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18/02/10Frederico Steinberg : "Nous devons montrer que l'Europe peut résoudre ses problèmes seule" Version anglaise Version allemande   Votre commentaire

Après la Grèce et l'Irlande, l'Espagne doit aujourd'hui trouver les moyens de résorber un déficit public important et de faire face à la crise économique qui a fortement touché le pays. Touteleurope a contacté Frederico Steinberg, expert en économie et commerce international à l'Institut Royal Elcano et professeur d'analyse économique à l'Université autonome de Madrid. Il nous livre son analyse de la situation espagnole.

 

 

Quelle est la situation économique actuelle en Espagne et quelles sont les perspectives pour 2010-2011 ?

La situation économique en Espagne est similaire à celle des autres pays européens.

 

La récession a frappé l’Espagne très durement, le PIB s’est contracté de 3,6 % en 2009, et le problème est que les projections de croissance pour 2010 et 2011 sont un peu moins bonnes en Espagne que dans les autres Etats membres de l’Union européenne, même si nous devons prendre en compte qu’une part de ces projections peut changer.

 

Ainsi, l’Allemagne avait prévu une reprise de la croissance dès cette année, mais les derniers chiffres démontrent que son économie stagne encore.

 

Le problème en Espagne est que, au-delà de la crise financière internationale, nous avons souffert d’une bulle immobilière qui s’est développée après 14 ans de forte croissance économique, autour de 4 %.

 

De plus, l’économie espagnole a du faire face à deux problèmes qui étaient corrélés, additionnés à la crise financière internationale : d’une part la dépendance à l’égard des capitaux étrangers qui finançaient cette bulle immobilière, et lorsque la crise s’est abattue sur l’Espagne et que les flux de capitaux étrangers se sont contractés, le pays a eu plus de difficultés à résorber son déficit des comptes courants ; et puis d’un autre côté, l’Espagne souffre également d’un manque de compétitivité face à des partenaires commerciaux solides.

 

Ajoutons à cela que l’Espagne est membre de la zone euro et qu’elle commerce essentiellement avec des pays européens (pour plus de 65 % des échanges commerciaux), et cela explique ce qu’il est arrivé : les prix en Espagne se sont envolés plus vite que dans les autres pays, notamment en Allemagne, et au fil des ans l’Espagne a perdu de la compétitivité par rapport à ses partenaires commerciaux.

 

Cela a accru son déficit des comptes courants, et l’Espagne doit aujourd’hui faire face a une récession forte, la demande intérieure s’est contractée et nous n’avons pas pu utiliser la demande étrangère, c’est-à-dire exporter le coût de ce manque de compétitivité.


D’un point de vue plus positif il faut noter qu’au cours des quarante dernière année de croissance économique forte l’Espagne a drastiquement réduit son niveau de dette-PIB (dette publique divisé par le Produit intérieur brut) à 35 % du PIB (à titre de comparaison la Grèce est à 115 %, l’Allemagne autour des 60 %, l’Italie et la Belgique autour des 80 %).

 

Cela signifie donc que l’Espagne, qui a certes toujours un déficit public important, a des portes de sortie de la dette puisque son niveau d’endettement est relativement bas. Elle est statistiquement dans une meilleure position que la Grèce ou le Portugal.


Peut-on considérer que l’Espagne est aujourd’hui dans la même situation que la Grèce, l’Irlande et le Portugal ?


Pour répondre rapidement, non. L’Espagne est dans une situation bien meilleure que la Grèce, et même que le Portugal.

L’Irlande est également dans une meilleure situation que la Grèce, et l’Espagne et l’Irlande présentent elles-mêmes des situations différences. Toutes deux ont un niveau de dette-PIB relativement bas, mais l’Irlande a un potentiel d’exportation plus important que l’Espagne.

 

Donc sur cet aspect particulier, l’Espagne est au-dessus de la Grèce et, ce qui est plus important, l’Espagne n’a pas à faire face à une nouvelle dette sur le marché international.

 

Ce que je veux dire, c’est  que le marché considère que les finances publiques espagnoles sont sur le chemin de la stabilité, si l’Espagne fait des réformes bien entendu.

 

L’Espagne est donc dans une situation plus ‘confortable’ que la Grèce même si elle doit aujourd’hui faire les réformes nécessaires à la relance de sa compétitivité et à la transformation de ses structures de production.

 

Ces réformes doivent débuter maintenant afin d’être prêtes dans un ou deux ans, afin que la croissance espagnole puisse être plus stable après la crise.

 

Quelles mesures doit prendre le gouvernement espagnol pour contrecarrer les effets de la crise ?

