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03/08/09Philippe Demenet : "Le 9 novembre 1989, l'impossible est arrivé" 1

Pour le vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin, Touteleurope.fr a demandé à plusieurs témoins, hommes politiques, journalistes ou historiens, de nous livrer leurs commentaires sur cet évènement déterminant qui, pour beaucoup, marque la fin du XXè siècle. Philippe Demenet, journaliste et auteur du livre J'ai Vécu Le Mur de Berlin, se rappelle des réactions qui suivent l'effondrement du Mur.

 

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Comment la chute du Mur a-t-elle été vécue par les Allemands de l'Est ?

C'était il y a 20 ans, mais je me souviens de cette chute du Mur comme du fait que "l'impossible est arrivé"! Personne, deux ou trois jours avant, ne pensait que c'était possible. Pas seulement les Allemands de l'Est qui vivaient enfermés derrière ce mur depuis 28 ans, mais aussi les Allemands en général, les Européens, et leurs dirigeants. C'était l'imprévisible, on pensait que ce mur était là pour l'éternité, que derrière ce mur des sociétés, des Etats s'étaient constitués. Certes il y avait des mouvements de contestation, de colère, il y avait des dizaines de milliers de manifestants dans les villes de Berlin ou de Leipzig, mais personne n'y croyait.

Et quand c'est arrivé, c'est arrivé presque par le détour d'une phrase. Le porte-parole du gouvernement de la RDA, après une réunion, passe à la télé et déclare au journal de 20h : "A partir de maintenant" ("absofort" en Allemand), on peut passer le Mur sans papiers particuliers.

Dans J'ai Vécu le Mur de Berlin, aux éditions Bayard Presse, Philippe Demenet raconte trois destins marqués par cette frontière en plein coeur de leur ville et par l'immense espoir qu'a représenté sa destruction : un creuseur de tunnels de la RFA, un garde-frontière et une femme pasteur à l'Est.

Au départ, les gens d'Allemagne de l'Est qui voient ça n'y croient pas. Ils vont faire un tour, ils s'agglutinent. Et les garde-frontières n'ont pas vraiment d'instructions, alors au début ils demandent des papiers. Puis on leur répond : "Non, on a entendu à la télé, c'est 'à partir de maintenant'". Et puis petit à petit, vers 10h ou 11h du soir, ça s'ouvre ! Et là, on passe en masse, il y a une espèce de flot de gens, qui partent par centaines ou milliers, vont voir ce qui se passe de l'autre côté, vers la station de métro où on ne s'arrêtait jamais, de l'autre côté de la place, tout simplement de la ville, qu'on avait appris finalement à ne plus penser. On voyait la nuit les éclairages, on voyait cette ville opulente de Berlin Ouest, qui éclairait, qui émettait des sons et des bruits, mais la plupart des Berlinois de l'Est avaient fait une croix dessus.

C'était l'impensable, l'endroit où on n'irait jamais. C'était l'endroit d'où l'on venait, parce que les Allemands de l'Ouest avaient, eux, depuis la détente et Willy Brandt [chancelier de la RFA de 1969 à 1974], obtenu le droit de passer dans l'autre sens. Mais quand ils repartaient on leur disait "Adieu". Et tous ceux qui avaient eu le droit d'émigrer (parce qu'avec les manifestations, le régime était tout de même obligé de s'entrouvrir) tous ceux qui fuyaient (surtout après l'ouverture de la frontière entre la Hongrie et l'Autriche, des dizaines de milliers de jeunes fuyaient chaque semaine, chaque mois), on leur disait Adieu, parce qu'on pensait ne plus jamais les revoir.

Ils partaient pour toujours, ils changeaient d'univers, ils allaient reconstruire leur vie ailleurs, en finir avec cette vie bloquée, cette vie amputée : on était obligé d'adhérer aux organisations communistes, de faire des exercices de tir, on était surveillé, on était barré pour peu qu'on soit issu de la mauvaise classe, on ne pouvait pas aller à l'Université... tous ces gens qui partaient du pays le quittaient pour toujours, et leur famille leur disait Adieu. Et quand on allait raccompagner un ami ou un parent à ce qu'on appelait le "Palais des larmes", à côté de la station de métro Friedrichstrasse, c'était pour pleurer et pour lui dire Adieu, en espérant qu'il revienne, mais on ne pouvait pas aller le voir.

Brusquement, et le lendemain et les 2-3 jours qui ont suivi, toute l'Allemagne de l'Est (et pas seulement les Berlinois) est passée à l'Est, tout simplement pour aller voir. Au départ, ils ne savaient pas très bien s'ils pourraient revenir, ils étaient inquiets. Et finalement ils ont pris le risque de passer.

