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Roumanie
Population: 21,46 millions - (Eurostat - 2010)
Superficie: 238 391 Km² - (Eurostat)
Taux de croissance du PIB réel: -7,1 % - (Eurosat - 2009)
Taux de chômage: 6,9 % - (Eurostat - 2009)
Dette publique en % PIB: 23,7 % - (Eurostat - 2009)
Inflation: 7,9 % - (Eurostat - 2008)
Déficit/excédent public en % PIB: -8,3 % (Eurostat - 2009)
Monnaie: Leu
Date d'adhésion: 1er janvier 2007
Politique
La Roumanie (România) est une République dotée d’un parlement bicaméral et dont la Constitution est en partie inspirée de celle de la Vème République Française. Le pays est membre du Conseil de l’Europe (1993) et de l’OTAN (2003).
Son président, Traian Basescu (Parti Démocrate Libéral), a été élu en 2004. Suite au renversement du gouvernement du Premier ministre Emil Boc (Parti National Libéral), le président roumain a chargé en octobre 2009 un économiste indépendant, Lucian Croitoru, de former un nouveau gouvernement. Il possède des pouvoirs limités face à un gouvernement dont les ministres sont soumis à une habilitation individuelle du Parlement lors de l’investiture du gouvernement. Aujourd'hui, c'est à nouveau Emil Boc qui est premier ministre.
Le pays et l'Union européenne
Le 22 juin 1995, le pays a déposé sa candidature formelle à l’adhésion mais les négociations n’ont été ouvertes qu’après le Conseil européen d’Helsinki (1999). Après avoir été écartée de la première vague d’adhésion par le Conseil européen de Laeken (2001), celui tenu en 2004 a souligné les efforts et progrès d’ores et déjà réalisés par le pays. Le traite d'adhésion a été signé à Luxembourg, le 25 avril 2005, après un avis favorable du Parlement européen donné le 13 avril.
La Commission européenne a pour sa part confirmé en octobre 2005 que la Roumanie remplissait les conditions politiques pour entrer dans l’UE. Mais des efforts restent à accomplir pour renforcer l’Etat de droit (lutte contre la corruption, système judiciaire, capacité administrative, protection des minorités). Le 16 mai 2006, lors du réexamen de la situation roumaine, la Commission se réservait encore la possibilité de demander le report de l’adhésion à 2008. Finalement, le 26 septembre 2006, la Commission a rendu un avis favorable pour l'entrée de la Roumanie dans l'UE dès 2007, une adhésion assortie de "mesures d'accompagnement".
Le pays a donc adhéré à l'Union le 1er janvier 2007. La Roumanie compte 33 députés au Parlement européen et dispose de 14 voix au Conseil de l'UE.
Histoire
- Ier siècle avant J.-C. : le roi Bourébista unifie les tribus vivant sur le territoire carpato-danubien-pontique et fonde le Royaume de Dacie. Au Ier siècle après J.C., l’empereur Trajan conquiert la Dacie et en fait une province romaine.
La domination ottomane
- 1386-1455 : malgré la résistance des princes de Valachie et de Moldavie, les régions de Roumanie passent sous domination ottomane. Après deux siècles de guerre contre l’Empire, les trois provinces roumaines (Transylvanie, Moldavie et Valachie) acquièrent une importante autonomie au XVIème siècle. La première tentative d’unification des voïvodats roumains se solde par un échec.
- 1699 : L’Eglise orthodoxe de Transylvanie demande son rattachement à Rome et devient l’Eglise gréco-catholique de Roumanie alors que les autres régions restent majoritairement orthodoxes.
Les guerres débouchent sur l'indépendance et la neutralité de la Roumanie
- 1812-1878 : à la suite de la guerre russo-turque, la Bessarabie (moitié est de la Moldavie) passe sous domination du Tsar (jusqu’à la Première guerre mondiale). A l’issue de la guerre de Crimée, le traité de Paris (1856) place l’autonomie des principautés de Moldavie et de Valachie sous la garantie des puissances européennes et en particulier de la France. A l’issue d’une nouvelle tentative d’unification de la Moldavie et de la Valachie, la Roumanie est internationalement reconnue au Congrès de Berlin en 1878.
- 1914 : les Roumains choisissent la neutralité, avant de s’engager en 1916 aux côtés des Alliés, avec l’espoir de récupérer la Transylvanie.
Le pays s'agrandit, les régimes se succèdent
- 1918 : la victoire des alliés marque la naissance de la "grande Roumanie" : l’Etat roumain unitaire est proclamé le 1er décembre 1918 (jour national de la Roumanie). Le Traité de Saint-Germain-en-Laye (1919) entérine la réunion de la Bucovine, la Transylvanie et la Bessarabie.