Il y a en fait deux aspects à prendre en compte. Il faut dans un premier temps s’attaquer au déficit public. Il s’agit d’un enjeu de court terme et c’est primordial pour calmer le marché financier et montrer que l’Espagne s’engage réellement à réduire son déficit à moyen terme.


Sur ce point il nous faut agir comme la Grèce, même si cette dernière est dans une situation bien pire et qu’elle devra donc faire face à plus de difficultés.

 

Mais en Espagne, nous devons réduire les dépenses publiques, et la présidence doit présenter cette semaine un plan qui définira ces réductions. Le budget 2010 a d’ailleurs déjà été voté dans ce sens, en tenant compte de ses restrictions, et c’est essentiel.

Mais au-delà des effets naturels de la croissance, je pense qu’il y a trois réponses à la crise espagnole : la première est de réformer le système des pensions de retraite, et nous devrons certainement reculer l’âge de la retraite à 67 ans, comme cela devrait être le cas également en France et en Allemagne. Cela est nécessaire pour des raisons démographiques avant même que ce le soit pour des raisons financières.

Ensuite, la réforme du marché du travail. Il nous faut en Espagne créer un marché du travail plus homogène puisque nous avons aujourd’hui un marché du travail divisé entre un régime très protecteur et un qui ne l’est pas du tout, ce qui explique le fort taux de chômage en Espagne.

Enfin, la troisième réponse est une réforme de l’éducation et de la R&D. Nous devons investir beaucoup puisque l’Espagne n’est plus un pays où nous pouvons utiliser une main d’œuvre bon marché pour exporter.

Nous devons donc améliorer notre système de production, en investissant plus dans la recherche et le développement, et pour cela il nous faut un meilleur système éducatif.


Après la réunion del'Eurogroupe, pensez-vous que les Etats membres de la zone euro vont aider financièrement la Grèce ? Quelle est la position du gouvernement espagnol ?

Oui je pense qu’ils vont aider la Grèce.

 

Le message du Conseil européen du 19 février dernier, qui a été plus ou moins confirmé par les réunions de l’Eurogroupe et du Conseil Ecofin cette semaine, est qu’il serait trop dangereux de laisser tomber la Grèce puisque cela aurait des conséquences sur la zone euro qui pourraient non seulement causer des dommages sur les banques qui détiennent la dette grecque, et en particulier les banques allemandes, mais qui de plus entraîneraient une crise de confiance à l’égard de l’ensemble des Etats membres de la zone euro.

 

Donc cela doit être évité et le message est clair : la Grèce doit être aidée.

 

Et l’Espagne fait partie des pays qui soutiennent fortement cette position, d’abord parce que l’Espagne a beaucoup bénéficié de l’euro, mais également parce que nous ne savons pas à quelle vitesse la panique peut se répandre sur l’ensemble de la zone euro.

 

Or l’Espagne, comme le Portugal ou l’Irlande, sont des pays qui sont à ce titre un peu plus vulnérables que d’autres, comme par exemple l’Allemagne.

 

De ce point de vue nous devons toujours décider quelles sont les mesures dont nous avons besoin.

 

En effet, les conséquences de la dette grecque vont vraiment se faire ressentir le mois prochain, et donc le refinancement de la majeur partie de cette dette va devoir se faire au printemps.

 

Pensez-vous que l'Espagne, l'Irlande ou le Portugal vont également avoir besoin de cette aide ?

Je ne le pense pas. L’Irlande a déjà présenté un plan très crédible pour résoudre son déficit public. Elle le fera sur le marché international, sans aucune difficulté.

 

Pour l’Espagne c’est un peu la même chose : elle peut résorber son déficit.

 

Le Portugal pourrait éventuellement rencontrer des problèmes mais je ne le pense pas. Je pense que les marchés vont ré-investir dans la plupart des pays, et également en Grèce si elle fait les réformes qu’elle doit faire.


Que pensez-vous de l'idée de créer un Fonds Monétaire Européen ?


Je pense qu’il est important que nous résolvions ce problème à l’intérieur de l’Europe, nous ne voulons pas que le FMI s’ingère dans cette affaire.

Il ne s’agit pas d’un problème de droit matériel européen mais bien d’un projet politique. Et il faut montrer que nous sommes capables de gérer nos problèmes en interne.


Cependant je ne pense pas que nous puissions trouver un consensus politique sur la création d’une nouvelle institution qui devra de plus s’adapter aux traités actuels, qui sont complexes. Je pense donc qu’il vaudrait mieux utiliser les mécanismes existant pour soutenir les pays qui en ont besoin.

 

L'Europe a-t-elle besoin d'un gouvernement économique ?

