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08/11/10Felipe Gonzalez met en garde contre la réouverture des traités Votre commentaire
A Paris pour clôturer le Cycle des hautes études européennes (CHEE) de l'ENA, M. Felipe Gonzalez, ancien Premier ministre espagnol et plus récemment Président du groupe de réflexion sur l'avenir de l'Europe, a discuté avec Touteleurope.eu du rapport des Sages, de la crise financière et de l'avenir de la sociale démocratie en Europe.
Le rapport des Sages : des pistes pour préparer l'avenir
Mandaté par le Conseil européen en décembre 2008, Felipe Gonzalez a travaillé pendant plus d'un an, entouré de personnalités politiques et d'experts européens de premier plan pour réfléchir à l'avenir de l'Union à l'horizon de 2030.
Au plus fort de l'actualité de la Présidence française, ce rapport des Sages a été commandé dans un contexte de bras de fer entre Nicolas Sarkozy et d'autres dirigeants européens. Le conflit portait sur les négociations d'adhésion avec la Turquie, pour réfléchir aux frontières de l'Europe. Cependant, en raison de l'opposition de plusieurs Etats membres, l'élargissement n'a finalement pas été inclus dans le mandat du groupe de réflexion. Les dix membres du groupe (parmi lesquels deux vice-présidents, l'ancienne présidente lettone Vaira Vike-Freiberga et le président de Nokia, Jorma Ollila) ont concentré leurs efforts sur les défis auxquels l'Union sera confrontée à l'avenir. L'environnement, le développement durable, le terrorisme, l'énergie, l'immigration et la réforme du modèle socio-économique en Europe ont tous été passés en revue dans leur rapport remis en mai dernier.
Entre la commande et la livraison de ce rapport, la crise économique a déferlé sur l’Europe. Pour Felipe Gonzalez, le rapport des Sages ne vise pas uniquement l'horizon de 2030 mais propose des mesures pour réagir à la crise actuelle. Selon lui, il faut relier 'les réformes structurelles à des mesures anti-crises tout en progressant sur la question de la gouvernance économique au niveau européen'. Il souligne également l'importance de la formation, des réformes du marché du travail ainsi que la nécessité de s'attaquer au défi démographique en Europe.
Parrain du CHEE, Felipe Gonzalez trouve que 'la crise de la gouvernance est celle de la diminution de la méritocratie qui est dûe à une diminution de la qualité des cadres. Il est important pour cette raison de soutenir l'ENA qui est une grande institution de formation de cadres'.
Il estime qu'il est 'trop tôt pour mettre en œuvre des politiques d'ajustement sans poursuivre des politique d'investissement via la Banque européenne d'investissement et d'autres fonds d'investissement européen…' Selon M. Gonzalez, 'il est nécessaire d'avancer sur la réforme de la gouvernance économique de façon plus globale pour ne pas prendre en compte uniquement le pacte de stabilité'. La gouvernance économique devrait comporter un volet de vigilance et de contrôle des économies mais aussi de la convergence économique, au moins entre les pays de la zone euro. Interrogé sur la finalité de ce rapport, M. Gonzalez espère que le Conseil européen s'en inspirera pour dresser des pistes pour sortir de la crise.
Le Cycle des hautes études européennes poursuit trois objectifs :
Diversifier le réseau des personnalités d'influence qui sont familières des questions européennes ;
Donner des clés de compréhension des positions nationales sur ces questions ;
Constituer une filière d'excellence sur les questions européennes pour des personnalités à fort potentiel de carrière.
Retrouver la présentation du CHEE ici.
L'Espagne sortirait de la crise plus tôt que prévu
'Des mesures d'austérité sans réforme profonde du système financier nous mèneront à une nouvelle crise financière' prévient l'ancien premier ministre. 'Nous devons nous accorder avec les Etats-Unis pour porter cette question de la réforme du système financier au G20'. Quant aux propositions allemandes de réformer les traités pour pérenniser le fonds de stabilité, M. Gonzalez se déclare plus sceptique. Il craint que cela 'bloque l'Europe pendant beaucoup d'années. Après plus de 10 ans de négociations, il n'est pas prudent de ré-ouvrir ce long chapitre après la Constitution puis le traité de Lisbonne'.
Interrogé sur la situation en Espagne, M. Gonzalez se montre à la fois lucide et optimiste quant à l'issu de la crise profonde qui frappe son pays. 'L'implosion financière et l'implosion du marché de l'immobilier, un élément qui a aggravé la crise en Espagne, ont eu un impact terrible' explique-t-il. Toutefois, il estime que 'les mesures d'ajustement peuvent produire des effets rapides parce que les problèmes du déficit et de la croissance de l'endettement sont des problèmes conjoncturels. Par conséquence, si les causes sont conjoncturelles, je crois que les mesures d'ajustement vont réduire rapidement les déficits. Il restera un certain endettement mais l'Espagne va sortir de la crise plus tôt que prévu.'
