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Parlement européen

[Revue de presse] Siège du Parlement européen : le débat continue

Siège du Parlement à Strasbourg (c) Parlement européen

"Régulièrement remis en cause, le siège du Parlement européen de Strasbourg fait face à une nouvelle offensive de ses détracteurs" explique dans un article publié hier le site Euractiv.fr. La commission des Affaires constitutionnelles du Parlement européen s'est une nouvelle fois prononcée en faveur d'un rapport qui remet en cause le siège strasbourgeois de l'institution. L'objectif : mettre un terme à la migration mensuelle des députés et du personnel du Parlement de Bruxelles vers Strasbourg, jugée trop chère et polluante par certains.

"A 22 voix contre 4, les eurodéputés ont (...) approuvé le rapport d’initiative relatif aux sièges des institutions européennes proposé par les eurodéputés Ashley Fox et Gerald Häfner", explique Euractiv.fr. "En clair, les eurodéputés pourraient décider de ne plus se déplacer à Strasbourg pour les 12 sessions plénières prévues par les traités et qui se déroulent systématiquement dans la capitale alsacienne", poursuit le site d'information.

Le débat n'est pas nouveau. 2006 a vu se lancer une vraie campagne en faveur du siège unique, à Bruxelles, baptisée "one seat". L'argument principal des anti-Strasbourg est le coût de ce "travelling circus" mensuel, rappelle EUObserver : 200 millions d'euros par an supportés par le contribuable européen.

Des arguments remis en cause par le ministre français des Affaires européennes lui-même, qui a réagi hier par voie de communiqué de presse. "Les chiffres avancés dans ce rapport sur le coût de la localisation du Parlement européen sont remis en cause par les données du Secrétariat général du Parlement européen lui-même", explique Thierry Repentin. "Les arguments utilisés par les co-rapporteurs pour remettre en cause le siège du Parlement européen sont donc contestables et contestés", poursuit-il.

Le ministre a également souhaité que, "à quelques mois des élections européennes, (...) les acteurs européens [se mobilisent] pour apporter des réponses concrètes aux préoccupations des citoyens européens plutôt que de se perdre en vaines querelles institutionnelles". Le maire de Strasbourg, Roland Ries, en appelle de son côté à une  "mobilisation collective en faveur de Strasbourg, qu’elle soit locale, nationale ou européenne, indispensable pour compenser les moyens que se donnent depuis plusieurs années les défenseurs d’un transfert du siège du Parlement européen vers Bruxelles", rapportent les Dernières Nouvelles d'Alsace. Il déplore également que "ledit rapport ne se concentre que sur le siège du Parlement européen à l’exclusion de tous les autres" [DNA].