Italie

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Capitale: Rome
Population: 60,63 millions - (Eurostat - 2011)
Superficie: 301 336 km² - (Eurostat)
Taux de croissance du PIB réel: 0,5 % - (Eurostat - 2011)
Taux de chômage: 8,6 % - (Eurostat - 2011)
Dette publique en % PIB: 120 % - (Eurostat - 2011)
Inflation: 1,6% - (Eurostat - 2010)
Déficit/excédent public en % PIB: -4,6 - (Eurostat - 2010)
Monnaie: Euro
Date d'adhésion: Membre fondateur en 1957

Politique

© [2008] JupiterimagesL’Italie est une république parlementaire bicamérale. Le président de la République, Giorgio Napolitano, qui a succédé le 15 mai 2006 à Carlos Azeglio Ciampi, jouit de pouvoirs relativement limités.

Silvio Berlusconi, qui avait succédé à Romano Prodi à la tête du gouvernement italien le 8 mai 2008, a été contraint de présenter sa démission le 12 novembre 2011, après l'adoption des mesures de rigueur promises à l'Union européenne. Accusé d'avoir miné la crédibilité de son pays, il a été remplacé par Mario Monti, ancien commissaire européen, dont le nouveau gouvernement est essentiellement composé de technocrates.

Le pays et l'Union européenne

© Communauté européenneL’Italie est l’un des six pays fondateurs des Communautés européennes. Les traités instituant la Communauté économique européenne et Euratom ont été signés à Rome en 1957.

L’Italie a toujours œuvré pour l’approfondissement de la construction européenne. La présidence italienne, au cours du deuxième semestre 1996, a contribué à l’ouverture des discussions ayant abouti au traité d’Amsterdam et à l’instauration d’Europol.

Au cours des dernières années, l’Italie s’est attachée à promouvoir une plus grande intégration, notamment dans les domaines judiciaire et militaire.

Le lien transatlantique fort noué entre Rome et Washington a conduit l’Italie à s’engager dans le conflit irakien en  2003.

La position géographique de l’Italie lui confère une vocation méditerranéenne et explique son implication dans la politique de l’UE dans les Balkans.

L’Italie compte 73 députés au Parlement européen et dispose de 29 voix au Conseil.

Histoire

Périodes dorées pour l'Italie

  • VIIIe siècle avant notre ère : fondation de la cité de Rome qui accroît peu à peu sa zone d’influence à l’ensemble de l’Europe.

  • 476 : chute de l’Empire romain d’Occident.

  • 1122-1250 : les puissantes cités du Nord de l’Italie sont contraintes à prendre part à la lutte entre la papauté et l’empereur ; elles se divisent en une lutte fratricide entre guelfes et gibelins. Les cités rivales de Venise, Gênes, Florence,  prospèrent grâce au commerce avec l’Orient.

  • XIVème-XVème siècles : renaissance littéraire, artistique et scientifique dans le nord de l’Italie. C’est l’apogée des cités-Etats comme Florence, qui devient le centre culturel de l’Europe sous le règne des Médicis.

Des relations tendues avec l'Autriche et la France  

  • 1494-1559 : les guerres d’Italie opposent la France à l’Empire des Habsbourg. La victoire finale des Habsbourg marque le début de la domination espagnole sur la péninsule.

  • 1713 : par le Traité d’Utrecht, l’Autriche hérite des possessions espagnoles en Italie.

  • 1796 : début de la campagne d’Italie. Bonaparte y fonde une République-sœur, qui sera plus tard incorporée à son Empire.

Après l'unification et Mussolini, l'Italie retrouve la stabilité

  • 1870 : la prise de Rome par les troupes du roi Victor Emmanuel II marque l’achèvement de l’unification italienne, commencée en 1848 avec l’essor du mouvement nationaliste (Risorgimento) jusqu’à la proclamation du Royaume en 1861.

  • 29 octobre 1922 : Benito Mussolini accède au pouvoir après la Marche sur Rome. Il met en place une dictature fasciste et entre guerre en 1940 aux côtés de l’Allemagne nazie. La résistance armée des partisans s’accroît.

  • 2 juin 1946 : proclamation de la République. Depuis cette date, la vie politique italienne est restée longtemps marquée par une certaine instabilité gouvernementale. Les années 70 ("années de plomb") sont troublées par des violences terroristes d’extrême-gauche et d’extrême-droite.

