Flux RSS

14/03/10Pervenche Berès : "nous avons perdu un an dans la mise en place d'un gouvernement économique de l'Union"   Votre commentaire

Pervenche Berès est eurodéputée socialiste, membre de la commission Emploi et Affaires sociales. Elle est également rapporteuse spéciale auprès du Parlement sur la crise économique et financière. Alors que les Etats membres de la zone euro pourraient s'accorder sur une aide à la Grèce, elle revient sur les avantages d'un gouvernement économique de l'Union, et nous donne ses impressions sur la proposition de Stratégie 2020 présentée le 3 mars par le Président Barroso.

Touteleurope.fr : Que pensez-vous de la création d'un Fonds monétaire européen ?

Pervenche Bérès : Je voudrais rappeler que j'ai commencé à évoquer cette question en octobre 2008 lorsque l'on s'est servi pour la première fois de la facilité des balances de paiement pour les pays hors zone euro, et on voyait bien à l'époque que si un problème arrivait dans la zone euro on serait bien démunis.

J'ai à plusieurs reprises évoqué le sujet avec Joaquín Almunia, à l'époque commissaire aux Affaires économiques et monétaires, et toute la philosophie était alors de dire qu'il ne fallait pas anticiper les difficultés qui risquaient de se présenter pour ne pas être dans des prophéties auto-réalisatrices vis-à-vis des marchés.

Le résultat c'est qu'on est aujourd'hui dans une situation de crise donc à mon sens dans les pires conditions pour avoir un débat serein puisque l'on voit que le raisonnement logique et l'exploration des pistes sont brouillés par les réactions des opinions publiques qui sont prises au dépourvu.

Je pense que par exemple en Allemagne le débat serait moins difficile si il y avait eu une anticipation de mécanismes européens qui apparaissent aujourd'hui comme une évidence mais qui, parce qu'ils sont pris dans l'urgence au moment où la Grèce est en difficulté, apparaissent comme une aide à ceux qui ont triché avec leurs chiffres.

Sur le Fonds monétaire européen, c'est une idée sur laquelle je pense qu'on a perdu un an. J'observe que le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble a relancé la proposition. 

Il faut tout de même se souvenir que M. Schäuble est celui qui, avec M. Lamers en 1994, avait fait des propositions intéressantes en terme de gouvernement économique à un moment où le Premier ministre en France était Edouard Balladur et personne, ni même les socialistes de l'opposition, n'avait réagi au motif que des pays comme l'Italie ou l'Espagne ne pourraient pas faire partie des premiers membres de la zone euro. 

Ce blocage a gelé toute capacité à réfléchir ensemble intelligemment aux questions de gouvernance économique. Ce que j'espère c'est qu'aujourd'hui on n'ait pas à Paris la même frilosité pour débattre sur une base qui ne sera pas forcément celle que le gouvernement en place en France aurait voulue.

Mais on ne peut pas à la fois dire que l'on veut un gouvernement économique et ne pas traiter les propositions lorsqu'elles se présentent. Il faut y répondre et, si on est pas d'accord avec ces propositions, en proposer d'autres. 

Il y a actuellement une fenêtre d'opportunité pour traiter la question de la gouvernance économique, que tout responsable politique en France appelle de ses voeux depuis Pierre Bérégovoy. Il faut la saisir. 

Mais derrière il faut répondre à la question de savoir ce qu'est un gouvernement économique. Ainsi la proposition d'Edouard Balladur d'avoir une validation par l'Eurogroupe du budget national avant toute présentation devant les parlements nationaux peut être intéressant du point de vue du débat entre les ministres européens des Finances, mais d'un point de vue démocratique, cela pose un problème majeur.

Touteleurope.fr : Quel serait le rôle du Fonds monétaire européen ?

P.B. : Si on évoque la création du FME c'est qu'on imagine que si, lorsqu'un pays est en difficulté, on fait appelle au FMI cela veut vraiment dire qu'on a pas de gouvernance interne. Le FMI n'est jamais intervenu aux Etats-Unis parce que qu'il y a des éléments contra-cycliques internes qui ont permis à l'intérieur de cet ensemble que sont les Etats-Unis de trouver des équilibres.

On ne peut pas au sein de l'Union européenne à la fois dire qu'il faut un gouvernement économique et dire que lorsqu'il y a un problème on sollicite le FMI.

C'est sur ce point qu'il faut vraiment négocier la proposition de création d'un FME, afin qu'il n'y ait pas d'interprétation répressive de cet instrument qui en ferait une aggravation du Pacte de stabilité. De plus ce projet peut représenter un levier pour qu'il y ait un vrai débat sur ce qu'est la coordination des politiques économiques.