C’est un sujet très controversé. Il y a deux choses : nous avons besoin d’un gouvernement économique, mais je ne pense pas que cela arrive. Pourtant je pense que nous avons besoin de plus de gouvernance économique, et cela à plusieurs niveaux.


Premièrement nous avons besoin  d’une Commission européenne et d’un Eurogroupe plus forts, qui puissent dire aux Etats ce qu’ils doivent faire. Il faut donc renforcer le pacte de stabilité et de croissance pour pouvoir demander aux Etats, mais également des mécanismes qui puissent encourager les Etats à faire des réformes. Si cela avait été fait par le passé, la Grèce ne serait pas dans sa situation actuelle.


D’un autre côté, nous avons besoin de plus de gouvernance sur le plan économique pour dire à l’Allemagne qu’il faut dépenser plus, puisque si l’Allemagne consomme plus, achète plus auprès de ces partenaires européens comme l’Espagne, la Grèce ou la France, cela va relancer la consommation au niveau européen et aider l’économie à repartir.


Donc je pense que nous avons besoin de plus de gouvernance sur ces deux aspects.

Mais je ne pense pas que l’Allemagne souhaite avancer sur ce point. Je pense que les projections à ce niveau ne sont pas très positives. Peut-être que les réformes structurelles dans le cadre du programme ‘2020’ permettront de faire des progrès, mais pas dans un autre cadre.

 

 
Affichage des commentaires 1 à 50 sur 901

(jeudi, 02-02-12 13:09) JOZSEF Il est vrai que l'UE n'a pas de leçon à donner aux pays libres et indépendants dont les représentants ont été élus démocratiquement. L'UE peut bien se garder de faire des commentaires et de donner des leçons de morale
Les européens se sentent traqués par cette UE qui nous impose son diktat et cela ne fait qu accroître les sentiments nationalistes et resurgir les vieux fantômes du passé,
A chacun chez soi et maître chez lui !!!!!
(lundi, 30-01-12 00:06) Riccio Encore une initiative européenne foireuse... une de plus. Un prix au "politiquement correct" décerné par ... des membres de la Commission et d'organisation écologistes. En cette période de crise, la Commission européenne n'a vraiment rien d'autre à f... à part décerner des prix aux "bonnes pratiques" qui répondent à ses oukases. Le citoyen, lui, a d'autres soucis: paupérisation, chômage, pouvoir d'achat, etc. Une autre initiative qui se soldera en dépenses et en contraintes supplémentaires pour "du vent". La Chine, elle, ne se pose pas ce genre de problèmes et pendant que nous jouons aux premiers de la classe, elle court en tête et se fait prier pour financer nos déficits. Effarant!
(vendredi, 27-01-12 16:05) Houbé Marie Liesse Théorie des cercles concentriques qui doit aller jusqu'au renoncement de toute extension actuelle de l'Union pour privilégier le cadre de l'EEE, parfaitement suffisant pour ce qui concerne les objectifs de compétitivité...
(mercredi, 25-01-12 13:04) Ignorant Personnellement, j'ai beau faire des efforts de compréhension de votre schéma et du Mécanisme Européen de Stabilisation. Même si cela vous parait p-e clair, ça reste néanmoins très chinois pour moi, un novice en politique. Donc, je ne pourrais même pas agir en toute conscience pour être le plus efficace vis-à-vis du développement durable ou économique. Ce qui soutient l'hypothèse que la politique reste totalement incompréhensive pour la majorité des gens, surtout que la plupart n'ont pas la moitié du temps que je peux y consacrer pour m'informer.
(mercredi, 25-01-12 12:41) franck coool !
Des images?
(lundi, 23-01-12 20:47) Decrauze Pourquoi continuer à élargir alors qu'on ne sait déjà pas faire à 27 ! Depuis le rejet français de 2005, aucune amorce d'Europe politique. On reste dans l'économique pure.
L’entre-deux de l’UE a échoué. Le petit pas de 2005 a été celui de trop suite à des erreurs politiques majeures qui ont flingué un projet ambitieux au profit d’une stagnation fatale.
Il n’est plus temps d’attendre que les prêteurs internationaux décident en lieu et place des peuples. Que chacun d’entre-nous se positionne en son âme et conscience : des États à l’aune de ce qu’ils peuvent individuellement ou l’intégration achevée au nom d’une solidarité européenne qui prendra alors tout son sens.
(mercredi, 18-01-12 10:22) Pierre Un grand merci pour toutes vos informations et pour vos dossiers très complets.
(vendredi, 13-01-12 17:41) Christian D. Travaillant avec les gouvernements hongrois depuis près de vingt ans, je voudrais bien que nos experts mentionnent les raisons qui ont placé V. Orban au pouvoir par plus de 2/3 des suffrages : plus qu'une dioctrine politique, c'est le sentiment d'avoir été floués par une équipe dirigeante socialiste complètement corrompue - tous les chefs d'entreprises étrangers le savent trop bien - et qui, par démagogie et inexpérience, a vidé les caisses de l'Etat.
Ces opposants d'aujourd'hui ont beau jeu de protester contre une politique très dure et autocratique, mais c'est le retour du balancier qu'ils ont eux-même provoqué.
Cela n'autorise pas certains excés, mais cela n'autorise pas non plus de s'immiscer dans la vie politique hongroise, au mépris des électeurs et en stigmatisant son chef. ce faisant, on risque de le conforter encore davantage dans son radicalisme.
Je ne partage pas le point de vue selon lequel la majorité des gens est très mécontente. C'est beaucoup plus subtil que cela et l'influence de V. Orban chez les jeunes, par exemple à l'université, est encore très forte.
Le danger serait de vouloir faire de la Hongrie un bouc émissaire des pb. de l'UE. Cela ne rendra certainement pas service à l'Union.
A ce stade de quasi faillite, il ne peut y avoir de recherche permanente d'un consensus - ce qui ne se pratique jamais en Hongrie qq. soit le pouvoir en place - et le "spoilt system" fait parti de la vie politique courante de ce pays. L'opposition, si elle revenait au pouvoir ne manquerait pas de pratiquer tout aussi radicalement à son seul profit.
(vendredi, 13-01-12 16:22) populard l'Europe s'est construite sans l'accord populaire les technocrates on voulu que la grenouille devienne plus grosse que le boeuf si bien qu'elle explose
(vendredi, 13-01-12 10:59) arnaud784 Un climato sceptique se lâche! Et en écrit des tartines. Réveillez-vous les défenseurs du climat! Sinon ce sont les sceptiques de cet acabit qui vont faire triompher l'attentisme qui va nous mener à la IIIème guerre mondiale: la guerre du climat.
(jeudi, 12-01-12 16:25) Pat C'est vrai que l'union européenne qui ne tient aucun compte des votes lors des référendums est un modèle de démocratie apte à donner des leçons.
(jeudi, 12-01-12 15:13) Frankly "L’Ecosse a toujours revendiqué une certaine indépendance depuis qu’elle a été intégrée au Royaume-Uni. Cette intégration est d’ailleurs le fruit de nombreux jeux de coulisse, et le mécontentement des Ecossais remonte sans doute à cette époque.

