment l'échantillon sur "les évolutions du monde dont la France tire profit ou souffre". Parmi les cinq évolutions proposées aux répondants, trois concernent l'Union européenne.

Dans l'ensemble, la construction européenne est perçue plutôt négativement : 41% des personnes interrogées estiment que la France en souffre, 27% des répondants estimant au contraire qu'elle en tire profit, et 32% déclarant que la France n'en a ni souffert, ni tiré profit.

Pour une majorité relative de répondants, la mobilité croissante des individus au sein de l'Union européenne ne nuit ni ne profite à la France (42%). Ils restent toutefois plus nombreux à penser que la France en souffre (34%) plus qu'elle n'en profite (23%).

Ils ne sont plus que 18% à penser que la France profite de la mobilité croissante des travailleurs au sein de l'Union, 41% des personnes interrogées pensant qu'elle en souffre, ou que cette évolution est sans effet pour le pays.

Dans l'analyse par région, les habitants du Nord et de l'Est du pays apparaissent particulièrement critiques des effets de la construction européenne, de la mobilité des personnes et des travailleurs. Dans le Nord, un répondant sur deux estime par exemple que la mobilité croissante des travailleurs au sein de l’UE est néfaste à la France, et 46% que la France souffre de la construction européenne. Dans l'Est, ils sont 43% à cette opinion.

Les Franciliens portent un regard plus positif sur la construction européenne et la mobilité des personnes et des travailleurs que la moyenne des Français : plus d'un tiers des répondants (34%, +7 points par rapport à la moyenne nationale) estime par exemple que la France tire profit de la construction européenne.

L’analyse socio-démographique confirme que le jugement le plus positif vis-à-vis de l’intégration européenne est exprimé par les jeunes (18-24 ans en particulier), les étudiants, les diplômés de l’enseignement supérieur et les enseignants. L'appréciation du bilan de la construction européenne et de la mobilité des personnes et des travailleurs apparaît également nettement corrélée à l'aisance financière du foyer.

Baromètre politique français

Enquête réalisée par l'IFOP du 20 mars au 3 avril. Les interview téléphoniques ont été réalisées auprès de 5650 personnes, échantillon représentatif de la population âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales. L’échantillon a été sélectionné selon la méthode des quotas après stratification par région administrative et catégorie d’agglomération.

Les questions relatives à la mobilité croissante des travailleurs et des individus au sein de l'Union européenne n'ont été posées qu'à la moitié de l'échantillon, soit 2825 individus.

Les données du BPF 2006-2007 ont été produites par le CEVIPOF avec le soutien du Ministère de l'Intérieur et de l'Aménagement du Territoire. Le BPF 2006-2007 se déroule en quatre vagues de mars 2006 à janvier 2007 réalisées par l'IFOP. Les données seront également déposées et disponibles auprès du Centre de données socio-politiques de Sciences Po au printemps 2007.