Touteleurope.fr : Le Président de la Commission européenne José Manuel Barroso a présenté le 3 mars sa proposition pour une 'nouvelle stratégie économique pour l'Europe' d'ici 2020. Que pensez-vous de ce texte ?

 

P.B. : A l'échelle européenne, alors que nous sommes dans une crise grave que certains appellent le 'grand krach', on a l'impression que l'on critique tous ceux qui, notamment dans les marchés financiers, voudraient que tout continue comme avant.

Et à la lecture de cette Stratégie 2020 c'est honnêtement l'impression qu'on a. On est passé dans l'intitulé d'une unité de lieu à une unité de temps, mais il n'est pas certain que cela donne beaucoup plus de visibilité vis-à-vis du citoyen. Et surtout, cette stratégie nous est proposée comme si rien ne s'était passé.

En premier lieu on ne tire pas les leçons de l'échec de la stratégie précédente, et il faut avoir le courage de tirer le bilan des expériences passées.

Or le bilan de la Stratégie de Lisbonne est mauvais, même sans la crise, puisqu'en 2005 on avait éprouvé le besoin de réviser cette stratégie, en la déséquilibrant d'ailleurs complétement : alors qu'elle reposait sur un triptyque développement durable/ plein emploi/ compétitivité, on a renversé le triangle pour mettre la compétitivité en haut au risque d'aggraver les inégalités sociales, qui sont à l'origine de la crise.

En second lieu on ne tire pas les leçons de la crise elle-même. Et cette stratégie telle qu'elle est aujourd'hui sur la table est le reflet de la majorité, conduite par José Manuel Barroso et qui regroupe les chefs d'Etat et de gouvernement et la majorité du Parlement, au sein de laquelle il y a eu des discussions, des tensions, dont il résulte un affichage sur des objectifs qui peuvent être intéressants.

Mais fondamentalement cette stratégie ne dit pas comment l'Union européenne va convaincre à nouveau les citoyens européens qu'une stratégie européenne peut être pour eux une voie de sortie de la crise, d'espoir, ni quels moyens l'Union se donne pour mettre en oeuvre cette stratégie. Or l'Europe est en train de mourir de cela, d'objectifs arrêtés sans que les moyens soient donnés.


Touteleurope.fr : Est-il sensé de faire une stratégie sur dix ans, avec des objectifs à atteindre d'ici 2020 ?

P.B. :
C'est un non-sens ! Certes il faut avoir une visibilité, tout chef d' entreprise a besoin d'un tableau de bord et tout responsable politique aussi. Mais c'est le principal reproche que je fais à ce document : on se projette en 2020 comme s'il n'y avait pas une urgence qui, avec ou sans la Grèce, nous oblige à regarder comment on sort de la crise !

Touteleurope.fr : Que pensez-vous du volet social de la proposition de Stratégie 2020 ?

P.B. : 
Sur ce point le commissaire Lazlo Andor a démontré toute sa capacité d'influence intelletuelle au sein du Collège puisqu'il s'est beaucoup battu pour ces éléments.

Il est vrai que dans l'affichage, si vous faites le compte du nombre d'objectifs ou d'initiatives phares, il y en a un certain nombre qui renvoient à la question sociale. Cependant s'il n'y a pas de moyens de mise en oeuvre de ces éléments là, on ira pas très loin.

Et de ce point de vu il y a deux éléments qui me frappent : premièrement on ne peut pas évoquer un objectif de réduction de la pauvreté (seuil que de nombreux eurodéputés de la commission Emploi et Affaires sociales trouvent d'ailleurs trop peu ambitieux) et ne pas évoquer deux questions structurantes que sont celles du revenu minimum et celle de la réalité de l'accès aux droits, parce que beaucoup de droits sont définis (droit à une couverture maladie, droit à une retraite etc.) mais la réalité de l'accès à ces droits est bien différente.

Et puis il y a une deuxième difficulté dans le chiffrage des objectifs tels qu'ils sont fixés dans la proposition de la Commission. Il faut savoir que les chiffres dont on parle reposent sur des données collectées en 2007, ce qui est très significatif de la façon dont l'Union traite ces questions et organise ses priorités.

Il n'y a pas de bon pilotage sans bonne connaissance du terrain. Or travailler sur des chiffres de 2007 c'est travailler sur des données qui ne tiennent pas compte de l'impact de la crise.

Enfin, il n'y a quasiment rien en matière d'harmonisation fiscale et tout le travail qui a été engagé et sur lequel Mario Monti a été amené à réfléchir dans la relance de ces questions est passé sous silence. Certes c'est un texte court, mais les 5 lettres qui renvoient dans le jargon communautaire à l'harmonisation de la base de l'impôt sur les sociétés, CCCTB, ne sont pas mentionnées.

