11/05/12Catherine Trautmann : "L'élection de François Hollande est une opportunité politique en Europe" 2

Catherine Trautmann est députée européenne, membre de l'Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen, et présidente de la délégation des socialistes français au Parlement. Très impliquée dans la campagne de François Hollande à l'élection présidentielle, elle revient, dans un entretien accordé à Touteleurope.eu le lendemain des résultats, sur une soirée de victoire, et sur les principaux dossiers européens qui vont occuper les premiers mois du quinquennat du nouveau président de la République française.

Touteleurope.eu : Vous avez activement participé à la campagne de François Hollande. Quel a été votre premier sentiment dimanche 6 mai à l'annonce des résultats ?

Catherine Trautmann : Une émotion intense, parce qu'il est vrai que jusqu'au bout je partageais ce sentiment, avec beaucoup de militants, de sympathisants, de Français qui se demandaient si nous allions effectivement pouvoir fêter cette victoire. Je pense que la période Sarkozy a été une période de pression, de tension, et que finalement cette fête montrait aussi que les gens avaient besoin de retrouver de la convivialité, une manière simple de regarder les autres, de s'accepter comme Français et d'avoir un rapport plus détendu à la politique, moins distant. Et François Hollande va être un président qui va à la fois avoir cette capacité de travail intense et cette proximité. Et je crois que ce sera sa force.

Son autre qualité, et il l'a démontré lors de cette campagne, c'est une conviction mais aussi une ténacité, une maîtrise du temps. Nous entrons tout de suite dans les choses concrètes et sérieuses, qui ont aussi été préparées pendant cette campagne, et donc nous aurons besoin de cette constance et de cette détermination dont il a fait preuve.

Touteleurope.eu : François Hollande sera un président socialiste dans une Europe majoritairement conservatrice. Va-t-il réussir à imposer en Europe le changement qu'il souhaite pour la France ?

Catherine Trautmann : Il a dit qu'il le souhaitait, qu'il pouvait en représenter l'opportunité, et je pense que c'est exact. C'est la raison pour laquelle je pense qu'il est indispensable qu'il continue d'affirmer sa position de départ. Elle doit être discutée. Elle ne doit pas être amoindrie, puisqu'il reste l'élection législative et qu'elle va également compter dans l'expression politique de François Hollande.

Les Français lui donnent la légitimité et la force de s'adresser à ses partenaires européens sur sa volonté de changer l'orientation européenne, de ne pas avoir seulement un agenda de croissance, mais une vraie stratégie de croissance, et de poser les questions qui doivent être posées et qui sont liées à l'engagement français de ratifier, ou non, le pacte de stabilité.

Voir l'interview vidéo (13'23)

 

 

 

 

Il s'agit notamment de la question de la résolution de la dette souveraine des Etats membres. Nous voyons, avec les résultats des élections en Grèce, marquées par l'entrée d'un parti néo-nazi au parlement grec, mais aussi avec la chute du gouvernement néerlandais du fait de l'extrême droite, ou encore le score de l'extrême droite en France, qu'il y a en Europe une dérive populiste. C'est une question centrale. Or la façon dont on demande un effort, et en particulier un effort fiscal, aux citoyens européens, est une question de justice sociale. Sans assurance, et sans garantie, de justice sociale et fiscale en Europe, il n'y aura pas d'issues pour sortir de cette crise. C'est un des éléments centraux dans le message de François Hollande.

Nous devons donc trouver une meilleure solution. Aujourd'hui, ce qui est particulièrement incompréhensible, c'est que la Banque centrale européenne (BCE) prête à des banques qui elles-mêmes prêtent aux Etats membres, mais à des taux plus élevés que ceux auxquels elles-mêmes empruntent à la BCE ! Ce n'est pas normal. Dès lors qu'il y a transfert de souveraineté, il faut que les Etats membres en aient un juste retour. Or il n'est pas complet. Cela pose un problème politique.

Il y a ensuite un déséquilibre dans l'Union européenne entre les pays du Nord et les pays du Sud, les premiers allant mieux que les seconds. On se rappelle de l'expression d'Angela Merkel qui avait parlé du "Club Med". Il y a aujourd'hui une difficulté structurelle dans le marché unique européen. Sans résolution de cette disparité, sans changement de stratégie pour l'ensemble de l'Union, pour la zone euro, mais aussi pour l'Allemagne, on ne résoudra pas non plus cette disparité. Et cela est porteur de conflits entre pays membres.

