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Irlande
22/11/10Le mécanisme européen de stabilisation : Comment ça marche ? 19
L'Union européenne et le FMI vont renflouer les caisses de l'Irlande. La simplicité de cette phrase cache une réalité un peu complexe que Toute l'Europe vous propose de décrypter grâce à une animation interactive. Quelles sont les différentes étapes du processus, quelles institutions y sont impliquées ? Qui finance quoi ?
Comment ça marche ?
En temps normal, l'Irlande, pour se financer, emprunte sur les marchés financiers. Mais en raison des difficultés de son secteur bancaire et de son intervention pour lui venir en aide, les niveaux de dette et de déficit de l'Irlande ont explosé. Les agences de notation ont mis en doute sa capacité à rembourser ses emprunts. En contrepartie de ce risque de défaut, les marchés exigent des taux très élevés à l'Irlande, pour qui il devient très délicat d'emprunter.
Le Fonds monétaire international (FMI)
Regroupant 187 pays, cette organisation liée à l'ONU a pour but d'assurer la stabilité financière et de faciliter le commerce international. En plus de fournir une assistance financière aux Etats qui en ont besoin, il surveille la bonne santé économique de ses Etats membres et leur prodigue des conseils pour surmonter les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Les Etats y participent (montants investis et droits de vote) proportionnellement à leur PIB. Son directeur, depuis novembre 2007, est le Français Dominique Strauss-Kahn.
C'est pour des cas comme celui-ci qu'existe le mécanisme européen de stabilisation financière. Dans un premier temps, l'Irlande devra prendre contact avec la Commission européenne. Ensemble, et en lien avec la Banque centrale européenne et le FMI, elles discuteront des besoins de l'Irlande, mais aussi des contreparties que cette dernière devra fournir. L'Irlande devra donc présenter un programme d'ajustement à la Commission, expliquant les mesures qu'elle compte mettre en place pour résorber son déficit. Les pourparlers avec le gouvernement seront menés par une mission "conjointe" comprenant des représentants de la BCE, du FMI et de la Commission, et qui s'est déplacée à Dublin à la mi-novembre.
Lorsqu'un accord aura été trouvé, la Commission rédigera une proposition, qu'elle transmettra au Conseil des ministres. A priori, le Parlement européen n'a pas voix au chapitre, ce qu'il regrette. Etant donné qu'une partie des fonds levés par le mécanisme seront garantis par le budget de l'UE, sur lequel le Parlement a son mot à dire, il estime normal de pouvoir se prononcer.
Sur base de cette proposition, le Conseil doit adopter une décision, qui doit inclure la somme maximum prêtée, le taux appliqué, la durée de l'opération, le nombre de versements, et enfin les conditions du prêt. Il peut alors actionner le mécanisme.
Les budgets des Etats membres de la zone euro ainsi que le budget de l'Union européenne garantissent chacun une partie du mécanisme, ce qui le rend très fiable et lui permet de recevoir la note maximale auprès des agences de notation. Il va donc pouvoir lever facilement des fonds sur les marchés, qu'il va re-prêter à l'Irlande à des taux qu'elle n'aurait pas pu obtenir en empruntant directement.
La Commission sera chargée de surveiller le respect par l'Irlande des conditions auxquelles elle s'est engagée (plan d'austérité, restructuration de son système bancaire, réforme de sa fiscalité...).
Qui finance quoi ?
750 milliards, qu'est ce que cela représente ?
C'est une somme très importante. En effet, les besoins de financement de toute la zone euro jusqu'en 2013 s'élèvent à 4000 milliards d'euros. A titre comparatif, pour les quatre prochaines années, l'Irlande aura besoin de 100 milliards d'euros, comme le Portugal, et l'Espagne de 600 milliards. Quant à la France, elle aura besoin de 850 milliards, somme la plus importante de toute la zone euro. Mais contrairement à ses partenaires en difficultés, la France n'a pour l'instant aucun mal à se financer sur les marchés.
Si on appelle le dispositif "mécanisme" et non directement "fonds", c'est qu'il ne se présente pas sous la forme d'une somme d'argent déposée sur un compte, prête à être utilisée. Il s'agit de la possibilité donnée soit à l'Union européenne (confiée à la Commission) soit à une "entité" (sous le contrôle des Etats membres de la zone euro) de lever des fonds sur les marchés, qui seront garantis respectivement par le budget européen et par les budgets desdits Etats, à hauteur des sommes indiquées sur le schéma.