 

Touteleurope.fr : Quel rôle va jouer désormais le Parlement européen dans l'adoption de cette proposition ?

P.B. : L'entrée en vigueur du traité de Lisbonne a perturbé l'installation de la nouvelle Commission et on ne peut pas retirer à l'Espagne le plaisir de voir la Stratégie 2020 adoptée sous sa présidence. Cependant je pense que l'on aurait pu anticiper les choses.

 

Au sein du groupe socialiste nous avions proposé dès octobre, et aujourd'hui c'est un peu tard pour changer les choses, qu'il y ait un décalage qui permette de plus discuter, peut-être en repoussant un peu la date du Conseil européen qui va s'exprimer sur cette stratégie, pour que le Parlement puisse s'organiser avant ce Conseil.

 

Une résolution a été votée par le Parlement hier mais ne peut pas être considérée comme une analyse fouillée, il s'agit plus d'un document d'humeur.

 

Mais je constate que l'on va adopter cette Stratégie 2020 alors même que le projet de José Manuel Barroso est tout sauf un document de négociations, alors même qu'il a fait sa campagne pour sa réélection en prônant le partenariat privilégié avec le Parlement.

 

Or, quelque soit le monopole d'initiative de la Commission, on pourrait imaginer qu'un document qui nous engage sur 10 ans pourrait au moins faire l'objet d'une négociation.

 

D'autant plus que ce document est mis sur la table alors même que le Conseil a confié une mission de prospection à l'ancien président Felipe Gonzales et que M. Barroso de son côté a également confié une mission à Mario Monti dont les résultats, me semble-t-il, devraient être intégrés dans cette stratégie 2020.

 

Donc que je ne peux pas considérer que ce document soit un document final. De notre côté au Parlement européen l'essentiel de la réponse sera le rapport dont j'ai la charge et qui sera voté en session en septembre.

