L’Italie est une république parlementaire bicamérale. Le président de la République, Giorgio Napolitano, qui a succédé le 15 mai 2006 à Carlos Azeglio Ciampi, jouit de pouvoirs relativement limités.
Silvio Berlusconi, qui avait succédé à Romano Prodi à la tête du gouvernement italien le 8 mai 2008, a été contraint de présenter sa démission le 12 novembre 2011, après l'adoption des mesures de rigueur promises à l'Union européenne. Accusé d'avoir miné la crédibilité de son pays, il a été remplacé par Mario Monti, ancien commissaire européen, dont le nouveau gouvernement est essentiellement composé de technocrates.
L’Italie est l’un des six pays fondateurs des Communautés européennes. Les traités instituant la Communauté économique européenne et Euratom ont été signés à Rome en 1957.
L’Italie a toujours œuvré pour l’approfondissement de la construction européenne. La présidence italienne, au cours du deuxième semestre 1996, a contribué à l’ouverture des discussions ayant abouti au traité d’Amsterdam et à l’instauration d’Europol.
Au cours des dernières années, l’Italie s’est attachée à promouvoir une plus grande intégration, notamment dans les domaines judiciaire et militaire.
Le lien transatlantique fort noué entre Rome et Washington a conduit l’Italie à s’engager dans le conflit irakien en 2003.
La position géographique de l’Italie lui confère une vocation méditerranéenne et explique son implication dans la politique de l’UE dans les Balkans.
L’Italie compte 73 députés au Parlement européen et dispose de 29 voix au Conseil.
Péninsule de l'Europe méridionale baignée par la mer Méditerranée, l'Italie partage ses frontières continentales au nord avec la France, la Suisse, l'Autriche et la Slovénie. Elle est composée de 20 régions dont deux îles : la Sicile et la Sardaigne.
Le pays est montagneux : les Apennins forment comme une épine dorsale du nord au sud. Au sud-ouest, plusieurs volcans sont toujours en activité : le Vésuve (près de Naples) et l'Etna (en Sicile).
Même si les différences sont aujourd’hui moins frappantes, l’Italie présente toujours deux profils contrastés : le Nord industriel et dynamique, (notamment grâce aux grandes firmes comme FIAT ou Pirelli) tranche avec le Sud (Mezzogiorno) plus rural, aux taux de chômage élevés.
L’Italie connaît depuis 2004 d’importantes difficultés économiques qui font d’elle le "grand malade" de l’Europe occidentale. Ses nombreuses PME souffrent de la compétition internationale et le pouvoir d’achat est au mieux stagnant. La hausse des déficits budgétaires a valu à Rome l’ouverture par la Commission, en 2005, des procédures prévues par le Pacte de stabilité et de croissance.
Adopté le 22 décembre 2011, le dernier plan d'austérité table sur des économies de 20 milliards d'euros, et doit permettre à l'Italie d'atteindre l'équilibre budgétaire en 2013 et de tenir ainsi la promesse faite à Bruxelles et aux marchés. Il s'ajoute à deux cures d'austérité d'un montant global de 60 milliards d'euros adoptées en juillet et en septembre.
Le tourisme occupe une place importante dans l'économie italienne. Cinquième destination touristique mondiale grâce à son riche passé historique et culturel, à ses nombreuses stations balnéaires ainsi qu’à la présence des Alpes, l'Italie accueille en moyenne 44 millions de visiteurs par an.
Plus grand producteur européen de riz, de fruits et de végétaux et également le plus grand producteur et exportateur mondial de vin, l'Italie est l'une des puissances agricoles majeures de l'Union Européenne.
Alors que Milan se dispute le titre de la capitale de la mode avec Paris, la "botte" est la patrie de nombreuses marques mondialement connues (Armani, Prada, Versace, Gucci, Dolce & Gabbana, Guess...), la mode constituant le deuxième secteur manufacturier du pays.
La culture italienne, foisonnante et riche, constitue l’un des fleurons et des aiguillons de la culture mondiale depuis la Renaissance, lorsque la prospérité des cités-Etats, jointe à la redécouverte du patrimoine antique, suscitèrent parmi les plus grands chefs-d’œuvre de tous les temps. Parmi ces génies, Michel-Ange, sculpteur du David de Florence et peintre de la chapelle Sixtine, rend au modelé du corps humain une force et une perfection splendide.
La litanie des grands peintres et sculpteurs italiens, Piero della Francesca, Botticelli, Raphaël, Caravage, Léonard de Vinci, semble presque infinie. Mais cet héritage pictural ne se limite pas aux siècles passés. Plus près de nous, le XXème siècle a fait surgir de grands artistes comme Modigliani (1884-1920) ou Giorgio de Chirico.
Du côté de la littérature, la richesse est la même, de Dante à Buzzati ou Sciascia. Elle est illustrée par de grands hommes politiques : César, Cicéron, Sénèque, Marco Polo, Machiavel. Carlo Goldoni (1707-1793) modernise la commedia dell’arte ; deux siècles plus tard, Pirandello engage une nouvelle révolution théâtrale ; la musique italienne franchit les frontières avec Vivaldi, Bellini, Verdi.
Depuis cinquante ans, l’Italie a apporté une contribution très importante au cinéma mondial, à partir du réalisme italien de Rosselini. Fidèle à la tradition d’un art à la fois populaire et exigeant, le cinéma italien a trouvé en Fellini un esthète incomparable.
Quant au cinéma italien, on ne présente plus Visconti et plus récemment Bertolucci. L’œuvre originale et complexe du poète et cinéaste Pier Paolo Pasolini, au destin tragique, est à la fois marqué par la convergence de traditions culturelles artistiques et populaires spécifiquement italiennes et d’un engagement politique et artistique qui était attaché à décrire, représenter et modifier l’Italie en cours de modernisation des années 1970.