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[Revue de presse] Google se rapproche d’un accord à l’amiable avec la Commission européenne

Google (c) istock

"Google peut avoir le sourire", commente aujourd'hui les Echos. Après presque trois ans d'enquête, le géant américain n'a jamais été aussi proche d'un accord avec Bruxelles, qui l'accuse de pratiques anti-concurrentielles.

Le géant d'Internet est soupçonné de biaiser la concurrence sur les marchés de la recherche et de la publicité en ligne. L'enquête visant Google a été ouverte il y a presque trois ans, en novembre 2010, à la suite de plusieurs plaintes, dont une émanait du portail internet Ciao appartenant à Microsoft, qui s'est lui-même joint à la plainte en 2011. 

Le moteur de recherche était en particulier accusé de mettre en avant ses propres services au détriment des autres moteurs de recherche spécialisés, par exemple dans les restaurants ou la géolocalisation. 

En avril, Google - qui détient 80% de parts de marché dans le secteur européen des moteurs de recherche - avait proposé, entre autres, de distinguer ses propres services de ceux de ses concurrents dans les pages de résultats. Mais ces propositions avaient été jugées insuffisantes par les concurrents du géant américain. Google a alors pris fin septembre, de nouveaux engagements, qualifiés ce mardi d’ " amélioration substantielle", par Joaquin Almunia au cours d'un discours au Parlement européen, rapporte La Tribune.

Ces nouvelles propositions donneront lieu à un questionnaire que la Commission adressera aux plaignants et aux concurrents de Google pour juger de leur efficacité.

"Si notre enquête sur ces propositions améliorées est satisfaisante, je continuerai sur la voie " d'une solution négociée, en rendant les engagements de Google légalement contraignants, a déclaré le commissaire européen. Dans le cas contraire, la Commission "enverra une communication des griefs à Google dans les prochains mois" ; ce qui pourrait se traduire au terme du processus par une amende atteignant au maximum 10 % du chiffre d'affaires annuel de l'entreprise (qui s'élève à plus de 50 milliards de dollars). Mais "je pense que la voie d'un accord amiable reste le meilleur choix", a estimé M. Almunia. [Le Monde/AFP]

Selon Kent Walker, avocat de Google cité par Challenges, "Bien que la concurrence soit vive sur internet, nous avons pris la décision difficile de répondre à leurs exigences afin de parvenir à un règlement". Il faudra encore attendre quelques mois, sans doute le printemps 2014, pour connaître l'issue définitive de ce bras de fer, indique Les Echos.