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"30 jours pour comprendre l'Europe" : Manger mieux ! [n°12]

Synthèse 23.06.2018 Céline Schmitt

Vous n'êtes pas spécialiste des questions européennes ? Toute l'Europe vous explique l'essentiel ! Brexit, zone euro, populismes... découvrez ou redécouvrez l'Union européenne avec un article par jour, du lundi au samedi. Aujourd'hui : "Manger mieux dans l'UE".

Alimentation en Europe

OGM, pesticides, agriculture biologique, sécurité sanitaire des aliments… les questions liées à notre alimentation sont au cœur de l'actualité. Mais quel rôle joue exactement l'Union européenne dans le contrôle des produits qui atterrissent dans nos assiettes ?

Si l'Union européenne s'est emparée progressivement des questions alimentaires, c'est avant tout parce qu'elle réunit 28 (bientôt 27) Etats membres au sein d'un marché unique, dans lequel les produits, alimentaires ou non, circulent librement. Une ouverture qui ne doit pas être synonyme de mise en danger des consommateurs.

Principe de précaution et traçabilité des produits

Si l'Union européenne fait souvent figure d'exemple en matière de sécurité sanitaire des aliments, c'est parce qu'elle possède l'une des législations les plus strictes au monde. Par exemple, aucun produit ne doit entrer dans l'Union européenne sans passer une série de contrôles aux frontières (vérification systématique des documents, et en fonction des risques :  analyses complémentaires). Quant aux biens provenant d'autres pays membres, ils sont également surveillés de près par chacun des acteurs de la chaîne de production.

Ces derniers ont pour devoir de respecter plusieurs principes, dont le principe de précaution, qui vise à prendre des mesures proportionnées dans le cas où un aliment présenterait un risque pour la santé des Européens. Ou encore la traçabilité, qui permet de connaître la provenance et le parcours d'un aliment, du producteur à l'assiette. Malgré cela, de nouveaux scandales sanitaires éclatent chaque année dans l'UE.

Les pesticides

La commercialisation et l'utilisation des pesticides, ainsi que le niveau de résidus toléré dans les denrées alimentaires sont régis par la législation européenne. Récemment, le cas du glyphosate, pesticide controversé de la société Monsanto, a défrayé la chronique suite à la décision des Etats membres de prolonger son utilisation pour une durée de cinq ans.

Les OGM

Les autorisations de culture ou de commercialisation des OGM sont également adoptées à l'échelle européenne. Actuellement, la commercialisation d'environ 60 OGM est autorisée pour l'alimentation humaine et animale. Il s'agit essentiellement de soja, de maïs, de coton, de colza, de pomme de terre ou encore de betterave. Le maïs MON810 de Monsanto est le seul OGM cultivé actuellement en Europe, bien que son autorisation n'ait pas encore été renouvelée.

L' agriculture biologique  

L'Union européenne est la deuxième région du monde qui consacre le plus de surfaces à la culture du bio, soit 12 millions d'hectare, juste derrière l'Australie (22 millions). Là aussi, des règles entourant la production biologique sont définies au niveau de l'Union européenne. Si de nombreux labels bios coexistent dans nos supermarchés, le label AB français – propriété exclusive du ministère de l'agriculture - et le label bio européen (ou Eurofeuille) recouvrent exactement les mêmes caractéristiques.

Le saviez-vous ? Les Français sont les Européens qui accordent le plus de temps à leur pause déjeuner. Seulement 1 Français sur 4 accorde moins de 30 minutes à sa pause de midi, contre 91% en Grèce ou encore 77% en Pologne.