Néanmoins, la puissance financière de la Grande-Bretagne aidant, les Anglais sont parvenus, en appliquant la politique de la carotte et du bâton, à empêcher les mouvements indépendantistes et les tendances sécessionnistes de s’imposer. Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose de cette puissance financière.

Souvenons-nous en effet que la puissance de l’Angleterre, de la Grande-Bretagne repose davantage sur son contrôle financier que sur la géographie. C’est ce qui leur a permis de s’imposer pendant un certain temps. Mais depuis quelques années, on observe un accroissement de la volonté des Ecossais à reprendre leurs affaires en mains.

Et comme toutes les unions sont désormais dans la situation d’avoir à imposer des mesures d’austérité draconiennes sur les nations ou les pays qu’ils regroupent, les nations ou les pays membres qui en font partie, qu’il s’agisse de l’Ecosse ou d’un pays européen quelconque, sont sous forte pression de leurs populations pour s’en retirer en raison du refus catégorique de celles-ci d’accepter des mesures aussi radicales. Ce genre de réaction est appelé à se généraliser, et c’est ce qui se produit en Ecosse aujourd’hui du fait de la crise financière.

Il reste maintenant à voir si Londres va être en mesure de contrôler l’évolution de la situation. Je crois toutefois que ces événements nous annoncent une période de fortes turbulences à court terme, dans les jours et les semaines qui viennent, et non pas sur un horizon de plusieurs mois ou de quelques années." (Bill Jones, an analyst with Executive Intelligence Review of Washington DC, quoted in Vers l’éclatement du Royaume-Uni? by Richard Le Hir, Amériquébec.net, 31 décembre 2011)

http://rueclementmarot.blogspot.com/
(jeudi, 12-01-12 11:32) rob Et pourquoi ne pas tester l'article 7 TUE ?

(mardi, 10-01-12 20:27) Magali Bonjour,

Très attentive à la réforme de la gouvernance économique européenne, j'ai écrit une série d'articles sur ce sujet sur mon blog contrelacour.over-blog.fr.

