La Hongrie (Magyarorszag) est une république parlementaire monocamérale. Son président, Pal Schmitt, élu en août 2010, a été contraint de démissionner le 2 avril 2012, après le retrait de son doctorat pour cause de plagiat. Depuis le 2 mai 2012, János Áder est le président de la République.
Le 29 mai 2010, Viktor Orbán a été nommé Premier ministre, suite à la victoire écrasante (plus de 2/3 des sièges) de la coalition FIDESz (conservateurs) - KDNP (démocrates chrétiens). Il succède au Premier ministre indépendant Gordon Bajnai, élu pour mettre en place un programme d'austérité visant à sortir le pays de la profonde crise économique qu'il traverse, en remplacement du très impopulaire Ferenc Gyurcsány, élu en 2004.
Les élections de 2010 marquent l’entrée pour la première fois au Parlement d’un parti d’extrême droite (Jobbik - 47 élus - et 3ème force politique depuis les élections européennes de juin 2009) et d’un parti écologiste (LMP - 16 sièges) et l’effacement au moins temporaire du parti socialiste (MSzP - 59 sièges) au profit d’un grand parti de droite.
Le régime parlementaire hongrois a évolué depuis une décennie vers un système marqué par la prépondérance du Premier ministre. Le Parlement, pour le renverser, doit désigner simultanément son successeur. Le Président joue avant tout un rôle d’arbitre et le Parlement monocaméral doit partager certaines prérogatives (comme l’initiative des lois) avec l’exécutif. L’équilibre des pouvoirs apparaît assez stable dans la pratique.
Voulue par le Premier ministre Viktor Orban, la nouvelle Constitution hongroise, adoptée par le Parlement le 18 avril 2011, est entrée en vigueur le 1er janvier 2012. A travers une série de lois très nationalistes concernant à la fois les domaines politiques, religieux, ou encore de l'économie et des finances, le nouveau texte fait l'objet de nombreuses critiques, tant du côté de l'opposition, de la communauté internationale, que du peuple hongrois. Il est dénoncé comme étant incompatible avec les normes européennes.
Comme tous les pays d’Europe centrale et orientale, la Hongrie envisage son ancrage à l’Ouest à travers le double prisme de l’OTAN et de l’Union européenne. Elle démarre les négociations d’adhésion à l’UE le 31 mars 1998 et rejoint l’Alliance atlantique le 12 mars 1999.
La Hongrie conclut avec succès les négociations de son adhésion à l'Union européenne lors du Conseil européen de Copenhague les 12 et 13 décembre 2002. Le référendum d'adhésion s'est tenu le 12 avril 2003 : 83,9% des suffrages exprimés allèrent au "oui" et confirmèrent ainsi le soutien de la population hongroise à l'adhésion à l'Union européenne, même avec une abstention dépassant les 50%. La Hongrie a rejoint officiellement l’Union le 1er mai 2004, puis l'Espace Schengen le 21 décembre 2007.
Avec la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie, la Hongrie appartient au groupe de Visegrad, un groupement chargé notamment de défendre les intérêts de ses membres dans l’UE. Elle soutient l’élargissement aux pays balkaniques, avec lesquels elle compte bien jouer un rôle de pivot du fait de sa position géographique.
La Hongrie compte 22 députés au Parlement européen et dispose de 12 voix au Conseil. La Hongrie a assuré la présidence du Conseil de l'Union européenne de janvier à juin 2011. Parmi ses priorités figuraient l'adoption du cadre financier pluriannuel 2013-2020, c'est-à-dire le budget de l'Union, la politique énergétique et climatique, et l’élargissement de l’Union aux Balkans occidentaux (notamment la Croatie et Macédoine).
Située au centre de l'Europe dans le bassin des Carpates, la Hongrie est délimitée au nord par la Slovaquie, à l'est par l'Ukraine et la Roumanie, au sud par la Croatie et la Slovénie, à l'ouest par l'Autriche. C'est un pays de plaines : les 2/3 du pays sont composés de plaines et de régions vallonnées. 7,6% de la superficie nationale sont protégés.
Les principaux fleuves sont le Danube et la Tisza. La Hongrie compte quelques 1200 lacs naturels et artificiels dont le lac Balaton, qui est le plus grand lac d'Europe (595 km2). On l'appelle "la mer intérieure hongroise".