Ces garanties sont très importantes et se chiffrent en centaines de milliards d'euros. Elles sont aussi très fiables puisqu'il est excessivement peu probable que tous les Etats fassent faillite en même temps. Grâce à elles, les "entités" créées dans le cadre du mécanisme sont très bien notées sur les marchés, ce qui leur permet d'y emprunter de l'argent à bas taux, argent qu'elles peuvent prêter en retour aux Etats de la zone euro en difficultés.
Tableau comparatif des deux entités :
| Fonds d'assistance financière | Fonds européen de stabilité financière |
|---|---|---|
Forme | Géré par la Commission européenne | S.A. basée au Luxembourg, gérée par une équipe de 12 personnes |
Montant maximum | 90 milliards d'€ | 660 milliards d'€ |
Contributeurs | FMI (30 mds), budget communautaire (60 mds) | FMI (220 mds), budgets nationaux au pro-rata du PIB (440 mds au total) |
Bénéficiaires potentiels | Ensemble des Etats de l'UE | Seuls Etats de la zone euro |
Provenance des fonds | Argent levé sur les marchés ou auprès d'institutions financières, garanti par le budget communautaire | Argent levé sur les marchés ou auprès d'institutions financières, garanti par les budgets nationaux |
Destination des fonds | Prêts (ou lignes de crédits ou achat de titres de dette) | Prêts (ou lignes de crédits ou achat de titres de dette) |
Condition d'activation | Disponible sans délai | Disponible après accord gouvernemental |
Nature de l'aide | Conditionnelle | Conditionnelle |
A noter qu'il existe deux autres mécanismes existant sur un modèle similaire :
- L'un destiné aux pays n'appartenant pas à la zone euro, qui avait été mis en place au début de la crise, du temps où l'euro protégeait les pays l'utilisant. On l'appelle "mécanisme de soutien à la balance des paiements". Il est doté de 50 milliards d'euros et a servi à aider la Lettonie, la Hongrie et la Roumanie.
- L'autre qui correspond à l'aide qui a été donnée à la Grèce, pour un total de 110 milliards d'euros (30 du FMI et 80 des autres Etats). En effet, le mécanisme de stabilisation n'existait pas encore à cette époque là.
En savoir plus :
Règlement établissant le fonds européen de stabilité financière
Rapport du Sénat à propos du mécanisme de stabilisation
Mémo de la Commission su r le fonds communautaire
Au grand jeu de bonneteau européen actuel, ce sont les banques qui gagnent, et les peuples qui perdent. Plus de revenus.
Et vous, fonctionnaires européens, et vous, politiciens en vue, ça va, les fins de mois, oui ?
Mais il ne faut pas discuter le Tabou de la Dette des Etats. Surtout pas par un Audit permettant de déterminer les dettes justifiées, et celles qui n'ont servi qu'à renflouer les banques, ou faire des cadeaux fiscaux aux plus riches, au détriment de la population.
Avec ce splendide bonus qui a vu une politique économique pilotée par l'Allemagne contribuer à l'arrivée de nazis à l'Assemblée Grecque.
Mais chut: il ne faut pas le dire.
IL FAUT OBEIR A LA COMMISSION, A LA BCE, AU FMI(*), QUI SAVENT CE QUI EST BON POUR NOUS.
ET SILENCE DANS LES RANGS.
Michel
(*) Le FMI, qui a tellement réussi AVEC CETTE MËME POLITIQUE à maintenir les pays africains dans la panade pendant des décenies.
Cordialement
Je vous demande de considérer un peu mieux cette réaction concernant l'Esperanto, dans un avenir où tous les européens pourraient sauvegarder leurs propres langues tout en communiquant efficacement.
Le languedocien n'est pas une langue. Il est un dialecte d'une langue qui s'appelle l'occitan. Le mot «béarnais» désigne l'occitan parlé au Béarn.
cela entrainera un immobilisme pendant plus d'un an! Comment peut-on imaginer embaucher des fonctionnaires supplémentaire et réduire les déficits!équilibre 2017..! Je préfère 2016!
Dans l'hypothèse où F.H. ne tient pas ses engagements; J.L.M.et la CGT.organisent manifs et désordre de rue!quelle sera son choix..?