1. Sur le renforcement de la discipline budgétaire
Ce que vous indiquez à propos du sommet du 9 décembre et du prochain traité intergouvernemental est exact. Cependant, ces dispositions ne sont pas encore applicables.
Pour autant, la gouvernance économique a connu une sérieuse réforme en 2011 via le "six pack" adopté cette automne.
Voir: http://contrelacour.over-blog.fr/article-six-pack-une-synthese-de-la-reforme-de-la-gouvernance-econo[..] sont ces réformes qui ont permis à la Commission d'exercer une forte pression sur le gouvernement belge.
Voir: http://contrelacour.over-blog.fr/article-deficit-belge-et-reforme-du-pacte-de-stabilite-et-de-croiss[..] Pour ce qui est des recommandations et des sanctions, vous indiquez que le dernier mot revient au Conseil.
ceci est à relativiser avec la mise en place de la nouvelle procédure de décision dite à la "majorité inversée". Désormais une décision de la Commission entre en application sauf si le Conseil s'y oppose explicitement. Auparavant les décisions devaient attendre l'aval du Conseil.

3. Concernant les sanctions de 0,2% du PIB (dépot portant ou non intéret puis amende), celles-ci sont d'ores et déjà applicables via l'entrée en vigueur du "Six pack" et n'ont donc pas à attendre le nouveau traité intergouvernemental.

Cordialement
(mardi, 10-01-12 20:05) Magali Déficit belge et réforme du Pacte de stabilité et de croissance: de l'efficacité des sanctions

Le budget 2012 de la Belgique a été recalé par la Commission.
Ce nouvel épisode de la série "Budgets nationaux, déficits excessifs et recommandations de la Commission" met en oeuvre les nouveautés votées par les institutions communautaire au sujet du Pacte de stabilité et de croissance (PSC).
(mardi, 10-01-12 19:10) Daniel Perion notre justice départemental française ne fonctionne pas correctement nous vous avons dejà écrit a ce propos et attendons votre réponse à ce sujet et cela nous met dans une hémorragie financière sans compter avec la perte de l'outils de travail et sa qualite de vie
(lundi, 09-01-12 20:06) dingo Bonjour,

je comprends pas le terme populiste ? que veut-il dire précisément ou plutôt qu'est ce qu'il veut dire dans la pensée de Jean Leonetti ? merci pour votre réponse.
(lundi, 09-01-12 11:02) La rédaction @TILLY oui en effet merci de votre vigilance ! Erreur corrigée.
(lundi, 09-01-12 10:42) Marco "Ce qui se passe en Hongrie rappelle un peu ce qui se passe en Russie : tout comme Poutine, M. Orbán souhaite garder le pouvoir le plus longtemps possible." ... c'est vrai que chez nous, c'est complètement différent ! ;-)

