Lettonie
01/03/13L'Europe de la semaine du 4 au 10 mars : négociations pour Chypre, Lettonie dans l'euro ?, élections à Malte Votre commentaire
Touteleurope.eu vous informe sur les événements de la semaine à venir. Les prochains jours auront une couleur très bruxelloise, avec la réunion des ministres des Finances de l'Eurozone, qui retrouveront ensuite leurs dix homologues européens pour un conseil ECOFIN très attendu. Mercredi, trois villes européennes verront leur système de transport récompensés tandis que l'île de Malte devrait (enfin) se retrouver dans la lumière, en prévision des législatives anticipées le 9 mars.
Lundi 4 février : L'Eurogroupe planche sur le sauvetage de l'île de Chypre
Durant la réunion, les ministres des Finances de la zone euro tâcheront de statuer sur un éventuel répit donné à Lisbonne et Dublin, qui doivent tout deux rembourser les prêts accordés par la troïka européenne en 2011. "Cela rendra la transition vers une autosuffisance en matière de financement plus graduelle et moins risquée", a ainsi affirmé le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem.
"L'Eurogroupe sera attentif à ce que Chypre mette en œuvre des actions appropriés pour assurer la stabilité financière". Jeroen Dijsselbloem a donné le ton. Le président de l'Eurogroupe s'attend à un accord rapide entre le nouveau président chypriote, Nicos Anastasiades, et les ministres des Finances de la zone euro, pour le sauvetage d'une île dont les finances sont de plus en plus dans le rouge. 17 milliards d'euros, c'est le montant demandé par Chypre, celui autour duquel devrait tourner les négociations lors de cette réunion. L'élection du candidat conservateur était attendue par les membres de l'Eurogroupe, dont les tractations avec Nicosie avaient été bloquées par l'immobilisme de l'ancien président communiste, Demetris Cristofias. Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, s'est montré très sceptique ces dernières semaines à l'égard du plan de sauvetage, s'interrogeant particulièrement sur les potentielles conséquences d'une cessation de paiement de l'île de Chypre.
Le déblocage de l'aide est conditionné à la mise en œuvre de nombreuses privatisations d'entreprises publiques ainsi que d'un plan d'assainissement du secteur bancaire chypriote, accusé par certains dirigeants européens de favoriser le blanchiment d'argent. Si le nouveau gouvernement chypriote accepte de faire des concessions lors de ce sommet, les 17 milliards d'euros pourraient être versés à la fin du mois.
Lundi 4 mars : la Lettonie frappe à la porte de la zone euro
Peuplée de plus de 2 millions d'habitants, la Lettonie est la 24e économie de l'Union européenne. Subissant de plein fouet la crise économique et financière de 2008, elle a connu trois années consécutives de récession avant de se remettre d'aplomb. Selon le FMI, son PIB aurait grimpé de 5% en 2012. Avec un taux d'endettement de 39,5% du PIB ainsi qu'un déficit public de 1,5% enregistrés l'année dernière, la Lettonie répond parfaitement aux exigences d'équilibre du Pacte de stabilité.
Le 4 mars, la Lettonie déposera sa demande d'adhésion à la zone euro auprès de la Commission européenne. Membre de l'UE depuis 2004, l'Etat balte pourrait abandonner le Lat pour l'euro dès le 1er janvier 2014. La Lettonie deviendrait alors le 18e pays à profiter de la monnaie unique. Sous réserve de l'accord de la Commission européenne, puis des ministres des Finances et chefs d'Etats de l'Union en juin, la Banque centrale européenne (BCE) pourrait donner son aval à l'Etat letton au mois de juillet prochain.
Mardi 5 février : Le Conseil ECOFIN s'attaque au secteur bancaire
Après le Parlement européen, la Commission et la présidence irlandaise du Conseil, c'est au tour des vingt-sept ministres des Finances de l'UE de statuer sur la règlementation des bonus bancaires. Dans l'ordre du jour du Conseil ECOFIN prévu le mardi 5 février, on trouve en effet la proposition récemment adoptée par le trio "Parlement-Commission-Présidence irlandaise", limitant à 200% les revenus variables d'un cadre travaillant dans le secteur bancaire, relativement au salaire fixe de ce même salarié. Malgré l'opposition farouche de Londres et de la City, la proposition devrait sans doute être adoptée par une majorité des ministres présents.
Le Conseil traitera également de la transposition dans la législation européenne de l'accord international dit "Bâle III", approuvé par le G20 en novembre 2010, et qui oblige les banques à renforcer leurs fonds propres et par là-même leur solidité vis-à-vis des risques systémiques. Cette intégration devrait normalement s'opérer par l'imposition de nouvelles règles aux institutions bancaires européennes, ainsi qu'une autorisation donnée aux gouvernements nationaux d'accéder aux activités de dépôts des banques.
Mercredi 6 mars : Remise du prix européen des Plans de Déplacements Urbains 2012
Lors d'une cérémonie organisée à Bruxelles le mercredi 6 mars, la Commission européenne décernera le prix européen des Plans de Déplacements Urbains (SUMP Award 2012). Le prix récompense le haut niveau de développement et de gestion des réseaux de transports urbains des villes européennes. Sur les 29 candidats au titre, sont encore en lice la ville de Toulouse (France), d'Aberdeen (Royaume-Uni) et de Ljutomer (Slovénie).
Une belle revanche pour la compagnie de transports toulousaine Tisséo, longtemps critiquée par la chambre régionale des comptes de Midi-Pyrénées pour son manque d'investissements financiers dans les transports en commun de la ville rose.
Samedi 9 mars : Elections législatives à Malte
Le 9 mars, les Maltais se rendront aux urnes afin d'élire leurs parlementaires pour un mandat de cinq ans. Selon les derniers sondages d'opinion, le Parti travailliste (MLP), parti d'opposition de Joseph Muscat, serait en tête avec 49% des voix. Juste derrière, le Parti nationaliste (centre-droit) de l'actuel premier ministre Lawrence Gonzi le talonnerait avec 47% des suffrages. La partie promet d'être une nouvelle fois très serrée : lors des dernières élections législatives de mars 2008, un écart de 1 580 voix, soit 0,53% des suffrages exprimés, avait finalement départagé les partis en lice. Alors que les nationalistes gouvernent le pays depuis quinze ans, le Parti travailliste a tenu les rênes du pouvoir pendant seulement deux mois entre 1996 et 1998. Les écologistes d'Alternative démocratie (AD), dirigé par Michael Briguglio, ne sont quant à eux crédités que de 4%.
Si la presse européenne semble oublier les élections maltaises, l'enjeu est néanmoins important. Au 1er janvier 2017, l'île de Malte sera à la tête de la présidence tournante de l'Union européenne, alors même que David Cameron devrait organiser un référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union.
Le rejet du budget lors du vote de confiance au parlement le 10 décembre dernier avait entraîné la chute du gouvernement maltais. Sur proposition du Premier ministre Lawrence Gonzi, le président maltais George Abela a dissous le parlement le 7 janvier dernier.




















