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Attaque de Nice : les réactions à travers l'Europe se multiplient

Actualité 18.07.2016

Quatre jours après, les causes qui ont conduit Mohamed Lahouaiej Bouhlel, un chauffeur-livreur tunisien de 31 ans, à renverser le 14 juillet à Nice une centaine de passants, fauchant sur son passage la vie de plus de 80 personnes, sont encore troubles. En Europe et partout dans le monde, l'événement résonne et rappelle les derniers attentats de Bruxelles, Paris ou encore Istanbul, même si le lien avec l'Etat islamique n'est pas officiellement établi. Cible privilégiée, la France figure parmi les pays les plus touchés par des attentats au cours de ces deux dernières années. Outre la sortie de l'UE, le président de la République évoquera la lutte contre le terrorisme en Europe avec la nouvelle Première ministre britannique qu'il recevra jeudi à l'Elysée.

11e sommet du dialogue Europe-Asie (ASEM)

L'Europe meurtrie apporte son soutien à la France

"Je suis très touché et affligé par la terrible épreuve qui vient de toucher la belle ville de Nice en ce jour de fête nationale". Comme de nombreux responsables européens, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a témoigné sa solidarité avec la France après le terrible évènement qui a causé la mort de plus de 80 personnes à Nice le 14 juillet dernier.

Réunis à l'occasion du 11e sommet du dialogue Europe-Asie (ASEM) en Mongolie, les dirigeants qui ont observé une minute de silence en mémoire des victimes ont "une nouvelle fois condamné avec force et sans équivoque le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations, quels qu'en soient les auteurs, les lieux et les buts". Le président du Conseil européen a déploré "un jour triste pour la France, pour l'Europe, pour nous tous". "Ceux qui ont été visés par l'attaque étaient des gens qui fêtaient la liberté, l'égalité et la fraternité", a souligné Donald Tusk.

De Berlin à Madrid, les chefs d'Etat et de gouvernement européens ont également apporté leur soutien à la France. "Mes condoléances pour les victimes à tout le peuple français", a déclaré sur Twitter le président du gouvernement espagnol. Mariano Rajoy dont le pays a été tragiquement touché par des attentats à Madrid en 2004 s'est également exprimé lors d'un point presse, dans lequel il a réaffirmé son soutien au président de la République.

Présente au sommet de l'ASEAN, Angela Merkel a également exprimé le lendemain sa solidarité avec la France. "L'Allemagne est aux côtés de la France dans la lutte contre le terrorisme", a-t-elle déclaré, ajoutant "les mots suffisent à peine pour dire ce qui nous unit à nos amis français".

Tout juste en poste, la nouvelle Première ministre Theresa May a fait également savoir qu'elle suivait de très près ces évènements. En visite à Paris le 21 juillet, elle devrait évoquer avec François Hollande la sortie de son pays de l'UE mais également la lutte contre le terrorisme.

 

 

La France, première cible du terrorisme en Europe

En France, 2015 et 2016 auront été frappées par une série d'attentats d'une gravité et d'une intensité sans précédent. D'abord au tout début de l'année 2015, la série d'attentats des 7, 8 et 9 janvier a secoué la France entière avec pour conséquence la mobilisation des 28 Etats membres et l’accélération des réformes prévues dans ce domaine. Puis les attentats du 13 novembre 2015 causant la mort de 130 personnes ont conduit le chef de l'Etat à demander l'établissement de l'état d'urgence dans tout l'Hexagone pour une durée de trois mois.

Après le double meurtre le 13 juin à Magnanville dans les Yvelines, et l'attaque de Nice le 14 juillet dernier, l'année 2016 compte dorénavant elle aussi un lourd bilan meurtrier.

Depuis les attentats du World Trade Center en 2001 et ceux de 2004 à Madrid, l’Union européenne s’est dotée d’instruments pour renforcer sa capacité d’action tandis que les attentats en France de janvier et novembre 2015, puis ceux de Bruxelles et Zaventem en mars 2016, ont accru la détermination des 28 à se mobiliser ensemble face au terrorisme. L'attaque de Nice devrait accélérer cette mobilisation, c'est en tout cas l'attente des Européens.

Comment l'Union européenne lutte-t-elle contre le terrorisme ?