- 1940-1945 : après l’abdication du roi Carol Ier en faveur de son fils Michel Ier, le pouvoir est aux mains du général Ion Antonescu qui instaure un régime nationaliste d’extrême droite, soutient l’Allemagne hitlérienne et déclare la guerre à la Russie soviétique. A la fin de la guerre, les troupes russes entrent en Roumanie, et, dans un climat d’intimidation, les communistes emportent 71% des voix aux élections, entraînant la proclamation de la république populaire. Le roi Michel est contraint à l’abdication en 1947, les partis politiques sont supprimés et leurs membres persécutés et incarcérés.
- Les années 1950 : sous l’autorité de Gheorghe Gheorghiu Dej, sont synonymes de collectivisation de l’agriculture, de nationalisation des entreprises et des banques et d’industrialisation forcée. Dix ans plus tard, le remboursement de la dette rend le pays exsangue.
L'ère Ceausescu conduit l'abolition de la dictature
- 1965 : la direction du Parti puis de l’Etat est monopolisée par Nicolae Ceausescu, qui verse dans le culte de la personnalité et instaure un gouvernement de type totalitaire, s’appuyant sur la police secrète ("Securitate").
- 1989 : le soulèvement éclate à Timisoara. Malgré la proclamation de l’Etat de siège et après la mort de plus de 1000 personnes, la dictature est abolie le 22 décembre. Le Front du salut national prend le pouvoir et annonce la chute du régime communiste. En 1991 une nouvelle constitution, conforme aux idéaux démocratiques, est adoptée par référendum.
Géographie
Le territoire roumain est formé du plateau de Transylvanie (500-700 m d’altitude au centre et nord-ouest du pays) entouré par l’arc des Carpates (point culminant : mont Moldoveanu 2 543 m), des collines de Moldavie (nord-est), de la plaine côtière de la Dobrudja (sud-est) et de la plaine de la Valachie (sud).
La jonction du Danube, qui forme la frontière méridionale du pays (sur 1075 km) et de la mer Noire forme un vaste delta (4 340 km2) qui est un paradis pour les oiseaux, dans la région de la Dobroudja. Dans un climat tempéré continental sur la majeure partie du pays, la Roumanie compte près de 200 stations thermales et bénéficie d’un tourisme important sur les bords de la Mer Noire, autour de Constanta où le climat est plus méditerranéen.
La Roumanie est environnée de la Bulgarie au sud, la Serbie-Monténégro à l’ouest, la Hongrie au nord ouest, l’Ukraine au Nord et à l’est et la Moldavie à l’est.
Economie
Albanie exceptée, la Roumanie est le pays le moins urbanisé d’Europe centrale et orientale. Après avoir subi une nationalisation de type soviétique, le pays bénéficie d’un programme de stabilisation économique lancé par le FMI en 1997. Si la situation économique s’est améliorée (le PIB a connu une forte croissance - 8, 3 % en 2004 - et l’inflation est passée de 40, 7 % à 9, 3 % en 4 ans), le malaise social et politique s’en est trouvé exacerbé : les réformes mettent en relief les faiblesses de l’économie roumaine, entraînant inflation et perte de pouvoir d’achat.
La première loi relative aux privatisations remonte à 1991, mais une ordonnance s’est avérée nécessaire (1998) pour rendre le processus équitable, transparent et conforme aux mécanismes de marché afin de rassurer les partenaires extérieurs, dont notamment l’UE qui représente près des trois cinquième de l’investissement direct étranger.
Le poids de l’agriculture reste important (10, 65 % de la superficie agricole de l’UE), et les principales activités industrielles sont le secteur manufacturier, l’énergie et les industries extractives. Le taux de chômage était de 5,7% en novembre 2005.
Culture
La culture roumaine a donné naissance à de grands noms de la création artistique et de la réflexion dans les domaines les plus divers. Beaucoup de ces personnages traduisent dans leur vie comme dans leur œuvre l’attachement réciproque et ancien de la France et de la Roumanie. Qu’il s’agisse des théoriciens et philosophes Emile Cioran et Mircea Eliade, du dramaturge Eugène Ionesco ou du poète Tristan Tzara, la France a souvent accueilli leur exil ou leur quête d’ouverture. Il en va de même de George Enescu, musicien installé à Paris dès 1895, ou de Brancusi, le sculpteur.
Sibiu, ville symbole de la cohabitation de plusieurs nationalités (Allemands, Saxons, Roumains, Hongrois, Tziganes et Juifs) a été fondée au XIIème siècle par des familles luxembourgeoises. La ville a été élue capitale européenne de la culture pour 2007 aux côtés de Luxembourg.
Sans doute est-ce malgré elle que la Roumanie doit assumer la réputation d’un de ses habitants, le comte Dracula, qui, s’il est inspiré de la figure de Vlad Tepes surnommé "l’Empaleur", souverain valaque du XIVème siècle, est une création de l’écrivain britannique Bram Stoker qui en fit le héros de son livre paru en 1897, "La légende du Comte Dracula". Depuis lors, les vampires appartiennent aux attentes des visiteurs de Transylvanie.






