(dimanche, 08-01-12 11:46) pmrb Ne faudrait il pas pour commencer que la France et l'Allemagne s'accordent sur un modus vivendi et sur un objectif commun? Pour l'instant, ils n'ont trouvé qu'un point d'accord: la communauté de monnaie
(samedi, 07-01-12 15:01) cd je partage l'essentiel de cette analyse, mais il faut y ajouter le niveau de corruption atteint par le gouvernement précédent, et de mensonges, ( reconnu d'ailleurs par le précédent PM au cours d'une réunion interne) ainsi qu'une pratique sans retenue du "spoilt system", d'autant plus facile que les postes de la fonction publique hongroise sont à durée limitée.
Ni l'Europe, ni M. Orban n'ont intérêt à une rupture et je gage qu'il n'y en aura pas.
(vendredi, 06-01-12 16:29) TILLY Maribor est en Slovénie et non en Estonie
(mercredi, 04-01-12 23:46) jacqueline Paris,le 23 octobre 1957, Albert CAMUS :
La Hongrie vaincue et enchainée a plus fait pour la liberté et la justice qu'aucun peuple depuis vingt ans. Mais pour que cette leçon atteigne et persuade en Occident ceux qui se bouchaient les oreilles et les yeux, il a fallu et nous ne pourrons nous en consoler, que le peuple Hongrois versât à flots un sang qui sèche déjà dans les mémoires.
(mercredi, 04-01-12 08:50) Alice C'est assez flippant quand même!!
(mercredi, 04-01-12 00:59) sophie la loi est elle applicable a présent ?
(mardi, 03-01-12 17:58) Cécilia La conclusion de cet accord est une très bonne chose. En revanche, le fait que Marie Anne Montchamp ait attendu d'être en campagne au Benelux pour le conclure, est reggrettable. Car
elle n'est pas uniquement Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la Santé et de la Protection sociale chargée des personnes handicapées; elle est aussi candidate de l'UMP pour la Quatrième circonscription des Français établis hors de France (Belgique-Pays Bas- Luxebmourg). Ces visites de terrains, aux frais du contribuables, ne sont pas anodines...http://www.philipcordery.fr/2011/12/21/375/
(lundi, 02-01-12 19:28) coussi La chine et l'Inde feront bientôt concurrence aux européens pour l'approvisionnement en énergies fossiles mais également comme ces deux pays prévoient de construire de nombreuses centrales nucléaires dans un avenir proche sur l'approvisionnement en uranium. Cette donnée va donc rendre plus incertains les achats du minerai et augmenter
les coûts de l'électricité nucléaire, ce qui s'est déjà produit entre 2001 et 2007.L'électricité d'origine nucléaire n'a pas un avenir économique à long terme, l'électricité d'origine éolienne est déjà moins couteuse dans certaines conditions. Sortir du nucléaire progressivement et diversifier localement les sources d 'énergies renouvelables(solaire, éolien, biomasse, méthanisation des déchets et cogénération)semble plus judicieux pour le moyen terme.
(lundi, 02-01-12 18:43) Arlynet extrait d'un livre paru en 1993 chez Robert Laffont et disponible en ligne (de l'est de la peste et du reste)
Vous êtes bien placé pour savoir qu'il existe une obscénité du dollar et de la convoitise. Mais comme tout le monde vous vous dites: Profitons de la manne dont nous avons été privés trop longtemps. Dans quelques années nous pourrons faire preuve d'esprit critique et dire aux gouvernements, au FMI, aux compagnies alimentaires ou cinématographiques américaines, allemandes, japonaises, qu'elles exagèrent et que notre pays n'était pas voué à l'équarris sage. " Vous vous trompez. La morale n'est pas un luxe que l'on s'offre quand les choses sont allées trop loin. L'histoire nous a montré cent fois qu'alors elle ne mérite plus qu'un seul nom et ne tolère qu'un seul système: la dictature. L'urgence vous apparaîtra quand il sera trop tard, quand l'extrême droite, comme toujours, se sera jetée sur le drapeau national pour faire honte à votre pays de ce qu’il est devenu.
(vendredi, 23-12-11 15:49) DEGHILAGE LA GB RESTE COHERENTE...ELLE ROULE A GAUCHE,ELLE A GARDE SA MONNAIE; ON COMPREND PARFAITEMENT QUE LES ANGLAIS NE SOUHAITENT PAS QUE L EUROPE VIENNE METTRE SON GRAIN DE SEL DANS SON MODE DE GESTION...ELLE RESTE COHERENTE,ELLE A RAISON...
(samedi, 17-12-11 00:59) jipebe29 En tout cas, depuis 13 ans, T est stable, les niveaux océaniques sont en phase de stabilisation depuis quelques années, les températures océaniques sont en légère baisse depuis 2003 (mesures des 3300 sondes océaniques ARGO)et le flux IR quittant la haute atmosphère sont très supérieurs aux prévisions des modèles numériques du GIEC. Le rôle supposé du CO2 sur T reste une simple hypothèse, jamais validée, et construire sur cette base peu crédible toute une politique contraignante, avec des normes, des taxes et des réglementations, alors que nos connaissances des mécanismes climatiques est encore très insuffisants, cela me paraît bien absurde...Je me demande dans quel monde surréaliste vivent nos politiques…
(samedi, 17-12-11 00:49) jipebe29 Je trouve que l'échec de Durban est une bonne nouvelle pour tous les citoyens du monde, car nous allons pouvoir suivre sereinement l'évolution des données d'observation, qui, depuis 13 ans, sont en contradiction avec les modèles numériques du GIEC, dont la crédibilité est déjà bien faible, surtout après les ClimateGate I et II, dont nos médias ne disent mot (ou qui sortent un courriel, un seul, dont le sens peut -être interprété).
(samedi, 17-12-11 00:45) jipebe29 Le fait que le Canada se soit retiré du protocole de Kyoto est une excellente nouvelle, car ce delirium carbonum, qui repose sur du vent, commence à nous échauffer les oreilles. Seule l'UE, inféodée au dogme du Réchauffement Climatique Anthropique, persiste à nous sortir des taxes, des normes et de réglementations qui, au bout de la chaîne, devront être payées par les entreprises et les contribuables. On dirait que l'UE, en cette période de tempête financière, fasse tout pour saboter son propre vaisseau...