 
Affichage des commentaires 1 à 50 sur 901

(jeudi, 02-02-12 13:09) JOZSEF Il est vrai que l'UE n'a pas de leçon à donner aux pays libres et indépendants dont les représentants ont été élus démocratiquement. L'UE peut bien se garder de faire des commentaires et de donner des leçons de morale
Les européens se sentent traqués par cette UE qui nous impose son diktat et cela ne fait qu accroître les sentiments nationalistes et resurgir les vieux fantômes du passé,
A chacun chez soi et maître chez lui !!!!!
(lundi, 30-01-12 00:06) Riccio Encore une initiative européenne foireuse... une de plus. Un prix au "politiquement correct" décerné par ... des membres de la Commission et d'organisation écologistes. En cette période de crise, la Commission européenne n'a vraiment rien d'autre à f... à part décerner des prix aux "bonnes pratiques" qui répondent à ses oukases. Le citoyen, lui, a d'autres soucis: paupérisation, chômage, pouvoir d'achat, etc. Une autre initiative qui se soldera en dépenses et en contraintes supplémentaires pour "du vent". La Chine, elle, ne se pose pas ce genre de problèmes et pendant que nous jouons aux premiers de la classe, elle court en tête et se fait prier pour financer nos déficits. Effarant!
(vendredi, 27-01-12 16:05) Houbé Marie Liesse Théorie des cercles concentriques qui doit aller jusqu'au renoncement de toute extension actuelle de l'Union pour privilégier le cadre de l'EEE, parfaitement suffisant pour ce qui concerne les objectifs de compétitivité...
(mercredi, 25-01-12 13:04) Ignorant Personnellement, j'ai beau faire des efforts de compréhension de votre schéma et du Mécanisme Européen de Stabilisation. Même si cela vous parait p-e clair, ça reste néanmoins très chinois pour moi, un novice en politique. Donc, je ne pourrais même pas agir en toute conscience pour être le plus efficace vis-à-vis du développement durable ou économique. Ce qui soutient l'hypothèse que la politique reste totalement incompréhensive pour la majorité des gens, surtout que la plupart n'ont pas la moitié du temps que je peux y consacrer pour m'informer.
(mercredi, 25-01-12 12:41) franck coool !
Des images?
(lundi, 23-01-12 20:47) Decrauze Pourquoi continuer à élargir alors qu'on ne sait déjà pas faire à 27 ! Depuis le rejet français de 2005, aucune amorce d'Europe politique. On reste dans l'économique pure.
L’entre-deux de l’UE a échoué. Le petit pas de 2005 a été celui de trop suite à des erreurs politiques majeures qui ont flingué un projet ambitieux au profit d’une stagnation fatale.
Il n’est plus temps d’attendre que les prêteurs internationaux décident en lieu et place des peuples. Que chacun d’entre-nous se positionne en son âme et conscience : des États à l’aune de ce qu’ils peuvent individuellement ou l’intégration achevée au nom d’une solidarité européenne qui prendra alors tout son sens.
(mercredi, 18-01-12 10:22) Pierre Un grand merci pour toutes vos informations et pour vos dossiers très complets.
(vendredi, 13-01-12 17:41) Christian D. Travaillant avec les gouvernements hongrois depuis près de vingt ans, je voudrais bien que nos experts mentionnent les raisons qui ont placé V. Orban au pouvoir par plus de 2/3 des suffrages : plus qu'une dioctrine politique, c'est le sentiment d'avoir été floués par une équipe dirigeante socialiste complètement corrompue - tous les chefs d'entreprises étrangers le savent trop bien - et qui, par démagogie et inexpérience, a vidé les caisses de l'Etat.
Ces opposants d'aujourd'hui ont beau jeu de protester contre une politique très dure et autocratique, mais c'est le retour du balancier qu'ils ont eux-même provoqué.
Cela n'autorise pas certains excés, mais cela n'autorise pas non plus de s'immiscer dans la vie politique hongroise, au mépris des électeurs et en stigmatisant son chef. ce faisant, on risque de le conforter encore davantage dans son radicalisme.
Je ne partage pas le point de vue selon lequel la majorité des gens est très mécontente. C'est beaucoup plus subtil que cela et l'influence de V. Orban chez les jeunes, par exemple à l'université, est encore très forte.
Le danger serait de vouloir faire de la Hongrie un bouc émissaire des pb. de l'UE. Cela ne rendra certainement pas service à l'Union.
A ce stade de quasi faillite, il ne peut y avoir de recherche permanente d'un consensus - ce qui ne se pratique jamais en Hongrie qq. soit le pouvoir en place - et le "spoilt system" fait parti de la vie politique courante de ce pays. L'opposition, si elle revenait au pouvoir ne manquerait pas de pratiquer tout aussi radicalement à son seul profit.
(vendredi, 13-01-12 16:22) populard l'Europe s'est construite sans l'accord populaire les technocrates on voulu que la grenouille devienne plus grosse que le boeuf si bien qu'elle explose
(vendredi, 13-01-12 10:59) arnaud784 Un climato sceptique se lâche! Et en écrit des tartines. Réveillez-vous les défenseurs du climat! Sinon ce sont les sceptiques de cet acabit qui vont faire triompher l'attentisme qui va nous mener à la IIIème guerre mondiale: la guerre du climat.
(jeudi, 12-01-12 16:25) Pat C'est vrai que l'union européenne qui ne tient aucun compte des votes lors des référendums est un modèle de démocratie apte à donner des leçons.
(jeudi, 12-01-12 15:13) Frankly "L’Ecosse a toujours revendiqué une certaine indépendance depuis qu’elle a été intégrée au Royaume-Uni. Cette intégration est d’ailleurs le fruit de nombreux jeux de coulisse, et le mécontentement des Ecossais remonte sans doute à cette époque.

Néanmoins, la puissance financière de la Grande-Bretagne aidant, les Anglais sont parvenus, en appliquant la politique de la carotte et du bâton, à empêcher les mouvements indépendantistes et les tendances sécessionnistes de s’imposer. Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose de cette puissance financière.

Souvenons-nous en effet que la puissance de l’Angleterre, de la Grande-Bretagne repose davantage sur son contrôle financier que sur la géographie. C’est ce qui leur a permis de s’imposer pendant un certain temps. Mais depuis quelques années, on observe un accroissement de la volonté des Ecossais à reprendre leurs affaires en mains.

Et comme toutes les unions sont désormais dans la situation d’avoir à imposer des mesures d’austérité draconiennes sur les nations ou les pays qu’ils regroupent, les nations ou les pays membres qui en font partie, qu’il s’agisse de l’Ecosse ou d’un pays européen quelconque, sont sous forte pression de leurs populations pour s’en retirer en raison du refus catégorique de celles-ci d’accepter des mesures aussi radicales. Ce genre de réaction est appelé à se généraliser, et c’est ce qui se produit en Ecosse aujourd’hui du fait de la crise financière.

Il reste maintenant à voir si Londres va être en mesure de contrôler l’évolution de la situation. Je crois toutefois que ces événements nous annoncent une période de fortes turbulences à court terme, dans les jours et les semaines qui viennent, et non pas sur un horizon de plusieurs mois ou de quelques années." (Bill Jones, an analyst with Executive Intelligence Review of Washington DC, quoted in Vers l’éclatement du Royaume-Uni? by Richard Le Hir, Amériquébec.net, 31 décembre 2011)

http://rueclementmarot.blogspot.com/
(jeudi, 12-01-12 11:32) rob Et pourquoi ne pas tester l'article 7 TUE ?