Je suis arrivé le surlendemain en tant qu'envoyé spécial, et j'ai vu ces flots d'Allemands de l'Est passer l'impensable, traverser ce qui était la frontière d'un monde, et arriver de l'autre côté. Ce qui m'a frappé c'est que, physiquement, ils étaient un peu différents des Allemands de l'Ouest (comme quoi un régime politique peut façonner aussi le physique des gens) ! Un peu plus petits, plus méfiants, plus réservés… et en même temps habillés aussi très différemment, ils étaient en jeans délavés (enfin cet espèce d'uniforme qu'avaient les Allemands de l'Est dans leurs moments de loisirs), très différents des habits cossus des Allemands de l'Ouest. Et puis aussi la taille ! Les Allemands de l'Ouest étaient probablement mieux nourris, mieux traités, plus autonomes, plus individualistes… Donc, ces Allemands de l'Est arrivaient et découvraient, fascinés, les milk-shakes, les vitrines, la presse, les distributeurs d'argent (qu'ils tapaient, en rigolant et en se disant "peut-être que ça va tomber tout seul") !

Et en même temps, ils se sentaient, ce jour là ou les suivants, à la fois chez eux et pas chez eux, parce que tout ce qui était derrière les vitrines leur était inaccessible. Ils recevaient 100 Marks de l'Allemagne de l'Ouest, qui s'appelait l' "argent d'accueil". Cet argent, c'était tout ce qu'ils avaient, leurs Marks à eux ne valaient rien. Et ils dépensaient cet argent en achetant une revue, un bouquin, une cassette de rock qu'on ne trouvait pas là-bas, du dentifrice "Colgate" parce que c'était meilleur que chez eux, des bananes parce qu'il n'y en avait pas chez eux…

C'était donc l'incrédulité, la fascination, et la joie, une joie incroyable… et puis une petite inquiétude pour l'avenir. On se demandait : "qu'est-ce qu'on va devenir", parce qu'on a grandi avec certaines valeurs, qui étaient certes les valeurs d'une dictature, mais aussi des valeurs sociales. On ne connaissait pas le chômage, il y avait des crèches, on avait très peu mais on ne travaillait pas beaucoup non plus. Et là, qu'allait-on devenir ? Est-ce qu'on allait tout simplement être englobés, phagocytés par une "Anschluss" [annexion] qui allait nous transformer en Allemands de l'Ouest ?

 

 

Les séquelles du Mur sont-elles toujours visibles ?

Oui, et elles sont nombreuses, en Allemagne en tout cas. Tous les sondages le montrent, les ex-Allemands de l'Est n'ont pas atteint le niveau de leurs homologues de l'Ouest. Ils se sentent toujours, pour une grande part d'entre eux, des citoyens de seconde zone. Donc le Mur n'est pas effacé dans nos têtes.

J'ai été frappé d'ailleurs en interviewant un ancien garde-frontière de l'Est. Au même moment j'interviewais un Allemand de l'Ouest qui, lui, a percé des tunnels pour faire passer à la liberté des gens de sa famille ou qu'il ne connaissait pas, au péril de sa vie. Je lui propose ainsi de rencontrer ce dernier, et le garde m'a dit : "Non, je ne veux pas y aller". J'ai fait la même proposition à mon perceur de tunnels, donc un Allemand de l'Ouest et lui aussi m'a dit non, "parce qu'on n'a pas le même langage, on n'a presque pas la même langue, on n'a pas eu la même enfance, pas les mêmes valeurs, pas les mêmes mots pour exprimer ce qu'on a vécu et, finalement, on n'a rien à se dire". Et ces gens-là, presque vingt ans après, considéraient qu'ils ne pouvaient pas se parler parce qu'ils n'avaient rien à se dire.

 

 

Les Allemands ont-ils tous vécu la chute du Mur comme une victoire ?

Curieusement, un jour ou deux après la chute du Mur, je rencontre des dissidents que j'avais l'habitude d'interviewer à Berlin Est. L'écrivain Lutz Rathenow est à Alexanderplatz, et je lui demande pourquoi il n'est pas passé à l'Ouest comme tout le monde. Celui-ci me dit : "Non, il y a trop d'"Ossis" (Allemands de l'Ouest) !". Ce qui est une façon humoristique de dire : mon pays, c'est ici, avec ses valeurs.

Et puis, chose surprenante également, Bärbel Bohley, une femme artiste-peintre qui est un peu l'égérie des manifestations contre la Stasi, elle non plus n'est pas allée à l'Ouest. Le surlendemain de la chute du Mur, elle est toujours à l'Est, dans une petite salle paroissiale d'une banlieue ouvrière, et elle est en train de créer un nouveau parti. Et elle me dit : "le combat n'est pas fini. Nous on se bat non pas pour un pays ultra-consommateur (tel qu'on le perçoit de l'Allemagne de l'Est), mais pour un pays où on pourrait allier les avancées sociales qu'on connaît chez nous et la démocratie".