Quant à nos médias, ils sont lamentables dans leur défense acharnée du dogme du Réchauffement Climatique Anthropique. Et nos gouvernants, tétanisés par la crainte de déplaire aux Verts, et qui suivent moutonnièrement les instructions de l'UE, ils n'ont rien compris aux données d'observation, aux dérapages du GIEC et à sa science fausse (ou ils ne veulent pas comprendre, par lâcheté ou par complaisance). Mais les petits gaulois sont teigneux, têtus, et ils résistent encore et toujours à la propagande réchauffiste.... Qu'on se le dise!...
(vendredi, 09-12-11 17:07) giraud il est fâcheux que l'opinion publique (européenne et croate) ait été - comme pour les précédents élargissements - tenue totalement à l'écart du processus de négociation puis d'adhésion de la Croatie à l'UE.

Comment dès lors s'étonner d'une incompréhension et d'une indifférence grandissantes entre les peuples de l'UE ?

"L'Europe sans les peuples ", c'est d'abord ce processus technocratique d'élargissement selon lequel, un beau matin, les européens découvrent qu'ils "partagent désormais leur destin" avec celui d'un nouveau pays qu'ils ont du mal à situer sur la carte de l'Europe !!!

La responsabilité des trois Institutions comme celle des États membres est ici engagée. Mais c'est surtout la Commission qui est responsable de cette "politique d'élargissement" qui a perdu toute légitimité politique et démocratique et qui se poursuit imperturbablement alors même que l'UE27 est en proie à une violente crise interne.

Il est grand temps que l'UE déclare - au moins jusqu'en 2014 - une pause dans le processus mécanique d'élargissement à 7 ou 8 nouveaux États déjà déclarés "candidats" plus ou moins officiels. Afin de se donner au moins le temps de la réflexion et du débat démocratique - et de renforcer à nouveau ses mécanismes et ses Institutions mis à mal par la crise.

Jean-Guy GIRAUD
(vendredi, 09-12-11 14:30) Paulfarbos@hotmail.com Le président Pompidou avait raison. laissons les Anglais au large, ce sont les 2°pirates après les Américains!
(jeudi, 08-12-11 21:38) C Mathurin En l'absence d'euro-obligations,l'Espagne a emprunté au taux de 7% et l'Italie à plus de 6%. Merci madame Merkel. J'invite les contribuables lésés à éviter d'acheter des produits "made in Germany"
(jeudi, 08-12-11 18:20) Alain Depuis sa création l'Europe s'est engagée, avec une procédure compliquée.IL est normal de faire évoluer son mode de fonctionnement, pour l'adapter
aux réalités du monde d'aujourd'hui qui est plus compliqué qu'hier.j'approuve ce qui est proposer!
Il faudrait être irresponsable pour pratiquer l'immobilisme.Je pense qu'il en va de l'intérêt Générale et mondiale .
(jeudi, 08-12-11 12:29) Clémentine Galéani Je ne vois pas de rubrique "démocratie" ?
(jeudi, 08-12-11 12:12) yel maeder C'est du café du commerce. Ce Laidi.
(mardi, 06-12-11 18:25) Eric J'avais cru comprendre que le gouvernement islandais avait décidé brutalement de privatiser leurs 3 banques nationales en 2000, provoquant ainsi le début d'un "génocide économique et social" sans précédent pour les islandais. Qui se trouve derrière ces exactions...les gros requins financiers américains et leurs amis européens. Quelle Europe est à rejoindre pour les islandais, on peut se le demander sérieusement.
(vendredi, 02-12-11 15:20) Alfred C. Absolument! La corruption des régisseurs permettant les fraudes, ce sont les plus gros responsable des déboires qui repoussent l'Europe à genoux et qui même l’empêchent de se remettre sur pieds favorablement; c'est bien plus que criminel, c'est dommage & c'est honteux.
(vendredi, 02-12-11 00:54) yeah man brother moi je ne suis pas rassuré du tout
(jeudi, 01-12-11 15:36) david Il n'aura pas échappé à l'auteur que la cee et les autres "communautés" n'existent plus depuis belle lurette. A quoi bon, dès lors, utimiser ce barbarisme de "méthode communautaire" si ce n'est pour eviter l'usage du plus juste terme de "methode federale". Tant que les pro europeens en france seront enfermés da.s leurs ambiguités anachroniques, ils resteront ultra minoritaires. Appelez un chat un chat!
(mercredi, 30-11-11 16:57) Jean-guy GIRAUD Le recours à une "Europe à deux vitesses" a, en fait, pour motivation principale d'éviter le veto britannique sur toute mesure applicable à l'UE 27.
La plupart des pays de l'"UE 10" - cad les États non membres de l'Eurogroupe- seraient en effet probablement favorables à un renforcement de l'UEM à laquelle ils aspirent légitimement d'adhérer (y compris la Suède et le Danemark).
Pour surmonter le problème du veto britannique, il suffirait de supprimer ...le droit de veto lui-même. En attendant, la Commission a raison de privilégier la négociation de réformes entre l'ensemble des 27 : si, en fin de course, le Royaume Uni devait se trouver isolé il devrait bien se soumettre (comme pour le Traité de Lisbonne) ou se démettre (comme pour la Charte).
Dès lors, il est plus que temps d'engager la large réforme de l'UEM par la révision des traités - en parallèle avec les mesures d'urgence nécessaires.
Et il serait opportun que cette réforme soit lancée par le PE au nom de l'ensemble des citoyens européens - tenus jusqu'ici totalement écartés de négociations qui les concernent au premier chef. Jean-Guy GIRAUD
(samedi, 26-11-11 19:25) giraud Votre description de la procédure de révision des Traités est inexacte. L'article 48§2 et 3 du TUE prévoit qu'une Convention composée de parlementaires européens et nationaux, de représentants des Gouvernements et de la Commission examinent le projet de révision qui leur est soumis par le PE, par un État membre ou par la Commission.
Le texte adopté par la Convention est ensuite soumis aux États membres (réunis en "Conférence intergouvernementale") qui doivent l'adopter puis le ratifier à l'unanimité. Jean-Guy GIRAUD
(jeudi, 24-11-11 16:07) Ham-Ham Bonjour,

