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A gauche en Europe pour une nouvelle relation transatlantique

Actualité 27.09.2006


L’Europe face aux Etats-Unis dans la mondialisation : un modèle à défendre, des responsabilités à assumer. Rapporteurs : Stéphane Verclytte, Bruno Tertrais, Marc Borel. Président : Alain RichardA Gauche en Europe - septembre 2006
(en téléchargement libre)

Le rapport final du groupe de travail "Relations transatlantiques" du think tank A gauche en Europe s'ouvre sur ce constat : "l’Amérique divise les Européens. Confrontée au nouvel unilatéralisme américain, l’Europe doute". La crise irakienne a en effet soulevé la question du rapport de l'Europe aux Etats-Unis, confrontant l'Union européenne à sa propre identité et à son projet politique. A Gauche en Europe propose dans ce document une "rénovation du multilatéralisme", basée sur une coopération avec les Etats-Unis.

Par-delà la crise irakienne, le rapport souligne qu'il existe une vision européenne commune des relations internationales, fondée sur le multilatéralisme, et met en lumière la communauté de valeurs qui unit l'Europe et les Etats-Unis. Face à des défis communs, l'action des Européens doit donc consister à "convaincre les Etats-Unis de revenir dans le jeu multilatéral".

Cette coopération avec les Etats-Unis n'aura d'efficacité qu'à partir du moment où les Européens parviendront à affirmer leurs "spécificités". Toute politique d'alignement est en effet écartée : "ni confrontation, ni subordination". L'approche européenne des problèmes internationaux, "insistant sur les conditions politiques, économiques et sociales d'une pacification durable et d'un développement mieux partagé et plus respectueux de l'avenir", doit s'opposer à la "vision parfois manichéenne et guerrière des relations internationales" portée par les Américains.

La clé d'une relation transatlantique apaisée dépend toutefois en premier lieu de la capacité de l'Union européenne à définir son identité et son projet politique : "faire émerger à l'échelle européenne une véritable volonté politique est le prix à payer pour que cette volonté trouve ses effets, en Europe et dans le monde."

Selon les auteurs du rapport, l'Europe doit donc assumer les responsabilités auxquelles elle prétend. Quatre domaines d'actions sont proposés :

  • la "réhabilitation de l'action publique au service de l'intérêt de ses citoyens" ;
  • une véritable politique économique commune ;
  • la définition d'un "agenda propre pour la rénovation du partenariat économique transatlantique" ;
  • un rôle moteur dans "la réflexion sur l'adaptation nécessaires des instances et des outils du multilatéralisme".