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Grèce
Population: 11,3 millions - (Eurostat - 2010)
Superficie: 131 625 km² - (Eurostat)
Taux de croissance du PIB réel: -2,0 % - (Eurostat - 2009)
Taux de chômage: 9,5% - (Eurostat - 2009)
Dette publique en % PIB: 115,1 % - (Eurostat - 2009)
Inflation: 4,2 % - (Eurostat - 2008)
Déficit/excédent public en % PIB: -13,6 - (Eurostat - 2009)
Monnaie: Euro
Date d'adhésion: 1er janvier 1981
Politique
Depuis 1974 et la fin de la dictature, la Grèce (Hellas) est une république parlementaire. La chambre unique du parlement, élue pour quatre ans, investit le Premier Ministre.
Depuis février 2005, le président de la République est Karolos Papoulias. Le Premier ministre, Georges Papandréou (Pasok, le parti socialiste grec), est à la tête du gouvernement depuis octobre 2009.
La vie politique grecque se caractérise par une bipolarisation de la compétition électorale entre la Nouvelle Démocratie et la gauche socialiste (PASOK).
Le pays et l'Union européenne
La Grèce a déposé sa candidature à la CEE dès l’effondrement de la Dictature des colonels. Son adhésion est devenue effective le 1er janvier 1981. La Grèce dispose de 22 sièges au Parlement européen et de 12 voix au Conseil des ministres.
Si certains contentieux persistent avec la Turquie, notamment sur la délimitation des frontières en mer Égée, le respect effectif de la liberté de culte dans les deux pays ou la réunification du territoire chypriote, les autorités grecques conduisent toutefois depuis 1999 une politique de rapprochement avec Ankara. La Grèce est ainsi favorable à l’entrée de la Turquie dans l’UE, dont elle espère en retour une normalisation des relations bilatérales.
La Grèce entretient par ailleurs un différend avec l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, à propos de son nom. La Grèce est hostile à l’adoption d’un nom semblable à celui de l’une de ses régions, qu’elle juge susceptible de favoriser, à terme, la revendication par cette République d’une partie du territoire grec.
De manière plus générale, la Grèce souhaite jouer un rôle moteur dans l’intégration des pays des Balkans à l’Union européenne.
Histoire
- Vème siècle avant notre ère : la civilisation des cités-États helléniques atteint son apogée. Sa philosophie, son organisation politique, ses arts sont à la base de la civilisation occidentale.
La Grèce dans les Empires
- 336-323 : l’Empire d’Alexandre porte le rayonnement de la culture et de la langue grecque dans tout l’Orient avec la conquête de l’Empire perse.
- 148 av. J.-C. : la Grèce devient une province romaine, puis devient le cœur de l’Empire romain d’Orient, puis de l’Empire byzantin après la chute de Rome.
- 1204 : avec la prise de Constantinople par les croisés, la Grèce est soumise à des bouleversements politiques et au morcellement.
Les difficiles relations avec la Turquie
- 1456-1458 : la Grèce est conquise par les Turcs et vit sous domination ottomane jusqu’au XIXème siècle.
- 1821-1830 : la guerre de libération de la Grèce par les patriotes suscite l’enthousiasme de la jeunesse romantique européenne, autour de la figure de Lord Byron.
- 1912-1913 : les guerres balkaniques opposent la Turquie et la Bulgarie, à la Grèce, qui reprend des terres.
- 1922 : le nationaliste turc Mustapha Kemal expulse en 1922 tous les Grecs de son pays. C’est la "catastrophe d’Asie mineure" pour les Grecs. Monarchies et républiques se succèdent.
De la dictature à l'entrée dans l'Union européenne
- 1967-1974 : la Dictature des colonels mise en place par un coup d’État militaire est fragilisée par son intervention sur l’île de Chypre. Elle cède la place à une "démocratie parlementaire présidentielle fondée sur la souveraineté du peuple".
Géographie
Au sud-est de l’Europe, la Grèce est formée de la pointe de la péninsule balkanique, de la presqu’île du Péloponnèse et de près de 2 000 îles. La Grèce est bordée par l’Albanie, l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, la Bulgarie et la Turquie.