'Il y aura un retour des sociaux-démocrates'
'Tous les gouvernements en place vont payer la gestion de la crise' affirme-t-il. 'Je ne suis pas préoccupé par le recul de la social-démocratie. Je suis plus préoccupé par la carence des réponses sociaux-démocrates! Ce n'est pas la même chose. Je crois que d'ici à deux ou trois ans, on assistera à un retour des gouvernements sociaux-démocrates. Mais, si le retour des sociaux-démocrates n'est que défensif et critique vis-à-vis des gouvernements actuels, cela ne sera pas suffisant. Nous devons nous confronter à des réformes très sérieuses pour lesquelles nous avons besoin d'une vision social-démocrate que je ne trouve pas pour l'instant'.
En savoir plus :
Le Groupe de réflexion sur l'avenir de l'Europe
Le Cycle des hautes études européennes de l'ENA
Bernard Boucault : "L'Europe est à tous les étages de l'ENA !" - Touteleurope.eu
La Crise économique dans la zone euro - Touteleurope.eu
Les européens se sentent traqués par cette UE qui nous impose son diktat et cela ne fait qu accroître les sentiments nationalistes et resurgir les vieux fantômes du passé,
A chacun chez soi et maître chez lui !!!!!
Des images?
L’entre-deux de l’UE a échoué. Le petit pas de 2005 a été celui de trop suite à des erreurs politiques majeures qui ont flingué un projet ambitieux au profit d’une stagnation fatale.
Il n’est plus temps d’attendre que les prêteurs internationaux décident en lieu et place des peuples. Que chacun d’entre-nous se positionne en son âme et conscience : des États à l’aune de ce qu’ils peuvent individuellement ou l’intégration achevée au nom d’une solidarité européenne qui prendra alors tout son sens.
Ces opposants d'aujourd'hui ont beau jeu de protester contre une politique très dure et autocratique, mais c'est le retour du balancier qu'ils ont eux-même provoqué.
Cela n'autorise pas certains excés, mais cela n'autorise pas non plus de s'immiscer dans la vie politique hongroise, au mépris des électeurs et en stigmatisant son chef. ce faisant, on risque de le conforter encore davantage dans son radicalisme.
Je ne partage pas le point de vue selon lequel la majorité des gens est très mécontente. C'est beaucoup plus subtil que cela et l'influence de V. Orban chez les jeunes, par exemple à l'université, est encore très forte.
Le danger serait de vouloir faire de la Hongrie un bouc émissaire des pb. de l'UE. Cela ne rendra certainement pas service à l'Union.
A ce stade de quasi faillite, il ne peut y avoir de recherche permanente d'un consensus - ce qui ne se pratique jamais en Hongrie qq. soit le pouvoir en place - et le "spoilt system" fait parti de la vie politique courante de ce pays. L'opposition, si elle revenait au pouvoir ne manquerait pas de pratiquer tout aussi radicalement à son seul profit.
Néanmoins, la puissance financière de la Grande-Bretagne aidant, les Anglais sont parvenus, en appliquant la politique de la carotte et du bâton, à empêcher les mouvements indépendantistes et les tendances sécessionnistes de s’imposer. Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose de cette puissance financière.
Souvenons-nous en effet que la puissance de l’Angleterre, de la Grande-Bretagne repose davantage sur son contrôle financier que sur la géographie. C’est ce qui leur a permis de s’imposer pendant un certain temps. Mais depuis quelques années, on observe un accroissement de la volonté des Ecossais à reprendre leurs affaires en mains.
Et comme toutes les unions sont désormais dans la situation d’avoir à imposer des mesures d’austérité draconiennes sur les nations ou les pays qu’ils regroupent, les nations ou les pays membres qui en font partie, qu’il s’agisse de l’Ecosse ou d’un pays européen quelconque, sont sous forte pression de leurs populations pour s’en retirer en raison du refus catégorique de celles-ci d’accepter des mesures aussi radicales. Ce genre de réaction est appelé à se généraliser, et c’est ce qui se produit en Ecosse aujourd’hui du fait de la crise financière.