(mardi, 10-01-12 20:27) Magali Bonjour,

Très attentive à la réforme de la gouvernance économique européenne, j'ai écrit une série d'articles sur ce sujet sur mon blog contrelacour.over-blog.fr.

1. Sur le renforcement de la discipline budgétaire
Ce que vous indiquez à propos du sommet du 9 décembre et du prochain traité intergouvernemental est exact. Cependant, ces dispositions ne sont pas encore applicables.
Pour autant, la gouvernance économique a connu une sérieuse réforme en 2011 via le "six pack" adopté cette automne.
Voir: http://contrelacour.over-blog.fr/article-six-pack-une-synthese-de-la-reforme-de-la-gouvernance-econo[..] sont ces réformes qui ont permis à la Commission d'exercer une forte pression sur le gouvernement belge.
Voir: http://contrelacour.over-blog.fr/article-deficit-belge-et-reforme-du-pacte-de-stabilite-et-de-croiss[..] Pour ce qui est des recommandations et des sanctions, vous indiquez que le dernier mot revient au Conseil.
ceci est à relativiser avec la mise en place de la nouvelle procédure de décision dite à la "majorité inversée". Désormais une décision de la Commission entre en application sauf si le Conseil s'y oppose explicitement. Auparavant les décisions devaient attendre l'aval du Conseil.

3. Concernant les sanctions de 0,2% du PIB (dépot portant ou non intéret puis amende), celles-ci sont d'ores et déjà applicables via l'entrée en vigueur du "Six pack" et n'ont donc pas à attendre le nouveau traité intergouvernemental.

Cordialement
(mardi, 10-01-12 20:05) Magali Déficit belge et réforme du Pacte de stabilité et de croissance: de l'efficacité des sanctions

Le budget 2012 de la Belgique a été recalé par la Commission.
Ce nouvel épisode de la série "Budgets nationaux, déficits excessifs et recommandations de la Commission" met en oeuvre les nouveautés votées par les institutions communautaire au sujet du Pacte de stabilité et de croissance (PSC).
(mardi, 10-01-12 19:10) Daniel Perion notre justice départemental française ne fonctionne pas correctement nous vous avons dejà écrit a ce propos et attendons votre réponse à ce sujet et cela nous met dans une hémorragie financière sans compter avec la perte de l'outils de travail et sa qualite de vie
(lundi, 09-01-12 20:06) dingo Bonjour,

je comprends pas le terme populiste ? que veut-il dire précisément ou plutôt qu'est ce qu'il veut dire dans la pensée de Jean Leonetti ? merci pour votre réponse.
(lundi, 09-01-12 11:02) La rédaction @TILLY oui en effet merci de votre vigilance ! Erreur corrigée.
(lundi, 09-01-12 10:42) Marco "Ce qui se passe en Hongrie rappelle un peu ce qui se passe en Russie : tout comme Poutine, M. Orbán souhaite garder le pouvoir le plus longtemps possible." ... c'est vrai que chez nous, c'est complètement différent ! ;-)