N.Sarkozy n'a jamais cédé.Dans tout cela je ne perds pas de vue ce que vivent les Espagnols et les Portugais.(Emprunt plus chers, baisse des salaires et des retraites!).
http://blogs.mediapart.fr/
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-langues-bien-commun-d[..]
http://www.touteleurope.eu/fr/actions/economie/politique-economique/presentation/le-mecanisme-eu[..] visite
Dans son dernier livre sobrement intitulé "Qu'ils s'en aillent tous", M. Mélenchon se réjouit même d'un éventuel rattachement de la Wallonie à la France. En toute duplicité idéologique. Tous les droits politiques, linguistiques et culturels pour les minorités régionales francophones à l'étranger (Romands, Wallons, Valdotains, 'Acadiens', Québécois etc), aucun droit pour les Bretons, les Corses, les Basques, les Catalans, les Occitans, les Alsaciens-Moselans dont l'existence même et les spécificités linguistiques et culturelles sont niés en Droit Français ! Les francophones sont visiblement plus égaux que les autres, et ils ont même le droit d'imposer l'usage de leur langue à tout le monde...
Les langues de France dans la campagne présidentielle
02 Avril 2012 Par Giordan Henri
Les campagnes présidentielles nous offrent, une fois encore, leur lot de promesses de prise en compte des revendications concernant les langues régionales et minoritaires. Par Henri Giordan, Renaud Lescuyer, Belkacem Lounès, Yves Plasseraud.
http://blogs.mediapart.fr/edition/les-langues-bien-commun-de-l-humanite/article/02041[..]
Jean-Guy GIRAUD
Je vous en remercie par avance,
Dans l'attente, bien cordialement,
Marie-José Fleury
http://www.euractiv.com/node/511895?utm_source=EurActiv+Newsletter&utm_campaign=ee02653357-news[..] du 1er avril…)
La dette est une très bonne affaire pour les banques : empruntant à 1% à la BCE, elles prêtent aux états à des taux entre 2,5% (Italie) et 15% (Grèce) augmentant exponentiellement la dette que les gouvernants sous le diktat de la Troïka veulent faire supporter aux peuples.
Que pensez vous faire et nous répondre ?
Il existe un site qui propose aux passagers dans de telles situations de remplir gratuitement un formulaire en ligne sur leur site http://www.skymediator.com
Le site se charge ensuite de toutes les formalités, y compris d'engager une action en justice. En cas de succès, skymediator conserve 20% de l'indemnisation obtenue et en reverse 80% au passager. En cas d'échec, tous les frais sont à la charge du site et le passager ne paye rien.
Sachant que la GRECE ne remboursera jamais :
Exigeons que la Banque Centrale Européenne(BCE) prête à la Banque Européenne d’Investissement(BEI) qui prêtera aux ETATS sans passer par des intermédiaires.
Devant UN REFUS CATEGORIQUE DE LA PART DE L’Allemagne et de ses satellites (Autriche, Luxembourg, Pays-Bas..) et des pays anglo- saxons,
Il faudra créer un nouveau groupe à l’intérieur de l’Union, de la zone Euro un groupe autour de la France (2° puissance économique de la zone euro).
Il faudra créer un nouveau groupe à l’intérieur de l’Union, de l’Euro un groupe autour de la France (2° puissance économique de la zone euro).
CE GROUPE AURA SA BANQUE CENTRALE ET POURRA PRETER A SES ETATS MEMBRES EN RENONCANT AUX PLANS D’AUSTERITE.
C’est un des moyens pour éviter la crise économique qui risque de tuer les salariés, retraités, chômeurs
RolandVIGNAULT
2) On ne leur prête pas. On rembourse leurs créanciers à leur place, c'est à dire qu'on vient en aide à ceux qui leur ont prêté. Et au peuple grec il reste la dette à rembourser à un nouveau créancier ayant plus d'autorité sur lui.
les salaires statutaires en prix constants ont progressé durant la dernière décennie, tant dans le premier que dans le second degré"
Il est étonnant que cela ne suscite pas plus de réaction en France...
le carnaval en France d'outre-mer est une institution, avec jours chomés et foule en liesse dans les rues.
Dommage d'oublier ces territoires européens dans cet article!




