Géographie

© [2008] JupiterimagesPéninsule de l'Europe méridionale baignée par la mer Méditerranée, l'Italie partage ses frontières continentales au nord avec la France, la Suisse, l'Autriche et la Slovénie. Elle est composée de 20 régions dont deux îles : la Sicile et la Sardaigne.

Le pays est montagneux : les Apennins forment comme une épine dorsale du nord au sud. Au sud-ouest, plusieurs volcans sont toujours en activité : le Vésuve (près de Naples) et l'Etna (en Sicile).

Economie

© [2008] JupiterimagesMême si les différences sont aujourd’hui moins frappantes, l’Italie présente toujours deux profils contrastés : le Nord industriel et dynamique, (notamment grâce aux grandes firmes comme FIAT ou Pirelli) tranche avec le Sud (Mezzogiorno) plus rural, aux taux de chômage élevés.

L’Italie connaît depuis 2004 d’importantes difficultés économiques qui font d’elle le "grand malade" de l’Europe occidentale. Ses nombreuses PME souffrent de la compétition internationale et le pouvoir d’achat est au mieux stagnant. La hausse des déficits budgétaires a valu à Rome l’ouverture par la Commission, en 2005, des procédures prévues par le Pacte de stabilité et de croissance.

Adopté le 22 décembre 2011, le dernier plan d'austérité table sur des économies de 20 milliards d'euros, et doit permettre à l'Italie d'atteindre l'équilibre budgétaire en 2013 et de tenir ainsi la promesse faite à Bruxelles et aux marchés. Il s'ajoute à deux cures d'austérité d'un montant global de 60 milliards d'euros adoptées en juillet et en septembre.

Le tourisme occupe une place importante dans l'économie italienne. Cinquième destination touristique mondiale grâce à son riche passé historique et culturel, à ses nombreuses stations balnéaires ainsi qu’à la présence des Alpes, l'Italie accueille en moyenne 44 millions de visiteurs par an.

Plus grand producteur européen de riz, de fruits et de végétaux et également le plus grand producteur et exportateur mondial de vin, l'Italie est l'une des puissances agricoles majeures de l'Union Européenne.

Alors que Milan se dispute le titre de la capitale de la mode avec Paris, la "botte" est la patrie de nombreuses marques mondialement connues (Armani, Prada, Versace, Gucci, Dolce & Gabbana, Guess...), la mode constituant le deuxième secteur manufacturier du pays.

Culture

Michel-Ange (1475-1564)

© [2008] JupiterimagesLa culture italienne, foisonnante et riche, constitue l’un des fleurons et des aiguillons de la culture mondiale depuis la Renaissance, lorsque la prospérité des cités-Etats, jointe à la redécouverte du patrimoine antique, suscitèrent parmi les plus grands chefs-d’œuvre de tous les temps. Parmi ces génies, Michel-Ange, sculpteur du David de Florence et peintre de la chapelle Sixtine, rend au modelé du corps humain une force et une perfection splendide.

La litanie des grands peintres et sculpteurs italiens, Piero della Francesca, Botticelli, Raphaël, Caravage, Léonard de Vinci, semble presque infinie. Mais cet héritage pictural ne se limite pas aux siècles passés. Plus près de nous, le XXème siècle a fait surgir de grands artistes comme Modigliani (1884-1920) ou Giorgio de Chirico.

Du côté de la littérature, la richesse est la même, de Dante à Buzzati ou Sciascia. Elle est illustrée par de grands hommes politiques : César, Cicéron, Sénèque, Marco Polo, Machiavel. Carlo Goldoni (1707-1793) modernise la commedia dell’arte ; deux siècles plus tard, Pirandello engage une nouvelle révolution théâtrale ; la musique italienne franchit les frontières avec Vivaldi, Bellini, Verdi.

Pier Paolo Pasolini (1922-1975)

Depuis cinquante ans, l’Italie a apporté une contribution très importante au cinéma mondial, à partir du réalisme italien de Rosselini. Fidèle à la tradition d’un art à la fois populaire et exigeant, le cinéma italien a trouvé en Fellini un esthète incomparable.

Quant au cinéma italien, on ne présente plus Visconti et plus récemment Bertolucci. L’œuvre originale et complexe du poète et cinéaste Pier Paolo Pasolini, au destin tragique, est à la fois marqué par la convergence de traditions culturelles artistiques et populaires spécifiquement italiennes et d’un engagement politique et artistique qui était attaché à décrire, représenter et modifier l’Italie en cours de modernisation des années 1970. 

Mise à jour : mardi 24 avril 2012 15:12