Lorsque je vois les débats pour allier la rigueur budgétaire avec la relance économique de la Zone Euro, je me pose certaines questions, notamment sur la réticence de l'Allemagne. En effet, est-elle réellement crédible ?

Car, on semble oublier que la situation des caisses allemandes n'est pas plus enviable que pour celles des autres pays européens, comme la France. D'après mes sources, sa dette serait à hauteur de 84% de son PIB actuellement, et sa balance commerciale semble de plus en plus se déséquilibrer. De plus, l'émission "ratée" de "Bund" ne rencontrant pas assez de demande par rapport aux résultats attendus, montre que l'état des caisses souveraines allemandes ne sont pas en si bonne santé.

D'accord, l'Allemagne tire la croissance de l'Europe vers le haut (ou plutôt permet de sortir le haut du crâne, de la Zone Euro, de l'eau), elle semble vouloir donner l'exemple mais sa croissance est-elle vraiment durable ? Est-ce un exemple, alors qu'elle continue de prôner une concurrence intra-européenne au niveau des exportations (n'oublions pas que la plus part des exportations allemandes vont au cœur de l'Europe), alors que les autres membres ne sont plus en mesure de suivre le mouvement, pour cause d'austérité et de rigueur ? Au final, l'Allemagne ne serait-elle pas un peu égoïste au sein même de sa politique européenne ? Au fond, n'aurait-elle pas besoin, elle aussi, pour sa santé financière, de l'émission d'eurobonds ?

D'avance, je vous remercie.

Ham-Ham
(mardi, 22-11-11 01:57) elenenikbien c'est marrant de lire ça maintenant !
(vendredi, 18-11-11 21:33) HAINE Avec quel aval démocratique avez vous décidé de cela ? Entraînez-vous à courir vite pour le jour où le peuple se réveillera. Et ne comptez pas sur nous pour vous aider à fuir la chaos que vous êtes entrain de nous préparer.
(lundi, 14-11-11 13:25) aonille Et pas la moindre blague avec Super-Mario !! J'admets que ni pilosité faciale ni les salopettes ne correspondent...
(jeudi, 10-11-11 16:47) konate l'europe detruit chez les autres au nom de la democratie et n'en veut pas les refugies et autres victimes des conflits armees a cause du chomage et du racisme.quel duplicite?
(jeudi, 10-11-11 15:11) jean-guy giraud "Il ne faut pas trop attendre du Parlement Européen car l'initiative politique ne peut venir que de l'exécutif" . M. Lamassoure sait que le PE possède, depuis le TL, le droit d'initiative de révision du Traité mais semble considérer qu'il ne s'agit pas d'une initiative "politique" - ce qui est pour le moins discutable si l'on se réfère à plusieurs précédents (cf. le projet Spinelli et les Conventions de 2000 et 2002). D'autre part , il est peu probable que M.Lamassoure s'attende à une "initiative politique" de l'actuelle Commission ou du Conseil européen. Enfin, on voit mal en quoi la stratégie 2020 pourrait constituer une "initiative politique" .Nous voici revenus à la case "départ". JG GIRAUD
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