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Guy Verhofstadt

Guy Verhofstadt

Guy Verhofstadt est député européen et président du groupe Alliance des Démocrates et Libéraux pour l'Europe depuis 2009. Juriste de formation, cet ancien Premier ministre belge fut surnommé "Baby Thatcher" en raison de son âge et de ses prises de positions radicales. Candidat en 2014 pour le poste de président de la Commission européenne, il avait déjà été pressenti pour succéder à Romano Prodi en 2004 et était en compétition face à José Manuel Barroso en 2010. Personnalité européenne de premier plan, il milite pour une Europe fédérale.

Sa vie et sa carrière politique

Guy Verhofstadt naît le 11 avril 1953 à Termonde, en Belgique. Il grandit en Flandre, dans la région gantoise et fait ses études primaires à l'école communale de Ledeberg. Elève réputé rebelle, il entre à l'Université d'Etat de Gand pour y étudier le droit de 1971 à 1975 et dynamise l'association des étudiants libéraux flamands (la LVSV). De 1979 à 1980, il devient président des jeunes du PVV (le parti libéral flamand), et réclame une rénovation du libéralisme, ce qui lui vaudra plus tard le surnom de "Baby Thatcher".

Après avoir accepté la charge de secrétaire de Willy De Clercq en 1977, président du Parti libéral flamand (PVV), il devient en 1982 président de ce parti à 29 ans. L'année 1985 marque son entrée à la Chambre des représentants et sa nomination au poste de vice-Premier ministre et ministre du Budget, de la Politique scientifique et du Plan, dans le gouvernement Martens VI.

En 1999, Guy Verhofstadt devient le 46e Premier ministre du Royaume de Belgique, à la tête d'une coalition "Arc-en-ciel" puis "violette". Un poste qu'il occupera pendant 9 ans.

Le 21 avril 2008, Guy Verhofstadt reçoit le Grand Cordon de l'Ordre de Léopold, la plus haute décoration belge.

Son engagement européen

Président de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe au Parlement européen depuis 2009, il s'est distingué par ses prises de position en faveur d'une réglementation forte des services financiers et a initié le débat sur la création d'euro-obligations pour résoudre la crise de la dette souveraine. Il a fondé le Club Spinelli, une organisation fédéraliste influente réunissant des politiques, des académiques et des membres de la société civile.

Son engagement européen est remarqué lorsqu'il lance en 2001 à Laëken, sous la présidence belge de l'UE, le processus qui mènera à la rédaction du Traité constitutionnel.

En 2004, il est l'un des favoris pour prendre la succession de Romano Prodi à la tête de la Commission européenne, soutenu notamment par le Président français Jacques Chirac et le Chancelier allemand Gerhard Schröder. Mais il se heurte notamment à un refus britannique à cause de son opposition à la guerre en Irak. On lui préfère finalement le Portugais José Manuel Durão Barroso.

Depuis 2009, ses déclarations dans l'hémicycle sont régulièrement reprises par les médias. "L'attitude de l'Union européenne me dégoûte et me rend malade. (…) Nous n'avons rien appris du passé, rien du tout. (...) Je suis un Européen convaincu mais je ne compte pas sur l'Union européenne en ce moment. Je compte sur la France, je compte sur le Royaume-Uni, je compte sur les Etats-Unis pour donner l'exemple", a-t-il déclaré en 2011. Ou encore en 2012 "je me demande qui est en fait le candidat de l’extrême droite. Est-ce que c’est Le Pen ou est-ce que c’est Sarkozy ? Je me le demande. Quand je vois l’évolution de cette campagne électorale, on n’a jamais vu ça dans aucun pays ! Un Président français en exercice qui utilise ce langage-là, voilà le problème !".

Guy Verhofstadt a publié de nombreux ouvrages parmi lesquels un livre-manifeste intitulé "Debout l'Europe !", coécrit en 2012 avec Daniel Cohn-Bendit.