Et en effet, il y a beaucoup d'Allemands de l'Est, parmi les plus militants de la liberté, qui ne veulent pas de cette "Anschluss", de cette annexion, qui en fait va se produire : l'Allemagne de l'Ouest va phagocyter l'Allemagne de l'Est. Et malgré les milliards de marks et d'euros qu'elle va investir, elle va pratiquement effacer ou tenter d'effacer les valeurs qui étaient les valeurs de l'Allemagne de l'Est.

C'est peut-être un peu ce qui peut nous aider à comprendre pourquoi il y a tant d' "Ostalgie", de nostalgie de l'Est, parce qu'on a voulu pratiquement éradiquer, effacer, tout le passé et toutes les valeurs, y compris les bonnes, qui avaient cours avant la chute du Mur.

 

 

Tous les Européens sont-ils concernés par la chute du Mur ?

C'est peut-être le moment d'essayer de réveiller ce qu'a pu être le traumatisme de l'Europe, sa cassure, ce lieu de confrontation qu'a été l'Europe de 1945 (dans la suite de la guerre) jusqu'en 1989 et dans les années qui ont suivi. L'Europe était une ligne de front, nous vivions sous la menace directe de fusées nucléaires qui promettaient de détruire la planète des deux côtés. Et c'est cela qui assurait le statu quo. C'est ce qui a fait qu'ensuite on a accueilli très rapidement les pays de l'Est, les pays qui s'étaient libérés du communisme, parce qu'on considérait à juste titre que c'étaient des Européens à part entière et qu'ils avaient le droit de "rattraper" un peu cette histoire qu'ils n'avaient pas connue avec nous. C'est peut-être ça qu'il faut rappeler à des gens qui ne l'auront pas vécu, ou pour qui ce sera impensable.

J'aimerais aussi qu'on rappelle, à cette occasion, tous ceux qui, au moment de la chute du Mur, ont rêvé d'une Europe un peu différente, peut-être un peu plus sociale. Tous ceux qui parlaient d'une "troisième voie". Il se trouve que les militants de la liberté, dans les pays qu'on appelait les pays de l'Est, de l'autre côté du rideau de fer, n'étaient pas des farouches défenseurs du capitalisme ou de la société de consommation. Ils avaient une autre réflexion : c'étaient souvent des pasteurs, des gens d'Eglise, des artistes aussi comme Bärbel Bohley, à Berlin est. Et eux redoutaient que ce grand vent de liberté emporte tout, y compris les valeurs sur lesquelles ils avaient fondé leurs protestations.

Effectivement cela a tout emporté, et ces gens là, on les a bien oubliés. C'est peut-être le moment de rappeler que des gens comme Vaclav Havel ou Bärbel Bohley, avaient mis non seulement leur vie en jeu, mais aussi des valeurs, peut-être un petit peu différentes de celles que nous vivons aujourd'hui, pour faire tomber ce mur.

 

 

 

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Affichage des commentaires 1 à 50 sur 901