C’est un pays de mer et de montagnes (le mont Olympe culmine à 2 917 m). La population de 10,9 millions d’habitants se concentre sur les étroites plaines littorales, en particulier en Attique, autour d’Athènes, et dans la plaine de Macédoine centrale, autour de Thessalonique. A elles seules, Athènes et son agglomération concentrent le tiers de la population grecque.
Les zones montagneuses pauvres et enclavées ont été traditionnellement dévolues à l’élevage ovin extensif, tandis que les cultures méditerranéennes (olivier, vigne, blé) se concentrent dans les plaines de Thessalie, Thrace, Macédoine et Attique.
Economie
L’économie grecque connaît depuis plusieurs années une croissance supérieure à celle de la moyenne des autres pays de la zone euro, mais souffre encore d’une productivité relativement faible. L’agriculture y demeure plus importante que dans les autres pays de l’UE. Les armateurs grecs contrôlent, directement ou indirectement, plus de 60% de la flotte mondiale. Des programmes cofinancés par l’UE ont pour but d’améliorer l’état des infrastructures dans le nord et les îles.
La Grèce a, avec l’Italie, la dette publique la plus élevée de la zone euro (proche de 110% du PIB en 2005). Le pays compte également un taux de chômage supérieur à la moyenne et une inflation parmi les plus élevées de la zone euro. La Commission européenne a entamé contre la Grèce une procédure pour déficit excessif en mai 2004, et le gouvernement élu la même année a entamé une série de réformes en profondeur, qui pourraient permettre à la Grèce de retrouver un niveau de déficit acceptable à la fin de l’année 2007.
Cependant, à l'automne 2009, le gouvernement décide de faire la vérité sur le déficit budgétaire du pays – 12,7 % du PIB et non 6%. Suite à cette annonce, les marchés perdent confiance, les taux de la dette grecque grimpent, obligeant le pays à emprunter à des coûts de plus en plus élevés, et l'empêchant à terme de se refinancer. Ainsi la Grèce a-t-elle annoncé en janvier un très vaste plan d'austérité pour ramener ses finances en ordre, en échange duquel elle a obtenu un prêt à taux préférentiel de la part de l'Union européenne et du FMI pour se refinancer à court terme.
Culture
Homère (prob. VIIIème siècle)
La littérature grecque commence là où naît la littérature occidentale et européenne en général, avec L’Iliade et l’Odyssée, attribuées à Homère. Le théâtre antique occupait au sein de la cité des fonctions politiques ou religieuses et contribuait à la cohésion de la communauté sociale et civique. Les thèmes empruntés aux mythes (Prométhée d'Eschyle, Électre de Sophocle, Oreste d'Euripide) s’attachent à représenter la soumission de l’homme à son destin et les conditions de son action. Les comédies d’Aristophane offrent une description vivante et mordante de la réalité athénienne du Vème siècle, avec ses conflits sociaux et ses antagonismes politiques, comme dans Les oiseaux. De sa splendeur antique, la Grèce conserve un patrimoine architectural d’une richesse impressionnante.
Maria Callas (1923-1977)
Si un grec de l’Antiquité revenait à Athènes aujourd’hui, il saurait se faire comprendre : le grec moderne dérive tout droit du grec ancien. Cependant les formes artistiques se sont profondément renouvelées et ouvertes aux influences de bien d’autres cultures. Depuis le dernier quart du XXème siècle, la culture grecque a connu une réelle renaissance après des siècles d’assoupissement. La notoriété internationale de Maria Callas, interprète de chants lyriques et actrice, considérée comme une des plus belles voix au monde dès le milieu des années 1940, en porte témoignage. La chanson populaire grecque a trouvé dans l’exil et la nostalgie du pays perdu à la dictature une nouvelle source d’inspiration, chez Angélique Ionatos ou Melina Mercouri. Celle-ci est devenue ministre de la culture de la Grèce lors de l’arrivée du PASOK au pouvoir en 1981.
Vassilis Vassilikos
L’écrivain s’exile en France en 1967 pour fuir la dictature militaire. Il devient célèbre quand Z, un de ses romans, est porté à l’écran en 1969 par Costa Gavras, avec à l’affiche Jean-Louis Trintignant et Yves Montand. Le livre, sorti en 1966, traite de l’assassinat d’un député de gauche qui a été camouflé en accident. Quelques années après son retour en Grèce en 1974, il devient le responsable de la délégation grecque à l’UNESCO.