La Hongrie est par ailleurs un pays très riche en eaux thermales. Ces eaux naturelles et médicinales contiennent, en raison des activités volcaniques passées, de très nombreuses substances minérales. Le climat est tempéré, le pays se situe au carrefour de trois zones climatiques : méditerranéenne, continentale et atlantique.
La Hongrie a souvent été considérée comme le "bon élève" de l’Union européenne. Elle a eu l’occasion de s’ouvrir à l’économie de marché dès 1968, lorsqu’elle a obtenu de l’Union soviétique de rompre partiellement avec l’économie dirigée. Cela explique peut-être la rapidité avec laquelle elle a réalisé sa transition libérale.
Avant la crise économique, la Hongrie était la troisième puissance économique d’Europe centrale après la Pologne et la République tchèque. Elle y est aussi l’économie la plus ouverte, qui compte un nombre important de secteurs liés à l’Europe de l’ouest par le commerce et l’investissement. Le pays réalise aujourd’hui 80% de ses exportations vers l’Union européenne, contre moins d’un tiers en 1990. 70% de ses importations sont d’origine européenne.
Au cours des années 90, la Hongrie a mené une politique active de privatisation. Le secteur privé représente aujourd’hui 80% du PIB (contre 15% en 1989), l’un des taux les plus élevés de la région. Les investissements directs étrangers, qui représentaient un tiers du PIB en 2002, jouent un rôle important dans la croissance économique du pays. En 2004, ces investissements ont pratiquement atteint le même niveau qu’en Allemagne.
En léger déclin après la chute du communisme, l’industrie hongroise s’est redressée par la suite, lorsque le pays est devenu un maillon essentiel dans la chaîne de production européenne grâce au faible coût de sa main d’oeuvre. Mais ce sont les services qui représentent le secteur d’activité le plus dynamique, avec les deux tiers du PIB et une part équivalente des emplois. Quant à l’agriculture, elle représente à peine 5% de la richesse totale, bien qu’un tiers de la population continue de vivre dans les campagnes.
La Hongrie est aujourd’hui particulièrement touchée par la crise économique et financière, alors qu'elle était déjà confrontée à une hausse de ses déficits publics qui pourraient retarder son entrée dans la zone euro, initialement prévue pour 2010. En 2008, le pays a bénéficié d'un plan d'aide de 20 milliards d'euros du Fonds monétaire international (FMI), de l'Union européenne et de la Banque mondiale.
La Hongrie a de nouveau sollicité le 21 novembre 2011, auprès du FMI et de l'Union européenne, une aide d'un montant allant de 15 à 20 milliards d'euros. Mais les négociations ont été interrompues en raison des menaces politiques sur l'indépendance de la banque centrale hongroise, suite au vote d'une loi réformant le statut de cette dernière.
"La partie occidentale de l’Europe serait plus pauvre sans le folklore, les traditions et la performance culturelle des peuples d’Europe centrale et orientale" a affirmé le grand chef d’orchestre hongrois.Il est considéré comme le plus illustre des violonistes contemporains. Il donne son nom à des festivals et fonde une école en Angleterre. En 1969, il devient président du Conseil international de la musique à l’UNESCO, puis président du Royal philharmonic orchestra de Londres en 1981. En 1986, François Mitterrand lui décerne le titre de grand officier de la Légion d’honneur.
Le compositeur pose les fondements de l’ethnomusicologie (étude des musiques populaires) en entreprenant des études sur le folklore hongrois. Il développe notamment l’échelle pentatonique et les combinaisons polyrythmiques non symétriques, qu’il utilise dans ses propres oeuvres.
Le compositeur, installé un temps à Paris, est sensible aux idées révolutionnaires, qui lui inspirent plusieurs de ses œuvres. Il a notamment composé les Rhapsodies hongroises, les symphonies Faust et Dante. Autour des années 1860, sa vie et son œuvre prennent des allures mystiques qui ne le quitteront plus.
Le cinéaste est le réalisateur de Casablanca (avec I. Bergman et H. Bogart), tourné en à peine 59 jours. Michael Curtiz écrivait les scènes à tourner la veille pour le lendemain, ce qui explique quelques libertés avec le contexte politique.
Déporté à l’âge de quinze ans, il est le seul survivant de sa famille. Il s’installe à Paris puis aux Etats-Unis. Militant dans l’âme, il est le seul écrivain à avoir obtenu le prix Nobel de la Paix.