(jeudi, 02-02-12 13:09) JOZSEF Il est vrai que l'UE n'a pas de leçon à donner aux pays libres et indépendants dont les représentants ont été élus démocratiquement. L'UE peut bien se garder de faire des commentaires et de donner des leçons de morale
Les européens se sentent traqués par cette UE qui nous impose son diktat et cela ne fait qu accroître les sentiments nationalistes et resurgir les vieux fantômes du passé,
A chacun chez soi et maître chez lui !!!!!
(lundi, 30-01-12 00:06) Riccio Encore une initiative européenne foireuse... une de plus. Un prix au "politiquement correct" décerné par ... des membres de la Commission et d'organisation écologistes. En cette période de crise, la Commission européenne n'a vraiment rien d'autre à f... à part décerner des prix aux "bonnes pratiques" qui répondent à ses oukases. Le citoyen, lui, a d'autres soucis: paupérisation, chômage, pouvoir d'achat, etc. Une autre initiative qui se soldera en dépenses et en contraintes supplémentaires pour "du vent". La Chine, elle, ne se pose pas ce genre de problèmes et pendant que nous jouons aux premiers de la classe, elle court en tête et se fait prier pour financer nos déficits. Effarant!
(vendredi, 27-01-12 16:05) Houbé Marie Liesse Théorie des cercles concentriques qui doit aller jusqu'au renoncement de toute extension actuelle de l'Union pour privilégier le cadre de l'EEE, parfaitement suffisant pour ce qui concerne les objectifs de compétitivité...
(mercredi, 25-01-12 13:04) Ignorant Personnellement, j'ai beau faire des efforts de compréhension de votre schéma et du Mécanisme Européen de Stabilisation. Même si cela vous parait p-e clair, ça reste néanmoins très chinois pour moi, un novice en politique. Donc, je ne pourrais même pas agir en toute conscience pour être le plus efficace vis-à-vis du développement durable ou économique. Ce qui soutient l'hypothèse que la politique reste totalement incompréhensive pour la majorité des gens, surtout que la plupart n'ont pas la moitié du temps que je peux y consacrer pour m'informer.
(mercredi, 25-01-12 12:41) franck coool !
Des images?
(lundi, 23-01-12 20:47) Decrauze Pourquoi continuer à élargir alors qu'on ne sait déjà pas faire à 27 ! Depuis le rejet français de 2005, aucune amorce d'Europe politique. On reste dans l'économique pure.
L’entre-deux de l’UE a échoué. Le petit pas de 2005 a été celui de trop suite à des erreurs politiques majeures qui ont flingué un projet ambitieux au profit d’une stagnation fatale.
Il n’est plus temps d’attendre que les prêteurs internationaux décident en lieu et place des peuples. Que chacun d’entre-nous se positionne en son âme et conscience : des États à l’aune de ce qu’ils peuvent individuellement ou l’intégration achevée au nom d’une solidarité européenne qui prendra alors tout son sens.
(mercredi, 18-01-12 10:22) Pierre Un grand merci pour toutes vos informations et pour vos dossiers très complets.
(vendredi, 13-01-12 17:41) Christian D. Travaillant avec les gouvernements hongrois depuis près de vingt ans, je voudrais bien que nos experts mentionnent les raisons qui ont placé V. Orban au pouvoir par plus de 2/3 des suffrages : plus qu'une dioctrine politique, c'est le sentiment d'avoir été floués par une équipe dirigeante socialiste complètement corrompue - tous les chefs d'entreprises étrangers le savent trop bien - et qui, par démagogie et inexpérience, a vidé les caisses de l'Etat.
Ces opposants d'aujourd'hui ont beau jeu de protester contre une politique très dure et autocratique, mais c'est le retour du balancier qu'ils ont eux-même provoqué.
Cela n'autorise pas certains excés, mais cela n'autorise pas non plus de s'immiscer dans la vie politique hongroise, au mépris des électeurs et en stigmatisant son chef. ce faisant, on risque de le conforter encore davantage dans son radicalisme.
Je ne partage pas le point de vue selon lequel la majorité des gens est très mécontente. C'est beaucoup plus subtil que cela et l'influence de V. Orban chez les jeunes, par exemple à l'université, est encore très forte.
Le danger serait de vouloir faire de la Hongrie un bouc émissaire des pb. de l'UE. Cela ne rendra certainement pas service à l'Union.
A ce stade de quasi faillite, il ne peut y avoir de recherche permanente d'un consensus - ce qui ne se pratique jamais en Hongrie qq. soit le pouvoir en place - et le "spoilt system" fait parti de la vie politique courante de ce pays. L'opposition, si elle revenait au pouvoir ne manquerait pas de pratiquer tout aussi radicalement à son seul profit.
(vendredi, 13-01-12 16:22) populard l'Europe s'est construite sans l'accord populaire les technocrates on voulu que la grenouille devienne plus grosse que le boeuf si bien qu'elle explose
(vendredi, 13-01-12 10:59) arnaud784 Un climato sceptique se lâche! Et en écrit des tartines. Réveillez-vous les défenseurs du climat! Sinon ce sont les sceptiques de cet acabit qui vont faire triompher l'attentisme qui va nous mener à la IIIème guerre mondiale: la guerre du climat.
(jeudi, 12-01-12 16:25) Pat C'est vrai que l'union européenne qui ne tient aucun compte des votes lors des référendums est un modèle de démocratie apte à donner des leçons.
(jeudi, 12-01-12 15:13) Frankly "L’Ecosse a toujours revendiqué une certaine indépendance depuis qu’elle a été intégrée au Royaume-Uni. Cette intégration est d’ailleurs le fruit de nombreux jeux de coulisse, et le mécontentement des Ecossais remonte sans doute à cette époque.

Néanmoins, la puissance financière de la Grande-Bretagne aidant, les Anglais sont parvenus, en appliquant la politique de la carotte et du bâton, à empêcher les mouvements indépendantistes et les tendances sécessionnistes de s’imposer. Aujourd’hui, il ne reste plus grand-chose de cette puissance financière.

Souvenons-nous en effet que la puissance de l’Angleterre, de la Grande-Bretagne repose davantage sur son contrôle financier que sur la géographie. C’est ce qui leur a permis de s’imposer pendant un certain temps. Mais depuis quelques années, on observe un accroissement de la volonté des Ecossais à reprendre leurs affaires en mains.

Et comme toutes les unions sont désormais dans la situation d’avoir à imposer des mesures d’austérité draconiennes sur les nations ou les pays qu’ils regroupent, les nations ou les pays membres qui en font partie, qu’il s’agisse de l’Ecosse ou d’un pays européen quelconque, sont sous forte pression de leurs populations pour s’en retirer en raison du refus catégorique de celles-ci d’accepter des mesures aussi radicales. Ce genre de réaction est appelé à se généraliser, et c’est ce qui se produit en Ecosse aujourd’hui du fait de la crise financière.