Donc je crois que la stratégie de François Hollande, qui consiste à dire "je souhaite que nous nous entendions avec l'Allemagne de façon privilégiée, mais nous avons une responsabilité commune, celle de faire des propositions efficaces, qui apportent des réponses aux questions", est la bonne. Il faut donc partir de la formulation des questions, et il faut discuter avec Madame Merkel, avec le gouvernement allemand qui est en fin de course.

Je comprends d'ailleurs que Madame Merkel soit inquiète que l'élection de François Hollande la conteste dans les orientations qu'elle a voulu défendre et imposer dans l'Union européenne. Il est clair que François Hollande, qui était isolé au départ, qui a dû faire face, sans pouvoir répondre sur le même terrain, à certaines critiques ou à certaines attaques, a depuis été rejoint par de nombreuses personnalités. Jusqu'où sont-ils prêts à reconnaître la stratégie de François Hollande ... c'est ce qu'il va pouvoir tester. C'est donc une période très critique pour le début de son quinquennat.

J'ai le sentiment que cette élection est une rupture, qui permet de rattraper ce qui s'est passé en 2002 et en 2007, qui nous redonne de l'espoir, notamment par son investissement pour la jeunesse. Et puisqu'il a déjà fallu commencé à préparer ce début de quinquennat, les choses vont se poursuivre, en s'accélérant et en s'intensifiant mais on a le sentiment que François Hollande a déjà pris ses marques, et il les a prises alors qu'il était dans la dernière phase de sa campagne. Et ceux qui n'ont pas mesuré ce qui était en train de se passer vont se rendre compte qu'ils se sont trompés.

Touteleurope.eu : D'après vous, comment vont réagir les partenaires européens de François Hollande à la présentation de son memorundum ?

Catherine Trautmann : Tout n'a pas été évoqué publiquement pour le moment. Il faut laisser à François Hollande le soin de pouvoir discuter, avec certains interlocuteurs, de certains des sujets, du rythme, de la forme que peut prendre cette négociation. Il y a un temps de prise de contacts, qui est absolument indispensable et qui est une condition de réussite pour la suite.

Il est normal qu'il n'y ait pas de publicité autour de sa proposition de memorundum. Elle sera connue en temps opportun. Mais ce qu'il souhaite, c'est pouvoir l'adresser à ses partenaires dans de bonnes conditions.

Touteleurope.eu : Angela Merkel a invité dès le soir du 6 mai François Hollande à lui rendre visite à Berlin. Sur quels sujets porteront leurs premiers échanges ?

Catherine Trautmann : Je pense que l'ordre du jour sera assez dense, sur la renégociation du traité budgétaire, sur la démarche et sur le contenu de l'initiative de François Hollande sur la croissance, étant donné que pour lui ce n'est pas cosmétique mais que c'est bien un vrai changement de politique. Il y aura donc discussion sur ces points.

Il y a ensuite bien sûr toutes les autres questions, sur la politique extérieure de l'Union, sur l'état des relations franco-allemandes et comment elles peuvent s'intensifier. François Hollande a parlé d'un nouveau traité de l'Elysée, ce serait une occasion. Il est assez stimulant de voir comment il serait possible de ré-inspirer cette relation parce qu'elle n'a pas été, je pense, et de l'avis de nombreux interlocuteurs allemands, aussi positive et aussi confiante qu'elle aurait dû l'être.

Ce qui m'a frappé lors de la période, que j'ai pu suivre de manière non pas étroite mais tout de même continue, de la relation franco-allemande entre François Mitterrand et Helmut Kohl, c'est que même si il y avait des tensions, il y avait toujours une issue. Et ce qui m'a frappé c'est que le directoire Merkel-Sarkozy s'est composé avec une position de faiblesse de la France face à l'Allemagne, avec des concessions faites de manière excessive, et que Nicolas Sarkozy a d'ailleurs reconnu lorsqu'il a couru derrière François Hollande pour parler de la BCE. Je pense que c'est aussi pour cela que c'est compliqué pour Madame Merkel puisque le président sortant avait dit qu'il n'en parlerait pas. Cette fin de campagne a donc un peu troublé les interlocuteurs.

