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Politique de voisinage

La politique européenne de voisinage

Aide à la démocratie

Entourer l’Union européenne d’un cercle d’Etats amis afin d’en stabiliser les frontières : telle est la raison d’être de la politique européenne de voisinage (PEV). Cette initiative, lancée en 1995 sous le nom de processus de Barcelone, puis réactualisée au début des années 2000, concerne tous les Etats partageant une frontière terrestre ou maritime avec l’un des pays membres de l’UE, qu’ils soient situés à l’Est ou au Sud. Son objectif est de créer un espace de prospérité et de stabilité autour de l’UE en entretenant une coopération étroite avec des Etats qui n’ont pas vocation à y rentrer.

A l’heure actuelle, ces Etats sont le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Lybie, l’Egypte, Israël, la Jordanie, l’Autorité palestinienne, le Liban, la Syrie, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Moldavie, l’Ukraine et la Biélorussie. Bien que mitoyenne elle aussi, la Russie fait l’objet d’un partenariat à part qui ne relève pas de la politique européenne de voisinage (PEV).

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Retrouvez comment bénéficier des financements européens aux frontières de l'Europe :

- Instrument d'aide à la préadhésion ;
- Instrument européen de voisinage ;
- Instrument européen pour la démocratie et les droits de l'homme ;
- Instrument contribuant à la stabilité et à la paix ;
- Instrument de partenariat ;
- Instrument de coopération au développement.

Si la PEV repose sur des principes communs à tous les partenaires, l’UE entretient une relation différenciée avec chacun, selon sa situation, ses besoins et son implication.

Cette relation est encadrée par des accords négociés entre l’UE et ses Etats membres d’une part, et le pays partenaire d’autre part. Ainsi à chaque engagement pris par ce dernier correspond une aide de la part de l’UE, selon un principe dit du "donner plus pour recevoir plus".

A cet ensemble d’accords "bilatéraux" entre l’UE et chaque pays tiers s'ajoutent trois grandes enceintes de coopérations "multilatérales" correspondant à trois grandes zones géographiques qui entourent l’UE :

 

  • L’Union pour la Méditerranée en ce qui concerne les pays au Sud de l’Europe
  • Le Partenariat Oriental qui s’adresse aux pays de l’Est
  • La Synergie de la Mer Noire pour les pays du Sud-Est

Alors que douze pays ont déjà adopté un plan d’action, parfois de deuxième génération, certains pays comme la Biélorussie ont un régime encore trop autoritaire pour que les discussions soient entamées. D’autres comme la Syrie connaissent des crises tellement graves que la coopération avec le gouvernement est suspendue (sans pour autant arrêter l’aide humanitaire).

Cependant, le bilan de la PEV est dans l’ensemble positif : elle a permis une augmentation considérable des échanges commerciaux et une accélération du rythme de réformes dans un certain nombre d’Etats, grâce aux incitations qu’elle offre.

Aujourd’hui, la PEV s’est quelque peu réformée, notamment à l’initiative du service européen d’action extérieure, donnant la priorité aux engagements démocratiques des pays partenaires, ce qui a fait stagner certains partenariats et en a relancé d’autres. Concernant les méthodes de travail, l’UE désire mettre davantage l’accent sur la coopération avec la société civile et notamment les entreprises, les universités ou les associations.