Il reste maintenant à voir si Londres va être en mesure de contrôler l’évolution de la situation. Je crois toutefois que ces événements nous annoncent une période de fortes turbulences à court terme, dans les jours et les semaines qui viennent, et non pas sur un horizon de plusieurs mois ou de quelques années." (Bill Jones, an analyst with Executive Intelligence Review of Washington DC, quoted in Vers l’éclatement du Royaume-Uni? by Richard Le Hir, Amériquébec.net, 31 décembre 2011)

http://rueclementmarot.blogspot.com/
(jeudi, 12-01-12 11:32) rob Et pourquoi ne pas tester l'article 7 TUE ?

(mardi, 10-01-12 20:27) Magali Bonjour,

Très attentive à la réforme de la gouvernance économique européenne, j'ai écrit une série d'articles sur ce sujet sur mon blog contrelacour.over-blog.fr.

1. Sur le renforcement de la discipline budgétaire
Ce que vous indiquez à propos du sommet du 9 décembre et du prochain traité intergouvernemental est exact. Cependant, ces dispositions ne sont pas encore applicables.
Pour autant, la gouvernance économique a connu une sérieuse réforme en 2011 via le "six pack" adopté cette automne.
Voir: http://contrelacour.over-blog.fr/article-six-pack-une-synthese-de-la-reforme-de-la-gouvernance-econo[..] sont ces réformes qui ont permis à la Commission d'exercer une forte pression sur le gouvernement belge.
Voir: http://contrelacour.over-blog.fr/article-deficit-belge-et-reforme-du-pacte-de-stabilite-et-de-croiss[..] Pour ce qui est des recommandations et des sanctions, vous indiquez que le dernier mot revient au Conseil.
ceci est à relativiser avec la mise en place de la nouvelle procédure de décision dite à la "majorité inversée". Désormais une décision de la Commission entre en application sauf si le Conseil s'y oppose explicitement. Auparavant les décisions devaient attendre l'aval du Conseil.

3. Concernant les sanctions de 0,2% du PIB (dépot portant ou non intéret puis amende), celles-ci sont d'ores et déjà applicables via l'entrée en vigueur du "Six pack" et n'ont donc pas à attendre le nouveau traité intergouvernemental.

Cordialement
(mardi, 10-01-12 20:05) Magali Déficit belge et réforme du Pacte de stabilité et de croissance: de l'efficacité des sanctions

Le budget 2012 de la Belgique a été recalé par la Commission.
Ce nouvel épisode de la série "Budgets nationaux, déficits excessifs et recommandations de la Commission" met en oeuvre les nouveautés votées par les institutions communautaire au sujet du Pacte de stabilité et de croissance (PSC).
(mardi, 10-01-12 19:10) Daniel Perion notre justice départemental française ne fonctionne pas correctement nous vous avons dejà écrit a ce propos et attendons votre réponse à ce sujet et cela nous met dans une hémorragie financière sans compter avec la perte de l'outils de travail et sa qualite de vie
(lundi, 09-01-12 20:06) dingo Bonjour,

je comprends pas le terme populiste ? que veut-il dire précisément ou plutôt qu'est ce qu'il veut dire dans la pensée de Jean Leonetti ? merci pour votre réponse.
(lundi, 09-01-12 11:02) La rédaction @TILLY oui en effet merci de votre vigilance ! Erreur corrigée.
(lundi, 09-01-12 10:42) Marco "Ce qui se passe en Hongrie rappelle un peu ce qui se passe en Russie : tout comme Poutine, M. Orbán souhaite garder le pouvoir le plus longtemps possible." ... c'est vrai que chez nous, c'est complètement différent ! ;-)

