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Alain Cadec : "Je serai partie prenante du prochain Intergroupe Sport" - avec Sport et Citoyenneté

Actualité 13.10.2014

Réélu en mai dernier, Alain Cadec débute son deuxième mandat de député européen avec enthousiasme. Ce passionné de sport, également président de la Commission Pêche, souhaite porter ce sujet à un niveau politique, via la création d’un intergroupe "Sport". Il affiche également son soutien à la candidature de la Ville de Marseille au titre de Capitale européenne du sport 2017.

Article issu de la revue n°28 "Sport, santé, environnement" du think tank Sport et Citoyenneté. Propos recueillis par Laurent Thieule, président.

Alain Cadec

Marseille a-t-elle les arguments pour devenir Capitale européenne du Sport en 2017?

Alain Cadec : Sans aucun doute, et j’espère vivement que sa candidature sera retenue par l’Association des Capitales européennes du sport (ACES), qui désignera le lauréat ces prochains mois. Marseille est une ville reconnue en France et en Europe pour ses performances sportives. Je pense à l’Olympique de Marseille bien entendu, mais aussi au Cercle des Nageurs, qui accueille bon nombre de champions.

Le haut niveau sert de moteur pour faire rayonner une ville

Le haut niveau sert de moteur pour faire rayonner une ville. Mais ce qui importe à mes yeux, c’est aussi et surtout le développement du sport pour tous. Marseille compte environ 200 000 pratiquants, 150 000 licenciés, 70 000 personnes qui pratiquent de manière autonome… C’est le reflet d’une ville sportive, dynamique. Après le titre de Capitale européenne de la Culture 2013, cette candidature est aussi le signe d’une ville multiple, qui correspond bien à Marseille.

Le sport est-il à vos yeux un outil de développement des territoires ?

Alain Cadec : Bien sûr, et de nombreux territoires le prouvent. Je suis Breton et je ne peux que confirmer l’importance par exemple des sports nautiques sur mon territoire.

Sport et Citoyenneté est un think tank européen promouvant les valeurs du sport et militant pour sa meilleure implantation dans la société.

Marseille sera confrontée à Sofia pour le titre de Capitale européenne du Sport 2017. La capitale bulgare a également beaucoup d’atouts. Je vois ce concours non pas comme une compétition mais comme une émulation. Cela incite les territoires à innover toujours plus, ce qui est une bonne chose, notamment pour favoriser l’accès au sport pour tous.

Comment l’Union européenne (UE) réagit-elle à l’émergence du secteur sportif sur les plans économique et social ?

Alain Cadec : Il y a eu une évolution considérable depuis quelques années quant à la reconnaissance du sport comme facteur de cohésion sociale et de développement des territoires.

Alain Cadec et Richard Miron, adjoint aux Sports de la Ville de Marseille étaient les invités du 5e Sport Corner de Sport et Citoyenneté début septembre, animé par Laurent Thieule.

Le Parlement européen suit ces questions avec intérêt, notamment depuis 2009 et la compétence d’appui conférée à l’UE par le traité de Lisbonne. Des rapports et des résolutions ont été adoptés, ainsi que des initiatives plus politiques, comme par exemple la création d’un intergroupe "Sport" au sein du Parlement européen, auquel je suis particulièrement attaché. Je serai d’ailleurs partie prenante de cet intergroupe aux côtés de mon ami Marc Tarabella et de plusieurs autres eurodéputés, de tous bords politique. Dans la période que nous vivons, il est important que la culture et le sport vivent et se développent à l’échelle européenne. Nous allons nous atteler à cette tâche et participer de façon active et concrète à son développement.

 

Sport Corner - La ville de Marseille, candidate à la Capitale européenne du sport en 2017, avec Alain Cadec et Richard Miron