Il reste maintenant à voir si Londres va être en mesure de contrôler l’évolution de la situation. Je crois toutefois que ces événements nous annoncent une période de fortes turbulences à court terme, dans les jours et les semaines qui viennent, et non pas sur un horizon de plusieurs mois ou de quelques années." (Bill Jones, an analyst with Executive Intelligence Review of Washington DC, quoted in Vers l’éclatement du Royaume-Uni? by Richard Le Hir, Amériquébec.net, 31 décembre 2011)
http://rueclementmarot.blogspot.com/
Très attentive à la réforme de la gouvernance économique européenne, j'ai écrit une série d'articles sur ce sujet sur mon blog contrelacour.over-blog.fr.
1. Sur le renforcement de la discipline budgétaire
Ce que vous indiquez à propos du sommet du 9 décembre et du prochain traité intergouvernemental est exact. Cependant, ces dispositions ne sont pas encore applicables.
Pour autant, la gouvernance économique a connu une sérieuse réforme en 2011 via le "six pack" adopté cette automne.
Voir: http://contrelacour.over-blog.fr/article-six-pack-une-synthese-de-la-reforme-de-la-gouvernance-econo[..] sont ces réformes qui ont permis à la Commission d'exercer une forte pression sur le gouvernement belge.
Voir: http://contrelacour.over-blog.fr/article-deficit-belge-et-reforme-du-pacte-de-stabilite-et-de-croiss[..] Pour ce qui est des recommandations et des sanctions, vous indiquez que le dernier mot revient au Conseil.
ceci est à relativiser avec la mise en place de la nouvelle procédure de décision dite à la "majorité inversée". Désormais une décision de la Commission entre en application sauf si le Conseil s'y oppose explicitement. Auparavant les décisions devaient attendre l'aval du Conseil.
3. Concernant les sanctions de 0,2% du PIB (dépot portant ou non intéret puis amende), celles-ci sont d'ores et déjà applicables via l'entrée en vigueur du "Six pack" et n'ont donc pas à attendre le nouveau traité intergouvernemental.
Cordialement
Le budget 2012 de la Belgique a été recalé par la Commission.
Ce nouvel épisode de la série "Budgets nationaux, déficits excessifs et recommandations de la Commission" met en oeuvre les nouveautés votées par les institutions communautaire au sujet du Pacte de stabilité et de croissance (PSC).
je comprends pas le terme populiste ? que veut-il dire précisément ou plutôt qu'est ce qu'il veut dire dans la pensée de Jean Leonetti ? merci pour votre réponse.
Ni l'Europe, ni M. Orban n'ont intérêt à une rupture et je gage qu'il n'y en aura pas.
La Hongrie vaincue et enchainée a plus fait pour la liberté et la justice qu'aucun peuple depuis vingt ans. Mais pour que cette leçon atteigne et persuade en Occident ceux qui se bouchaient les oreilles et les yeux, il a fallu et nous ne pourrons nous en consoler, que le peuple Hongrois versât à flots un sang qui sèche déjà dans les mémoires.
elle n'est pas uniquement Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la Santé et de la Protection sociale chargée des personnes handicapées; elle est aussi candidate de l'UMP pour la Quatrième circonscription des Français établis hors de France (Belgique-Pays Bas- Luxebmourg). Ces visites de terrains, aux frais du contribuables, ne sont pas anodines...http://www.philipcordery.fr/2011/12/21/375/
les coûts de l'électricité nucléaire, ce qui s'est déjà produit entre 2001 et 2007.L'électricité d'origine nucléaire n'a pas un avenir économique à long terme, l'électricité d'origine éolienne est déjà moins couteuse dans certaines conditions. Sortir du nucléaire progressivement et diversifier localement les sources d 'énergies renouvelables(solaire, éolien, biomasse, méthanisation des déchets et cogénération)semble plus judicieux pour le moyen terme.
Vous êtes bien placé pour savoir qu'il existe une obscénité du dollar et de la convoitise. Mais comme tout le monde vous vous dites: Profitons de la manne dont nous avons été privés trop longtemps. Dans quelques années nous pourrons faire preuve d'esprit critique et dire aux gouvernements, au FMI, aux compagnies alimentaires ou cinématographiques américaines, allemandes, japonaises, qu'elles exagèrent et que notre pays n'était pas voué à l'équarris sage. " Vous vous trompez. La morale n'est pas un luxe que l'on s'offre quand les choses sont allées trop loin. L'histoire nous a montré cent fois qu'alors elle ne mérite plus qu'un seul nom et ne tolère qu'un seul système: la dictature. L'urgence vous apparaîtra quand il sera trop tard, quand l'extrême droite, comme toujours, se sera jetée sur le drapeau national pour faire honte à votre pays de ce qu’il est devenu.