(dimanche, 08-01-12 11:46) pmrb Ne faudrait il pas pour commencer que la France et l'Allemagne s'accordent sur un modus vivendi et sur un objectif commun? Pour l'instant, ils n'ont trouvé qu'un point d'accord: la communauté de monnaie
(samedi, 07-01-12 15:01) cd je partage l'essentiel de cette analyse, mais il faut y ajouter le niveau de corruption atteint par le gouvernement précédent, et de mensonges, ( reconnu d'ailleurs par le précédent PM au cours d'une réunion interne) ainsi qu'une pratique sans retenue du "spoilt system", d'autant plus facile que les postes de la fonction publique hongroise sont à durée limitée.
Ni l'Europe, ni M. Orban n'ont intérêt à une rupture et je gage qu'il n'y en aura pas.
(vendredi, 06-01-12 16:29) TILLY Maribor est en Slovénie et non en Estonie
(mercredi, 04-01-12 23:46) jacqueline Paris,le 23 octobre 1957, Albert CAMUS :
La Hongrie vaincue et enchainée a plus fait pour la liberté et la justice qu'aucun peuple depuis vingt ans. Mais pour que cette leçon atteigne et persuade en Occident ceux qui se bouchaient les oreilles et les yeux, il a fallu et nous ne pourrons nous en consoler, que le peuple Hongrois versât à flots un sang qui sèche déjà dans les mémoires.
(mercredi, 04-01-12 08:50) Alice C'est assez flippant quand même!!
(mercredi, 04-01-12 00:59) sophie la loi est elle applicable a présent ?
(mardi, 03-01-12 17:58) Cécilia La conclusion de cet accord est une très bonne chose. En revanche, le fait que Marie Anne Montchamp ait attendu d'être en campagne au Benelux pour le conclure, est reggrettable. Car
elle n'est pas uniquement Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de la Santé et de la Protection sociale chargée des personnes handicapées; elle est aussi candidate de l'UMP pour la Quatrième circonscription des Français établis hors de France (Belgique-Pays Bas- Luxebmourg). Ces visites de terrains, aux frais du contribuables, ne sont pas anodines...http://www.philipcordery.fr/2011/12/21/375/
(lundi, 02-01-12 19:28) coussi La chine et l'Inde feront bientôt concurrence aux européens pour l'approvisionnement en énergies fossiles mais également comme ces deux pays prévoient de construire de nombreuses centrales nucléaires dans un avenir proche sur l'approvisionnement en uranium. Cette donnée va donc rendre plus incertains les achats du minerai et augmenter
les coûts de l'électricité nucléaire, ce qui s'est déjà produit entre 2001 et 2007.L'électricité d'origine nucléaire n'a pas un avenir économique à long terme, l'électricité d'origine éolienne est déjà moins couteuse dans certaines conditions. Sortir du nucléaire progressivement et diversifier localement les sources d 'énergies renouvelables(solaire, éolien, biomasse, méthanisation des déchets et cogénération)semble plus judicieux pour le moyen terme.
(lundi, 02-01-12 18:43) Arlynet extrait d'un livre paru en 1993 chez Robert Laffont et disponible en ligne (de l'est de la peste et du reste)
Vous êtes bien placé pour savoir qu'il existe une obscénité du dollar et de la convoitise. Mais comme tout le monde vous vous dites: Profitons de la manne dont nous avons été privés trop longtemps. Dans quelques années nous pourrons faire preuve d'esprit critique et dire aux gouvernements, au FMI, aux compagnies alimentaires ou cinématographiques américaines, allemandes, japonaises, qu'elles exagèrent et que notre pays n'était pas voué à l'équarris sage. " Vous vous trompez. La morale n'est pas un luxe que l'on s'offre quand les choses sont allées trop loin. L'histoire nous a montré cent fois qu'alors elle ne mérite plus qu'un seul nom et ne tolère qu'un seul système: la dictature. L'urgence vous apparaîtra quand il sera trop tard, quand l'extrême droite, comme toujours, se sera jetée sur le drapeau national pour faire honte à votre pays de ce qu’il est devenu.
(vendredi, 23-12-11 15:49) DEGHILAGE LA GB RESTE COHERENTE...ELLE ROULE A GAUCHE,ELLE A GARDE SA MONNAIE; ON COMPREND PARFAITEMENT QUE LES ANGLAIS NE SOUHAITENT PAS QUE L EUROPE VIENNE METTRE SON GRAIN DE SEL DANS SON MODE DE GESTION...ELLE RESTE COHERENTE,ELLE A RAISON...
(samedi, 17-12-11 00:59) jipebe29 En tout cas, depuis 13 ans, T est stable, les niveaux océaniques sont en phase de stabilisation depuis quelques années, les températures océaniques sont en légère baisse depuis 2003 (mesures des 3300 sondes océaniques ARGO)et le flux IR quittant la haute atmosphère sont très supérieurs aux prévisions des modèles numériques du GIEC. Le rôle supposé du CO2 sur T reste une simple hypothèse, jamais validée, et construire sur cette base peu crédible toute une politique contraignante, avec des normes, des taxes et des réglementations, alors que nos connaissances des mécanismes climatiques est encore très insuffisants, cela me paraît bien absurde...Je me demande dans quel monde surréaliste vivent nos politiques…
(samedi, 17-12-11 00:49) jipebe29 Je trouve que l'échec de Durban est une bonne nouvelle pour tous les citoyens du monde, car nous allons pouvoir suivre sereinement l'évolution des données d'observation, qui, depuis 13 ans, sont en contradiction avec les modèles numériques du GIEC, dont la crédibilité est déjà bien faible, surtout après les ClimateGate I et II, dont nos médias ne disent mot (ou qui sortent un courriel, un seul, dont le sens peut -être interprété).
(samedi, 17-12-11 00:45) jipebe29 Le fait que le Canada se soit retiré du protocole de Kyoto est une excellente nouvelle, car ce delirium carbonum, qui repose sur du vent, commence à nous échauffer les oreilles. Seule l'UE, inféodée au dogme du Réchauffement Climatique Anthropique, persiste à nous sortir des taxes, des normes et de réglementations qui, au bout de la chaîne, devront être payées par les entreprises et les contribuables. On dirait que l'UE, en cette période de tempête financière, fasse tout pour saboter son propre vaisseau...

