La Roumanie (România) est une République dotée d’un parlement bicaméral et dont la Constitution est en partie inspirée de celle de la Vème République Française. Le pays est membre du Conseil de l’Europe (1993) et de l’OTAN (2003).
Son président, Traian Basescu (Parti Démocrate Libéral), a été réélu en 2009. Le 7 mai 2012, Viktor Ponta (PSD, parti social-démocrate) a obtenu la confiance du Parlement pour un mandat intérimaire limité à 6 mois, à la tête de l'exécutif. Avec le soutien de 284 élus (92 contre) , il remplace Mihai Răzvan Ungureanu (centre-droit), renversé le 27 avril par une motion de censure après seulement trois mois au pouvoir.
Le 22 juin 1995, le pays a déposé sa candidature formelle à l’adhésion mais les négociations n’ont été ouvertes qu’après le Conseil européen d’Helsinki (1999). Après avoir été écartée de la première vague d’adhésion par le Conseil européen de Laeken (2001), celui tenu en 2004 a souligné les efforts et progrès d’ores et déjà réalisés par le pays. Le traité d'adhésion a été signé à Luxembourg, le 25 avril 2005, après un avis favorable du Parlement européen donné le 13 avril.
La Commission européenne a pour sa part confirmé en octobre 2005 que la Roumanie remplissait les conditions politiques pour entrer dans l’UE. Mais des efforts restent à accomplir pour renforcer l’Etat de droit (lutte contre la corruption, système judiciaire, capacité administrative, protection des minorités). Le 16 mai 2006, lors du réexamen de la situation roumaine, la Commission se réservait encore la possibilité de demander le report de l’adhésion à 2008. Finalement, le 26 septembre 2006, la Commission a rendu un avis favorable pour l'entrée de la Roumanie dans l'UE dès 2007, une adhésion assortie de "mesures d'accompagnement".
En raison de sa position géographique, la Roumanie appuie notamment les initiatives de la "synergie de la Mer noire" et du Partenariat oriental.
Le pays a donc adhéré à l'Union le 1er janvier 2007. La Roumanie compte 33 députés au Parlement européen et dispose de 14 voix au Conseil de l'UE.
Le territoire roumain est formé du plateau de Transylvanie (500-700 m d’altitude au centre et nord-ouest du pays) entouré par l’arc des Carpates (point culminant : mont Moldoveanu 2 543 m), des collines de Moldavie (nord-est), de la plaine côtière de la Dobrudja (sud-est) et de la plaine de la Valachie (sud).
La jonction du Danube, qui forme la frontière méridionale du pays (sur 1075 km) et de la mer Noire forme un vaste delta (4 340 km2) qui est un paradis pour les oiseaux, dans la région de la Dobroudja. Dans un climat tempéré continental sur la majeure partie du pays, la Roumanie compte près de 200 stations thermales et bénéficie d’un tourisme important sur les bords de la Mer Noire, autour de Constanta où le climat est plus méditerranéen.
La Roumanie est environnée de la Bulgarie au sud, de la Serbie et du Monténégro à l’ouest, la Hongrie au nord ouest, l’Ukraine au Nord et à l’est et la Moldavie à l’est.
Albanie exceptée, la Roumanie est le pays le moins urbanisé d’Europe centrale et orientale. Après avoir subi une nationalisation de type soviétique, le pays bénéficie d’un programme de stabilisation économique lancé par le FMI en 1997. Si la situation économique s’est améliorée (le PIB a connu une forte croissance - 8, 3 % en 2004 - et l’inflation est passée de 40, 7 % à 9, 3 % en 4 ans), le malaise social et politique s’en est trouvé exacerbé : les réformes mettent en relief les faiblesses de l’économie roumaine, entraînant inflation et perte de pouvoir d’achat.
La première loi relative aux privatisations remonte à 1991, mais une ordonnance s’est avérée nécessaire (1998) pour rendre le processus équitable, transparent et conforme aux mécanismes de marché afin de rassurer les partenaires extérieurs, dont notamment l’UE qui représente près des trois cinquième de l’investissement direct étranger.
Le poids de l’agriculture reste important (10, 65 % de la superficie agricole de l’UE). Le secteur primaire occupe 25% de la population active. Les principales activités industrielles sont le secteur manufacturier, l’énergie et les industries extractives.
La Roumanie fait également partie des pays fortement touchés par la crise. Sa situation économique s’est détériorée à partir du quatrième trimestre 2008 : après une croissance de 7,1 % en 2008, le PIB a reculé de 8 % en 2009, avant d’augmenter de nouveau très légèrement en 2010 et de poursuivre son augmentation en 2011.
Le FMI a constaté au cours de plusieurs missions effectuées en 2010 et 2011 que l’objectif de rétablissement des équilibres macroéconomiques avait été atteint. Le 31 mars 2011, un accord "de précaution" a cependant été mis en place entre le FMI, l’Union européenne, la Banque mondiale et la Roumanie pour un montant total de 5 milliards d’euros. Il comporte un volet de consolidation budgétaire, ainsi qu’un volet prioritaire de relance de l’activité. Une nouvelle délégation a constaté le 9 mai 2011 que tous les critères de performance du programme de précaution avaient été remplis et les cibles indicatives atteintes.
La culture roumaine a donné naissance à de grands noms de la création artistique et de la réflexion dans les domaines les plus divers. Beaucoup de ces personnages traduisent dans leur vie comme dans leur œuvre l’attachement réciproque et ancien de la France et de la Roumanie. Qu’il s’agisse des théoriciens et philosophes Emile Cioran et Mircea Eliade, du dramaturge Eugène Ionesco ou du poète Tristan Tzara, la France a souvent accueilli leur exil ou leur quête d’ouverture. Il en va de même de George Enescu, musicien installé à Paris dès 1895, ou de Brancusi, le sculpteur.
Toujours très vivante en Roumanie, la musique traditionnelle diffère grandement selon les régions, mais la doina est le style de musique traditionnelle le plus courant. De plus, il existe une grande minorité tsigane particulièrement versée dans la musique et qui fournit aux Lăutari (ensembles de musiciens populaires qui accompagnent traditionnellement les fêtes, banquets et mariages...) de talentueux interprètes.
Sibiu, ville symbole de la cohabitation de plusieurs nationalités (Allemands, Saxons, Roumains, Hongrois, Tziganes et Juifs) a été fondée au XIIème siècle par des familles luxembourgeoises. La ville a été élue capitale européenne de la culture pour 2007 aux côtés de Luxembourg.
Sans doute est-ce malgré elle que la Roumanie doit assumer la réputation d’un de ses habitants, le comte Dracula, qui, s’il est inspiré de la figure de Vlad Tepes surnommé "l’Empaleur", souverain valaque du XIVème siècle, est une création de l’écrivain britannique Bram Stoker qui en fit le héros de son livre paru en 1897, "La légende du Comte Dracula". Depuis lors, les vampires appartiennent aux attentes des visiteurs de Transylvanie.