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"30 jours pour comprendre l'Europe" : Cap sur les élections ! [n°30]

Synthèse 14.07.2018 Isaure Magnien

Vous n'êtes pas spécialiste des questions européennes ? Toute l'Europe vous explique l'essentiel ! Brexit, zone euro, populismes... découvrez ou redécouvrez l'Union européenne avec un article par jour, du lundi au samedi. Aujourd'hui : les élections européennes.

Istock élections

Elections : mode d'emploi

Entre les 23 et 26 mai prochains, chaque citoyen européen sera invité à élire ses députés au Parlement européen. En France, où l'on vote traditionnellement un dimanche, ce sera le 26 mai. Les résultats seront quant à eux énoncés ce même jour partout dans l'Union européenne. 

Elus au suffrage universel direct depuis 1979 selon un mode de scrutin proportionnel, les députés européens sont aujourd'hui 751 à occuper l'hémicycle. Mais avec la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, il a été décidé d'élire 705 députés en 2019.

Plus les pays sont peuplés, plus ils comptent de députés. Cependant, lorsqu'un député européen français représente 905 258 citoyens, un député européen d'origine maltaise n'en représente plus que 76 716. En 2019, les français éliront 79 députés européens, soit cinq de plus qu'en 2014.

La majorité électorale diffère selon les pays. En France, on peut voter à 18 ans quand en Autriche par exemple, le vote est autorisé dès 16 ans. 

Une mobilisation difficile

En 1979, les partis socialistes européens sont arrivés en tête avec 113 sièges sur 410. Le taux d'abstention d'une Europe à neuf Etats membres était alors de 48%, soit un score déjà important. Mais rien de comparable avec les derniers scrutins ! En effet, le taux de participation aux élections européennes ne cesse de baisser, jusqu'à atteindre, en 2014, 42,5%...

Parmi les raisons souvent invoquées : incompréhension, indifférence, sentiment d'éloignement voire colère vis-à-vis des institutions européennes et de leurs représentants… sans compter le caractère "secondaire" généralement attribué à ces élections dont on saisit mal les retombées.

Quels changements pour 2019 ?

Depuis 2014, chaque groupe politique européen présente une tête de liste, susceptible d'être désignée président de la Commission européenne si elle remporte l'élection.

Par ailleurs, le mode de scrutin a été modifié en France pour l'année prochaine. De 2004 à 2014, les députés européens français ont été élus par circonscription, mais en 2019, les listes seront nationales.

Ces initiatives auront-elles un impact sur la mobilisation des Français ? Rendez-vous en 2019 pour le découvrir...

Parmi les 74 députés français européens élus en 2014, 7 ont depuis quitté leurs fonctions. Dans les cas de démissions, toutes ont eu lieu en 2017 à la suite des élections présidentielle et législatives, pour rejoindre le nouveau gouvernement ou devenir député national. C'est notamment le cas pour Sylvie Goulard (MoDem), Marine Le Pen (FN), Jean-Luc Mélenchon (FI) ou encore Louis Aliot (FN).