Quant à nos médias, ils sont lamentables dans leur défense acharnée du dogme du Réchauffement Climatique Anthropique. Et nos gouvernants, tétanisés par la crainte de déplaire aux Verts, et qui suivent moutonnièrement les instructions de l'UE, ils n'ont rien compris aux données d'observation, aux dérapages du GIEC et à sa science fausse (ou ils ne veulent pas comprendre, par lâcheté ou par complaisance). Mais les petits gaulois sont teigneux, têtus, et ils résistent encore et toujours à la propagande réchauffiste.... Qu'on se le dise!...
(vendredi, 09-12-11 17:07) giraud il est fâcheux que l'opinion publique (européenne et croate) ait été - comme pour les précédents élargissements - tenue totalement à l'écart du processus de négociation puis d'adhésion de la Croatie à l'UE.

Comment dès lors s'étonner d'une incompréhension et d'une indifférence grandissantes entre les peuples de l'UE ?

"L'Europe sans les peuples ", c'est d'abord ce processus technocratique d'élargissement selon lequel, un beau matin, les européens découvrent qu'ils "partagent désormais leur destin" avec celui d'un nouveau pays qu'ils ont du mal à situer sur la carte de l'Europe !!!

La responsabilité des trois Institutions comme celle des États membres est ici engagée. Mais c'est surtout la Commission qui est responsable de cette "politique d'élargissement" qui a perdu toute légitimité politique et démocratique et qui se poursuit imperturbablement alors même que l'UE27 est en proie à une violente crise interne.

Il est grand temps que l'UE déclare - au moins jusqu'en 2014 - une pause dans le processus mécanique d'élargissement à 7 ou 8 nouveaux États déjà déclarés "candidats" plus ou moins officiels. Afin de se donner au moins le temps de la réflexion et du débat démocratique - et de renforcer à nouveau ses mécanismes et ses Institutions mis à mal par la crise.

Jean-Guy GIRAUD
(vendredi, 09-12-11 14:30) Paulfarbos@hotmail.com Le président Pompidou avait raison. laissons les Anglais au large, ce sont les 2°pirates après les Américains!
(jeudi, 08-12-11 21:38) C Mathurin En l'absence d'euro-obligations,l'Espagne a emprunté au taux de 7% et l'Italie à plus de 6%. Merci madame Merkel. J'invite les contribuables lésés à éviter d'acheter des produits "made in Germany"
(jeudi, 08-12-11 18:20) Alain Depuis sa création l'Europe s'est engagée, avec une procédure compliquée.IL est normal de faire évoluer son mode de fonctionnement, pour l'adapter
aux réalités du monde d'aujourd'hui qui est plus compliqué qu'hier.j'approuve ce qui est proposer!
Il faudrait être irresponsable pour pratiquer l'immobilisme.Je pense qu'il en va de l'intérêt Générale et mondiale .
(jeudi, 08-12-11 12:29) Clémentine Galéani Je ne vois pas de rubrique "démocratie" ?
(jeudi, 08-12-11 12:12) yel maeder C'est du café du commerce. Ce Laidi.
(mardi, 06-12-11 18:25) Eric J'avais cru comprendre que le gouvernement islandais avait décidé brutalement de privatiser leurs 3 banques nationales en 2000, provoquant ainsi le début d'un "génocide économique et social" sans précédent pour les islandais. Qui se trouve derrière ces exactions...les gros requins financiers américains et leurs amis européens. Quelle Europe est à rejoindre pour les islandais, on peut se le demander sérieusement.
(vendredi, 02-12-11 15:20) Alfred C. Absolument! La corruption des régisseurs permettant les fraudes, ce sont les plus gros responsable des déboires qui repoussent l'Europe à genoux et qui même l’empêchent de se remettre sur pieds favorablement; c'est bien plus que criminel, c'est dommage & c'est honteux.
(vendredi, 02-12-11 00:54) yeah man brother moi je ne suis pas rassuré du tout
(jeudi, 01-12-11 15:36) david Il n'aura pas échappé à l'auteur que la cee et les autres "communautés" n'existent plus depuis belle lurette. A quoi bon, dès lors, utimiser ce barbarisme de "méthode communautaire" si ce n'est pour eviter l'usage du plus juste terme de "methode federale". Tant que les pro europeens en france seront enfermés da.s leurs ambiguités anachroniques, ils resteront ultra minoritaires. Appelez un chat un chat!
(mercredi, 30-11-11 16:57) Jean-guy GIRAUD Le recours à une "Europe à deux vitesses" a, en fait, pour motivation principale d'éviter le veto britannique sur toute mesure applicable à l'UE 27.
La plupart des pays de l'"UE 10" - cad les États non membres de l'Eurogroupe- seraient en effet probablement favorables à un renforcement de l'UEM à laquelle ils aspirent légitimement d'adhérer (y compris la Suède et le Danemark).
Pour surmonter le problème du veto britannique, il suffirait de supprimer ...le droit de veto lui-même. En attendant, la Commission a raison de privilégier la négociation de réformes entre l'ensemble des 27 : si, en fin de course, le Royaume Uni devait se trouver isolé il devrait bien se soumettre (comme pour le Traité de Lisbonne) ou se démettre (comme pour la Charte).
Dès lors, il est plus que temps d'engager la large réforme de l'UEM par la révision des traités - en parallèle avec les mesures d'urgence nécessaires.
Et il serait opportun que cette réforme soit lancée par le PE au nom de l'ensemble des citoyens européens - tenus jusqu'ici totalement écartés de négociations qui les concernent au premier chef. Jean-Guy GIRAUD
(samedi, 26-11-11 19:25) giraud Votre description de la procédure de révision des Traités est inexacte. L'article 48§2 et 3 du TUE prévoit qu'une Convention composée de parlementaires européens et nationaux, de représentants des Gouvernements et de la Commission examinent le projet de révision qui leur est soumis par le PE, par un État membre ou par la Commission.
Le texte adopté par la Convention est ensuite soumis aux États membres (réunis en "Conférence intergouvernementale") qui doivent l'adopter puis le ratifier à l'unanimité. Jean-Guy GIRAUD
(jeudi, 24-11-11 16:07) Ham-Ham Bonjour,

