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Attitudes au sujet de l'énergie

Actualité 18.05.2006

Cette enquête s’inscrit dans le cadre d’une campagne de sensibilisation de l’opinion publique sur l’utilisation durable de l’énergie, lancée par la Commission européenne en juillet 2005. La publication de l’enquête coïncide avec la présentation du Livre vert sur "Une politique énergétique sure, compétitive et durable pour l'Europe".

Répondre aux défis énergétiques

Un Français sur deux (50%, +3 points par rapport à la moyenne européenne) estime que les défis en matière d’énergie seraient mieux gérés à l’échelon communautaire. 36% (-1 point) restent cependant convaincus que les autorités nationales ont un rôle important à jouer, notamment dans la mise en œuvre des politiques énergétiques. A ce titre, les personnes interrogées estiment que les pouvoirs publics devraient :

  • fournir plus d’information sur l’utilisation efficace de l’énergie (44%, +1 point),  
  • adopter des normes plus élevées pour les équipements qui consomment de l’énergie (32%),  
  • développer des incitations fiscales (31%, -9 points),  
  • et contrôler plus strictement l’application des "normes d’efficacité en matière d’énergie" (30%, +9 points).

Réduire la dépendance énergétique

Afin de réduire la dépendance énergétique envers l’étranger, les Français considèrent que le Gouvernement devrait :

  • promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables, comme l’énergie solaire (63%, +15 points par rapport à la moyenne) et l’énergie éolienne (38%, +7 points),
  • investir dans la recherche et le développement de nouvelles technologies (43%, +2 points),  
  • et légiférer pour réduire la dépendance au pétrole (21%, -2 points).

Réduire la consommation d’énergie

Si les Français apparaissent sensibles au développement d’une "énergie verte", la moitié d’entre eux (47%) ne sont cependant pas "prêts à payer plus pour l'énergie produite par des sources d'énergie renouvelables que pour de l'énergie produite par d'autres sources". Dans l’ensemble, les Européens les plus réfractaires à cette idée sont les citoyens des nouveaux Etats membres, l’opposition atteignant 76% en Slovaquie, et des pays candidats : la Bulgarie (76%) et la Roumanie (64%). Dans les pays nordiques, au contraire, un répondant sur deux serait prêt à payer plus cher pour des sources d’énergie renouvelables : Finlande (52%), Suède (48%), Pays-Bas (50%) et Danemark (57%). 

 

64% des Français, comme un Européen sur deux, déclarent qu’ils ne sont pas prêts à payer plus parce qu’ils ont l’intention de réduire leur consommation d’énergie. D’ailleurs, la plupart des personnes interrogées en France déclarent "faire très attention" à la quantité d’énergie que consomment les produits ou les équipements qu’ils achètent, comme une ampoule électrique (48%, +5 points), un réfrigérateur (55%, -3 points) ou une voiture (61%, +2 points).

L’automobile : un cas pratique

L’étude révèle que, si le prix du litre d’essence sans plomb ou de diesel devait atteindre 2 euros, la majorité des Français (59%, +6 points par rapport à la moyenne) seraient disposés à utiliser leur voiture moins souvent. Le cas échéant, ils privilégieraient comme transports alternatifs la marche à pieds (28%, +8 points comparé à la moyenne européenne), les transports en commun (25%, -12%), la bicyclette (20%, -3 points) ou encore le covoiturage (17%, +7 points). Les réponses apportées à cette question reflètent la diversité des habitudes de transport de chaque population : les Hollandais, par exemple, utiliseraient plus volontiers leur bicyclette (66%), que les transports publics (19%) ou un système de covoiturage (4%).  

 
Attitudes au sujet de l'énergie (pdf)