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Manger mieux ? (3 minutes pour comprendre l'Europe - n°12)

Synthèse 16.09.2019 Céline Schmitt

Vous n'êtes pas spécialiste des questions européennes ? Toute l'Europe vous explique l'essentiel en 30 épisodes de 3 minutes ! Institutions, espace Schengen, Brexit... redécouvrez "l'UE" simplement. Aujourd'hui : comment l'UE contrôle la qualité de notre alimentation.

Santé et alimentation dans l'UE - Crédits : Congerdesign / Pixabay

OGM, pesticides, agriculture biologique, sécurité sanitaire des aliments… les questions liées à notre alimentation sont au cœur des préoccupations. Mais quel rôle joue exactement l'Union européenne dans le contrôle des produits qui atterrissent dans nos assiettes ?

Si l'Union européenne s'est emparée progressivement des questions alimentaires, c'est avant tout parce qu'elle réunit 28 Etats membres au sein d'un marché unique, dans lequel les produits circulent librement. Une ouverture qui augmente les risques d'une mise en danger des consommateurs à grande échelle.

Principe de précaution et traçabilité des produits

L'Union européenne possède l'une des législations sanitaires les plus strictes du monde. En principe, aucun produit alimentaire ne doit entrer dans l'Union européenne sans passer une série de contrôles à ses frontières (vérification systématique des documents, et en fonction des risques : analyses complémentaires). Quant aux aliments échangés entre pays de l'UE, ils doivent être surveillés par chacun des acteurs de la chaîne de production, et notamment par les autorités sanitaires des Etats membres.

Ces acteurs ont pour devoir de respecter plusieurs principes, dont le principe de précaution, qui vise à prendre des mesures proportionnées dans le cas où un aliment présenterait un risque pour la santé des Européens. Ou encore la traçabilité, qui permet de connaître la provenance et le parcours d'un aliment, du producteur à l'assiette. Malgré cela, des scandales sanitaires éclatent régulièrement dans l'UE.

Les pesticides

La commercialisation et l'utilisation des pesticides, ainsi que le niveau de résidus toléré dans les denrées alimentaires sont régis par la législation européenne. Récemment, le cas du glyphosate, pesticide controversé de la société Bayer-Monsanto, a défrayé la chronique suite à la décision des Etats membres de prolonger son utilisation pour une durée de cinq ans.

Les OGM

Les autorisations de culture ou de commercialisation des OGM (organismes génétiquement modifiés) sont également adoptées à l'échelle européenne. Actuellement, la commercialisation d'une centaine d'OGM est autorisée pour l'alimentation humaine et animale. Il s'agit essentiellement de soja, de maïs, de coton, de colza et de betterave sucrière. Le maïs MON810 de Monsanto est le seul OGM dont la culture est actuellement autorisée en Europe, et seulement dans les États membres ou régions n'ayant pas fait de demande d'exclusion géographique (la France a interdit la culture des OGM à des fins commerciales en 2008).

L'agriculture biologique  

L'Union européenne est la deuxième région du monde qui consacre le plus de surfaces à la culture du bio, soit 15 millions d'hectares début 2019, derrière l'Australie (36 millions). Là aussi, des règles entourant la production biologique sont définies au niveau de l'Union européenne. Si de nombreux labels bios coexistent dans nos supermarchés, le label AB français – du ministère de l'Agriculture - et le label bio européen (ou Eurofeuille) recouvrent exactement les mêmes caractéristiques.