Quant à nos médias, ils sont lamentables dans leur défense acharnée du dogme du Réchauffement Climatique Anthropique. Et nos gouvernants, tétanisés par la crainte de déplaire aux Verts, et qui suivent moutonnièrement les instructions de l'UE, ils n'ont rien compris aux données d'observation, aux dérapages du GIEC et à sa science fausse (ou ils ne veulent pas comprendre, par lâcheté ou par complaisance). Mais les petits gaulois sont teigneux, têtus, et ils résistent encore et toujours à la propagande réchauffiste.... Qu'on se le dise!...
Comment dès lors s'étonner d'une incompréhension et d'une indifférence grandissantes entre les peuples de l'UE ?
"L'Europe sans les peuples ", c'est d'abord ce processus technocratique d'élargissement selon lequel, un beau matin, les européens découvrent qu'ils "partagent désormais leur destin" avec celui d'un nouveau pays qu'ils ont du mal à situer sur la carte de l'Europe !!!
La responsabilité des trois Institutions comme celle des États membres est ici engagée. Mais c'est surtout la Commission qui est responsable de cette "politique d'élargissement" qui a perdu toute légitimité politique et démocratique et qui se poursuit imperturbablement alors même que l'UE27 est en proie à une violente crise interne.
Il est grand temps que l'UE déclare - au moins jusqu'en 2014 - une pause dans le processus mécanique d'élargissement à 7 ou 8 nouveaux États déjà déclarés "candidats" plus ou moins officiels. Afin de se donner au moins le temps de la réflexion et du débat démocratique - et de renforcer à nouveau ses mécanismes et ses Institutions mis à mal par la crise.
Jean-Guy GIRAUD
aux réalités du monde d'aujourd'hui qui est plus compliqué qu'hier.j'approuve ce qui est proposer!
Il faudrait être irresponsable pour pratiquer l'immobilisme.Je pense qu'il en va de l'intérêt Générale et mondiale .
La plupart des pays de l'"UE 10" - cad les États non membres de l'Eurogroupe- seraient en effet probablement favorables à un renforcement de l'UEM à laquelle ils aspirent légitimement d'adhérer (y compris la Suède et le Danemark).
Pour surmonter le problème du veto britannique, il suffirait de supprimer ...le droit de veto lui-même. En attendant, la Commission a raison de privilégier la négociation de réformes entre l'ensemble des 27 : si, en fin de course, le Royaume Uni devait se trouver isolé il devrait bien se soumettre (comme pour le Traité de Lisbonne) ou se démettre (comme pour la Charte).
Dès lors, il est plus que temps d'engager la large réforme de l'UEM par la révision des traités - en parallèle avec les mesures d'urgence nécessaires.
Et il serait opportun que cette réforme soit lancée par le PE au nom de l'ensemble des citoyens européens - tenus jusqu'ici totalement écartés de négociations qui les concernent au premier chef. Jean-Guy GIRAUD
Le texte adopté par la Convention est ensuite soumis aux États membres (réunis en "Conférence intergouvernementale") qui doivent l'adopter puis le ratifier à l'unanimité. Jean-Guy GIRAUD
Lorsque je vois les débats pour allier la rigueur budgétaire avec la relance économique de la Zone Euro, je me pose certaines questions, notamment sur la réticence de l'Allemagne. En effet, est-elle réellement crédible ?
Car, on semble oublier que la situation des caisses allemandes n'est pas plus enviable que pour celles des autres pays européens, comme la France. D'après mes sources, sa dette serait à hauteur de 84% de son PIB actuellement, et sa balance commerciale semble de plus en plus se déséquilibrer. De plus, l'émission "ratée" de "Bund" ne rencontrant pas assez de demande par rapport aux résultats attendus, montre que l'état des caisses souveraines allemandes ne sont pas en si bonne santé.
D'accord, l'Allemagne tire la croissance de l'Europe vers le haut (ou plutôt permet de sortir le haut du crâne, de la Zone Euro, de l'eau), elle semble vouloir donner l'exemple mais sa croissance est-elle vraiment durable ? Est-ce un exemple, alors qu'elle continue de prôner une concurrence intra-européenne au niveau des exportations (n'oublions pas que la plus part des exportations allemandes vont au cœur de l'Europe), alors que les autres membres ne sont plus en mesure de suivre le mouvement, pour cause d'austérité et de rigueur ? Au final, l'Allemagne ne serait-elle pas un peu égoïste au sein même de sa politique européenne ? Au fond, n'aurait-elle pas besoin, elle aussi, pour sa santé financière, de l'émission d'eurobonds ?
D'avance, je vous remercie.
Ham-Ham