(dimanche, 08-01-12 11:46) pmrb Ne faudrait il pas pour commencer que la France et l'Allemagne s'accordent sur un modus vivendi et sur un objectif commun? Pour l'instant, ils n'ont trouvé qu'un point d'accord: la communauté de monnaie
(samedi, 07-01-12 15:01) cd je partage l'essentiel de cette analyse, mais il faut y ajouter le niveau de corruption atteint par le gouvernement précédent, et de mensonges, ( reconnu d'ailleurs par le précédent PM au cours d'une réunion interne) ainsi qu'une pratique sans retenue du "spoilt system", d'autant plus facile que les postes de la fonction publique hongroise sont à durée limitée.
Ni l'Europe, ni M. Orban n'ont intérêt à une rupture et je gage qu'il n'y en aura pas.
(vendredi, 06-01-12 16:29) TILLY Maribor est en Slovénie et non en Estonie
(mercredi, 04-01-12 23:46) jacqueline Paris,le 23 octobre 1957, Albert CAMUS :
La Hongrie vaincue et enchainée a plus fait pour la liberté et la justice qu'aucun peuple depuis vingt ans. Mais pour que cette leçon atteigne et persuade en Occident ceux qui se bouchaient les oreilles et les yeux, il a fallu et nous ne pourrons nous en consoler, que le peuple Hongrois versât à flots un sang qui sèche déjà dans les mémoires.
(mercredi, 04-01-12 08:50) Alice C'est assez flippant quand même!!
(mercredi, 04-01-12 00:59) sophie la loi est elle applicable a présent ?
(mardi, 03-01-12 17:58) Cécilia La conclusion de cet accord est une très bonne chose. En revanche, le fait que Marie Anne Montchamp ait attendu d'être en campagne au Benelux pour le conclure, est reggrettable. Car
elle n'est pas uniquement Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la Santé et de la Protection sociale chargée des personnes handicapées; elle est aussi candidate de l'UMP pour la Quatrième circonscription des Français établis hors de France (Belgique-Pays Bas- Luxebmourg). Ces visites de terrains, aux frais du contribuables, ne sont pas anodines...http://www.philipcordery.fr/2011/12/21/375/
(lundi, 02-01-12 19:28) coussi La chine et l'Inde feront bientôt concurrence aux européens pour l'approvisionnement en énergies fossiles mais également comme ces deux pays prévoient de construire de nombreuses centrales nucléaires dans un avenir proche sur l'approvisionnement en uranium. Cette donnée va donc rendre plus incertains les achats du minerai et augmenter
les coûts de l'électricité nucléaire, ce qui s'est déjà produit entre 2001 et 2007.L'électricité d'origine nucléaire n'a pas un avenir économique à long terme, l'électricité d'origine éolienne est déjà moins couteuse dans certaines conditions. Sortir du nucléaire progressivement et diversifier localement les sources d 'énergies renouvelables(solaire, éolien, biomasse, méthanisation des déchets et cogénération)semble plus judicieux pour le moyen terme.
(lundi, 02-01-12 18:43) Arlynet extrait d'un livre paru en 1993 chez Robert Laffont et disponible en ligne (de l'est de la peste et du reste)
Vous êtes bien placé pour savoir qu'il existe une obscénité du dollar et de la convoitise. Mais comme tout le monde vous vous dites: Profitons de la manne dont nous avons été privés trop longtemps. Dans quelques années nous pourrons faire preuve d'esprit critique et dire aux gouvernements, au FMI, aux compagnies alimentaires ou cinématographiques américaines, allemandes, japonaises, qu'elles exagèrent et que notre pays n'était pas voué à l'équarris sage. " Vous vous trompez. La morale n'est pas un luxe que l'on s'offre quand les choses sont allées trop loin. L'histoire nous a montré cent fois qu'alors elle ne mérite plus qu'un seul nom et ne tolère qu'un seul système: la dictature. L'urgence vous apparaîtra quand il sera trop tard, quand l'extrême droite, comme toujours, se sera jetée sur le drapeau national pour faire honte à votre pays de ce qu’il est devenu.
(vendredi, 23-12-11 15:49) DEGHILAGE LA GB RESTE COHERENTE...ELLE ROULE A GAUCHE,ELLE A GARDE SA MONNAIE; ON COMPREND PARFAITEMENT QUE LES ANGLAIS NE SOUHAITENT PAS QUE L EUROPE VIENNE METTRE SON GRAIN DE SEL DANS SON MODE DE GESTION...ELLE RESTE COHERENTE,ELLE A RAISON...
(samedi, 17-12-11 00:59) jipebe29 En tout cas, depuis 13 ans, T est stable, les niveaux océaniques sont en phase de stabilisation depuis quelques années, les températures océaniques sont en légère baisse depuis 2003 (mesures des 3300 sondes océaniques ARGO)et le flux IR quittant la haute atmosphère sont très supérieurs aux prévisions des modèles numériques du GIEC. Le rôle supposé du CO2 sur T reste une simple hypothèse, jamais validée, et construire sur cette base peu crédible toute une politique contraignante, avec des normes, des taxes et des réglementations, alors que nos connaissances des mécanismes climatiques est encore très insuffisants, cela me paraît bien absurde...Je me demande dans quel monde surréaliste vivent nos politiques…
(samedi, 17-12-11 00:49) jipebe29 Je trouve que l'échec de Durban est une bonne nouvelle pour tous les citoyens du monde, car nous allons pouvoir suivre sereinement l'évolution des données d'observation, qui, depuis 13 ans, sont en contradiction avec les modèles numériques du GIEC, dont la crédibilité est déjà bien faible, surtout après les ClimateGate I et II, dont nos médias ne disent mot (ou qui sortent un courriel, un seul, dont le sens peut -être interprété).
(samedi, 17-12-11 00:45) jipebe29 Le fait que le Canada se soit retiré du protocole de Kyoto est une excellente nouvelle, car ce delirium carbonum, qui repose sur du vent, commence à nous échauffer les oreilles. Seule l'UE, inféodée au dogme du Réchauffement Climatique Anthropique, persiste à nous sortir des taxes, des normes et de réglementations qui, au bout de la chaîne, devront être payées par les entreprises et les contribuables. On dirait que l'UE, en cette période de tempête financière, fasse tout pour saboter son propre vaisseau...

