Dossier spécial Elections européennes 2014
Slovaquie

Slovaquie

Capitale : Bratislava
Population : 5,41 millions - (Eurostat - 2013)
Superficie : 49 036 km² - (Eurostat - 2012)
Date d'adhésion : 2004-05-01
Taux de croissance du PIB : 2 % - (Eurostat - 2012)
Taux de chômage : 14 % - (Eurostat - 2012)
Dette publique : 52,1 % - (Eurostat - 2012)
Inflation : 1,7 % - (Eurostat - 2013)
Monnaie : Euro
Découpage administratif : 8 régions, 21 districts, 2887 communes
Hymne national : Nad Tatrou sa blýska (Au-dessus des monts Tatras brille l’éclair)
Indicatif téléphonique : 421
Code ISO : SK
Système politique : République parlementaire
Espérance de vie : 75,5 ans - (Eurostat - 2011)
drapeau Slovaquie

Politique

Indépendante depuis le 1er janvier 1993, la Slovaquie (Slovenska republika) est une république parlementaire.

Le Président de la République, Ivan Gašparovič, a été réélu au suffrage universel direct pour cinq ans en 2009 avec plus de 55 % des suffrages. Le pouvoir exécutif est exercé par le Premier ministre, Robert Fico, élu le 10 mars 2012. Il retrouve son poste après l'avoir occupé de 2006 à 2010.

Pour la première fois depuis l'indépendance de la Slovaquie en 1993, un seul parti politique formera le gouvernement. Le Smer-SD, situé à gauche, a en effet obtenu la majorité absolue au Parlement avec 83 sièges sur 150.

Le Conseil national (Parlement monocaméral) est une chambre unique composée de députés élus pour 4 ans à la proportionnelle avec un seuil de 5% des voix.

Le pays et l'Union européenne

La Slovaquie s’est engagée sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne peu de temps après son indépendance. Elle a déposé sa candidature à l’UE le 27 juin 1995. Le 15 juillet 1997, la Commission émet un premier avis positif sur la candidature slovaque.

La République slovaque est exclue des premières négociations d'entrée dans l'OTAN et l’Union européenne, malgré des performances économiques qui auraient pu la qualifier, mais en raison du caractère autoritaire et de nombreux scandales politiques caractérisant l’exercice du pouvoir par le gouvernement de M. Meciar. Après le changement politique issu des élections législatives en 1998, le pays entame les négociations d’adhésion avec l’Union le 15 février 2000. La Slovaquie s’efforce alors de  mener une politique d'austérité pour restaurer les finances de l'Etat (premier Gouvernement Dzurinda).

Des progrès ont été accomplis dans le sens de la démocratisation des institutions, le respect des droits de l'homme et l’indépendance du système judiciaire. En 2002, le Conseil européen de Copenhague constate qu’à l’instar des neuf autres pays candidats la Slovaquie remplit les conditions d’entrée dans l'Union.

Le 16 mai 2003, les Slovaques établissent un record d’"euro-enthousiasme" avec 92,46% de "oui" au référendum organisé sur l’adhésion à l’Union (avec une participation de 52,15 %). Le pays entre dans l’UE le 1er mai 2004.

La Slovaquie est entrée dans l'Espace Schengen en décembre 2007, et a adopté l'euro le 1er janvier 2009.

La Slovaquie est représentée par 13 députés au Parlement européen et 7 voix au Conseil.

Géographie

La Slovaquie a des frontières communes avec la République tchèque, la Hongrie, l’Autriche, la Pologne et l’Ukraine. Pour certains géographes, le centre de l’Europe se trouve dans la région centrale du pays.

Le paysage slovaque est très contrasté dans son relief. Les Carpates s'étendent sur la majorité de la moitié nord du pays. Les plaines se trouvent au sud-ouest et au sud-est.

Le territoire slovaque est traversé par le plus grand fleuve d’Europe, le Danube, sur lequel se trouve la capitale Bratislava.

Economie

La forte tradition industrielle se structure autour de trois activités : sidérurgie, raffinement d’hydrocarbures et industrie automobile. Le pays dispose aussi d’un potentiel touristique important.