Lorsque je vois les débats pour allier la rigueur budgétaire avec la relance économique de la Zone Euro, je me pose certaines questions, notamment sur la réticence de l'Allemagne. En effet, est-elle réellement crédible ?

Car, on semble oublier que la situation des caisses allemandes n'est pas plus enviable que pour celles des autres pays européens, comme la France. D'après mes sources, sa dette serait à hauteur de 84% de son PIB actuellement, et sa balance commerciale semble de plus en plus se déséquilibrer. De plus, l'émission "ratée" de "Bund" ne rencontrant pas assez de demande par rapport aux résultats attendus, montre que l'état des caisses souveraines allemandes ne sont pas en si bonne santé.

D'accord, l'Allemagne tire la croissance de l'Europe vers le haut (ou plutôt permet de sortir le haut du crâne, de la Zone Euro, de l'eau), elle semble vouloir donner l'exemple mais sa croissance est-elle vraiment durable ? Est-ce un exemple, alors qu'elle continue de prôner une concurrence intra-européenne au niveau des exportations (n'oublions pas que la plus part des exportations allemandes vont au cœur de l'Europe), alors que les autres membres ne sont plus en mesure de suivre le mouvement, pour cause d'austérité et de rigueur ? Au final, l'Allemagne ne serait-elle pas un peu égoïste au sein même de sa politique européenne ? Au fond, n'aurait-elle pas besoin, elle aussi, pour sa santé financière, de l'émission d'eurobonds ?

D'avance, je vous remercie.

Ham-Ham
(mardi, 22-11-11 01:57) elenenikbien c'est marrant de lire ça maintenant !
(vendredi, 18-11-11 21:33) HAINE Avec quel aval démocratique avez vous décidé de cela ? Entraînez-vous à courir vite pour le jour où le peuple se réveillera. Et ne comptez pas sur nous pour vous aider à fuir la chaos que vous êtes entrain de nous préparer.
(lundi, 14-11-11 13:25) aonille Et pas la moindre blague avec Super-Mario !! J'admets que ni pilosité faciale ni les salopettes ne correspondent...
(jeudi, 10-11-11 16:47) konate l'europe detruit chez les autres au nom de la democratie et n'en veut pas les refugies et autres victimes des conflits armees a cause du chomage et du racisme.quel duplicite?
(jeudi, 10-11-11 15:11) jean-guy giraud "Il ne faut pas trop attendre du Parlement Européen car l'initiative politique ne peut venir que de l'exécutif" . M. Lamassoure sait que le PE possède, depuis le TL, le droit d'initiative de révision du Traité mais semble considérer qu'il ne s'agit pas d'une initiative "politique" - ce qui est pour le moins discutable si l'on se réfère à plusieurs précédents (cf. le projet Spinelli et les Conventions de 2000 et 2002). D'autre part , il est peu probable que M.Lamassoure s'attende à une "initiative politique" de l'actuelle Commission ou du Conseil européen. Enfin, on voit mal en quoi la stratégie 2020 pourrait constituer une "initiative politique" .Nous voici revenus à la case "départ". JG GIRAUD
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