Quant à nos médias, ils sont lamentables dans leur défense acharnée du dogme du Réchauffement Climatique Anthropique. Et nos gouvernants, tétanisés par la crainte de déplaire aux Verts, et qui suivent moutonnièrement les instructions de l'UE, ils n'ont rien compris aux données d'observation, aux dérapages du GIEC et à sa science fausse (ou ils ne veulent pas comprendre, par lâcheté ou par complaisance). Mais les petits gaulois sont teigneux, têtus, et ils résistent encore et toujours à la propagande réchauffiste.... Qu'on se le dise!...
(vendredi, 09-12-11 17:07) giraud il est fâcheux que l'opinion publique (européenne et croate) ait été - comme pour les précédents élargissements - tenue totalement à l'écart du processus de négociation puis d'adhésion de la Croatie à l'UE.

Comment dès lors s'étonner d'une incompréhension et d'une indifférence grandissantes entre les peuples de l'UE ?

"L'Europe sans les peuples ", c'est d'abord ce processus technocratique d'élargissement selon lequel, un beau matin, les européens découvrent qu'ils "partagent désormais leur destin" avec celui d'un nouveau pays qu'ils ont du mal à situer sur la carte de l'Europe !!!

La responsabilité des trois Institutions comme celle des États membres est ici engagée. Mais c'est surtout la Commission qui est responsable de cette "politique d'élargissement" qui a perdu toute légitimité politique et démocratique et qui se poursuit imperturbablement alors même que l'UE27 est en proie à une violente crise interne.

Il est grand temps que l'UE déclare - au moins jusqu'en 2014 - une pause dans le processus mécanique d'élargissement à 7 ou 8 nouveaux États déjà déclarés "candidats" plus ou moins officiels. Afin de se donner au moins le temps de la réflexion et du débat démocratique - et de renforcer à nouveau ses mécanismes et ses Institutions mis à mal par la crise.

Jean-Guy GIRAUD
(vendredi, 09-12-11 14:30) Paulfarbos@hotmail.com Le président Pompidou avait raison. laissons les Anglais au large, ce sont les 2°pirates après les Américains!
(jeudi, 08-12-11 21:38) C Mathurin En l'absence d'euro-obligations,l'Espagne a emprunté au taux de 7% et l'Italie à plus de 6%. Merci madame Merkel. J'invite les contribuables lésés à éviter d'acheter des produits "made in Germany"
(jeudi, 08-12-11 18:20) Alain Depuis sa création l'Europe s'est engagée, avec une procédure compliquée.IL est normal de faire évoluer son mode de fonctionnement, pour l'adapter
aux réalités du monde d'aujourd'hui qui est plus compliqué qu'hier.j'approuve ce qui est proposer!
Il faudrait être irresponsable pour pratiquer l'immobilisme.Je pense qu'il en va de l'intérêt Générale et mondiale .
(jeudi, 08-12-11 12:29) Clémentine Galéani Je ne vois pas de rubrique "démocratie" ?
(jeudi, 08-12-11 12:12) yel maeder C'est du café du commerce. Ce Laidi.
(mardi, 06-12-11 18:25) Eric J'avais cru comprendre que le gouvernement islandais avait décidé brutalement de privatiser leurs 3 banques nationales en 2000, provoquant ainsi le début d'un "génocide économique et social" sans précédent pour les islandais. Qui se trouve derrière ces exactions...les gros requins financiers américains et leurs amis européens. Quelle Europe est à rejoindre pour les islandais, on peut se le demander sérieusement.
(vendredi, 02-12-11 15:20) Alfred C. Absolument! La corruption des régisseurs permettant les fraudes, ce sont les plus gros responsable des déboires qui repoussent l'Europe à genoux et qui même l’empêchent de se remettre sur pieds favorablement; c'est bien plus que criminel, c'est dommage & c'est honteux.
(vendredi, 02-12-11 00:54) yeah man brother moi je ne suis pas rassuré du tout
(jeudi, 01-12-11 15:36) david Il n'aura pas échappé à l'auteur que la cee et les autres "communautés" n'existent plus depuis belle lurette. A quoi bon, dès lors, utimiser ce barbarisme de "méthode communautaire" si ce n'est pour eviter l'usage du plus juste terme de "methode federale". Tant que les pro europeens en france seront enfermés da.s leurs ambiguités anachroniques, ils resteront ultra minoritaires. Appelez un chat un chat!
(mercredi, 30-11-11 16:57) Jean-guy GIRAUD Le recours à une "Europe à deux vitesses" a, en fait, pour motivation principale d'éviter le veto britannique sur toute mesure applicable à l'UE 27.
La plupart des pays de l'"UE 10" - cad les États non membres de l'Eurogroupe- seraient en effet probablement favorables à un renforcement de l'UEM à laquelle ils aspirent légitimement d'adhérer (y compris la Suède et le Danemark).
Pour surmonter le problème du veto britannique, il suffirait de supprimer ...le droit de veto lui-même. En attendant, la Commission a raison de privilégier la négociation de réformes entre l'ensemble des 27 : si, en fin de course, le Royaume Uni devait se trouver isolé il devrait bien se soumettre (comme pour le Traité de Lisbonne) ou se démettre (comme pour la Charte).
Dès lors, il est plus que temps d'engager la large réforme de l'UEM par la révision des traités - en parallèle avec les mesures d'urgence nécessaires.
Et il serait opportun que cette réforme soit lancée par le PE au nom de l'ensemble des citoyens européens - tenus jusqu'ici totalement écartés de négociations qui les concernent au premier chef. Jean-Guy GIRAUD
(samedi, 26-11-11 19:25) giraud Votre description de la procédure de révision des Traités est inexacte. L'article 48§2 et 3 du TUE prévoit qu'une Convention composée de parlementaires européens et nationaux, de représentants des Gouvernements et de la Commission examinent le projet de révision qui leur est soumis par le PE, par un État membre ou par la Commission.
Le texte adopté par la Convention est ensuite soumis aux États membres (réunis en "Conférence intergouvernementale") qui doivent l'adopter puis le ratifier à l'unanimité. Jean-Guy GIRAUD
(jeudi, 24-11-11 16:07) Ham-Ham Bonjour,