Les réformes entreprises à la fin des années 1990 ont permis de redresser l’économie, de diminuer le poids de l’agriculture (largement privatisée) et de faire émerger un secteur des services dynamique.

La Slovaquie réalise près de 80 % de ses échanges commerciaux avec l'Union européenne. Ses principaux clients et fournisseurs sont l’Allemagne et la République tchèque. Les investissements directs français en Slovaquie sont les seconds en importance après ceux de la RFA (avec accent mis sur les secteurs suivants : énergie, automobile, sous-traitance automobile, laboratoires pharmaceutiques, etc.).

En 2010, tirée par la reconstitution des stocks et les exportations, la croissance du PIB a atteint 4 % et a quasiment retrouvé son niveau d’avant la crise. Le gouvernement de Robert Fico a entrepris, depuis le retour au pouvoir en mars 2012 de son parti, le SMER (social-démocrate), de mener à bien un certain nombre de réformes (retraites, santé, économie et consolidation budgétaire notamment). La croissance, forte en 2011, a légèrement ralenti en 2012 et les prévisions pour 2013 sont encore à la baisse (entre 0,5 et 1,5%). Le chômage reste encore très élevé, autour de 14% de la population active.

Le déficit public a connu une importante diminution depuis 2010 (de 7,7% à 4,3% en 2012) et devrait passer sous la barre des 3% en 2013.

Histoire

  • VIème siècle : la Slovaquie constitue pendant onze siècles une province du royaume de Hongrie.

  • 1918 : signature du Traité de Trianon. La Slovaquie et la République tchèque forment un nouvel Etat jusqu’en 1992 : la Tchécoslovaquie (à l'exception des années 1939 à 1945). Cet Etat de 15 millions de personnes au cœur de l’Europe connaît une réelle prospérité dans l’entre-deux-guerres. C’est aussi le seul Etat d’Europe centrale à connaître la démocratie pendant cette période.

  • 1938 : Accords de Munich. La Tchécoslovaquie est envahie par l’Allemagne nazie. L’Armée rouge occupe le pays à la fin de la guerre.

  • 1948 : "Coup de Prague" : le président de la République tchécoslovaque cède le pouvoir aux communistes.

  • 1968 : lors du "Printemps de Prague", le pays devient une république fédérale.

  • 1993 : la "Révolution de Velours" met fin au pouvoir des communistes. Création de la République Slovaque. Qualifié de "divorce de velours", le démantèlement de la Tchécoslovaquie est réalisé sans heurts.

  • 2004 : adhésion à l’Union européenne.

Culture

Jan Kollar (1793-1825)

Le développement de la langue, de la littérature et de la poésie slovaques est intimement lié à l’essor du sentiment national au XIXème siècle, conçu en résistance aux influences concomitantes magyare, tchèque et autrichienne dans la culture de la Slovaquie. Les recueils folkloriques et poétiques de Jan Kollar (1793-1825) se veulent les vecteurs d’une culture nationale de l’authenticité slave et de la simplicité rurale. La renaissance culturelle et l’éveil de la conscience nationale slovaque en réaction à une domination hongroise et à la "magyarisation" ont mené à la codification de la langue slovaque en 1843 (Bernolak puis Ludovit Stur).

Sans doute Pavol Orszagh Hviezdoslav (1849-1921) est-il le plus connu des poètes classiques de langue slovaque, s’appuyant sur cet héritage national des décennies précédentes.

La culture slovaque est également fortement marquée par le caractère de très grande tolérance religieuse qui a prévalu malgré les conflits historiques (Guerre de trente ans, etc.). La ville de Presbourg (Bratislava) s’est longtemps, et à juste titre, enorgueillie d’être une capitale pluri-culturelle (slovaque, tchèque, allemande, hongroise, yiddish) et pluriconfessionnelle (catholique, orthodoxe, protestante, juive). Les églises rurales présentent une originalité architecturale et une authenticité qui leur attire les faveurs, en particulier les nombreuses églises de bois de la partie orientale du pays.