Lorsque je vois les débats pour allier la rigueur budgétaire avec la relance économique de la Zone Euro, je me pose certaines questions, notamment sur la réticence de l'Allemagne. En effet, est-elle réellement crédible ?

Car, on semble oublier que la situation des caisses allemandes n'est pas plus enviable que pour celles des autres pays européens, comme la France. D'après mes sources, sa dette serait à hauteur de 84% de son PIB actuellement, et sa balance commerciale semble de plus en plus se déséquilibrer. De plus, l'émission "ratée" de "Bund" ne rencontrant pas assez de demande par rapport aux résultats attendus, montre que l'état des caisses souveraines allemandes ne sont pas en si bonne santé.

D'accord, l'Allemagne tire la croissance de l'Europe vers le haut (ou plutôt permet de sortir le haut du crâne, de la Zone Euro, de l'eau), elle semble vouloir donner l'exemple mais sa croissance est-elle vraiment durable ? Est-ce un exemple, alors qu'elle continue de prôner une concurrence intra-européenne au niveau des exportations (n'oublions pas que la plus part des exportations allemandes vont au cœur de l'Europe), alors que les autres membres ne sont plus en mesure de suivre le mouvement, pour cause d'austérité et de rigueur ? Au final, l'Allemagne ne serait-elle pas un peu égoïste au sein même de sa politique européenne ? Au fond, n'aurait-elle pas besoin, elle aussi, pour sa santé financière, de l'émission d'eurobonds ?

D'avance, je vous remercie.

Ham-Ham
(mardi, 22-11-11 01:57) elenenikbien c'est marrant de lire ça maintenant !
(vendredi, 18-11-11 21:33) HAINE Avec quel aval démocratique avez vous décidé de cela ? Entraînez-vous à courir vite pour le jour où le peuple se réveillera. Et ne comptez pas sur nous pour vous aider à fuir la chaos que vous êtes entrain de nous préparer.
(lundi, 14-11-11 13:25) aonille Et pas la moindre blague avec Super-Mario !! J'admets que ni pilosité faciale ni les salopettes ne correspondent...
(jeudi, 10-11-11 16:47) konate l'europe detruit chez les autres au nom de la democratie et n'en veut pas les refugies et autres victimes des conflits armees a cause du chomage et du racisme.quel duplicite?
(jeudi, 10-11-11 15:11) jean-guy giraud "Il ne faut pas trop attendre du Parlement Européen car l'initiative politique ne peut venir que de l'exécutif" . M. Lamassoure sait que le PE possède, depuis le TL, le droit d'initiative de révision du Traité mais semble considérer qu'il ne s'agit pas d'une initiative "politique" - ce qui est pour le moins discutable si l'on se réfère à plusieurs précédents (cf. le projet Spinelli et les Conventions de 2000 et 2002). D'autre part , il est peu probable que M.Lamassoure s'attende à une "initiative politique" de l'actuelle Commission ou du Conseil européen. Enfin, on voit mal en quoi la stratégie 2020 pourrait constituer une "initiative politique" .Nous voici revenus à la case "départ". JG GIRAUD
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivant

Votre commentaire