Mais il y a intérêt, il y a eu un intérêt dans la presse allemande, dans la population ; et il y a des sujets sur lesquels nous pourrons transformer l'essai. Il est évident que le travail qui est réalisé au SPD (parti social-démocrate allemand), avec les organisations syndicales et le Parti socialiste français, sur une stratégie industrielle et le retour à une économie de production, sera un test pour voir si on s'en tient à un aménagement du marché unique ou si on se dote véritablement d'une volonté et des moyens d'avoir un développement sectoriel, le soutien au développement de nouveaux produits etc. Ce sont les conditions pour créer de nouveaux emplois. La perte d'emplois en France a été énorme (350 voire 400 000 emplois), et elle explique en partie le chômage des jeunes.


Si on ne répond pas en liant la question de l'emploi, la résorption du chômage, la localisation de l'activité industrielle en Europe, et la question du marché, nous n'aurons pas les bonnes solutions. Ce qui sans doute sera différent de ce dont on a la pratique habituellement sur le plan européen, c'est que l'on a plusieurs dispositifs mais que la solution de continuité entre eux n'est pas toujours la meilleure. Or, ce qui est intéressant avec les perspectives financières c'est de considérer l'ensemble et de voir comment on peut optimiser, trouver des recettes nouvelles, notamment avec la taxe sur les transactions financières, qui trace la route de la sortie de crise. Ce ne se fera pas du jour au lendemain bien sûr mais cela permettra d'envoyer un message très clair aux contribuables et aux marchés.

Touteleurope.eu : Quelle place François Hollande va-t-il accorder aux Affaires européennes dans son gouvernement ?

Catherine Trautmann : La décision qui lui revient de composer son gouvernement donnera l'idée de la façon dont il veut investir cette question. Son début de quinquennat est marqué par cette crise et ce besoin de solutions durables, qui concernent très concrètement la vie quotidienne comme le prix de l'énergie, la façon dont on peut se déplacer, les conditions d'accès à la mobilité, l'accès au très haut débit pour Internet etc. On se rend compte que ces questions sont stratégiques et qu'elles vont occuper tout le quinquennat.

Je pense que le Premier ministre, aux côtés du président, va avoir un rôle important, et qu'il faut une mobilisation de tous les ministères qui sont concernés par les questions européennes : transport, santé, aménagement du territoire, énergie, industrie, recherche, enseignement supérieur, formation professionnelle tec. Il faut que cet ensemble puisse fonctionner et travailler avec un ministère des Affaires européennes qui ne doit pas, à mon sens, être un ministère seulement technique et diplomatique.

Nous avons besoin de politiques en Europe, et ce sont les politiques qui changeront la crédibilité de nos dirigeants européens. Je le pense depuis un certain temps déjà, car les citoyens ont besoin de comprendre comment cela fonctionne, de voir qu'on obtient des résultats, même dans une période où la droite est majoritaire, et que l'Europe est forcément le terrain sur lequel on peut lutter contre les effets négatifs de la mondialisation, et que l'euro a continué à protéger, au lieu de mettre en péril, notre équilibre économique et monétaire.

Nous avons une marge de progrès significative, mais il faut être clair parce que les Européens qui se sont détournés l'ont fait aussi sur la vision et la compréhension d'une Europe exclusivement orientée vers la libéralisation et vers une compétitivité, qui va certainement être également discutée dans le cadre de la stratégie de croissance, définie dans un certain nombre de textes uniquement par le contrat de travail, la remise en cause de l'âge de la retraite, la réduction du montant ou du niveau des pensions, et la réduction des dépenses publiques par des coupes dans les services publics.

C'est un peu la pensée unique, dont nous avons vu qu'elle nous amenait là où nous sommes. Faut-il prôner encore de manière plus austère une pensée qui nous a mis en échec ? Très sincèrement, c'est là que les citoyens ont raison de dire "si c'est cela, nous n'y croyons pas". Il y a aujourd'hui une attente de justice, d'efficacité et de clarté.


Je pense que la compétitivité doit être d'abord organisée sur la mobilisation des compétences des salariés dans les Etats membres ; la possibilité d'avoir un développement différencié en fonction des régions et de la situation de nos Etats ; la recherche et l'innovation et notamment, avec la mise en place du brevet unique européen, la valorisation de tout ce qui nous permet de retrouver la pole position que nous avions eu par exemple sur les technologies du mobile à une époque.

Nous avons perdu notre avantage compétitif, et il faut analyser pourquoi. Je pense que c'est parce que nous avons prétendu orienter l'économie contre la réalité. Et aujourd'hui, quand je vois les commentaires des Américains sur les élections en France, en Grèce, et sur la situation en Europe, leur inquiétude c'est la récession, leur attente c'est la croissance, parce qu'ils ne peuvent pas porter seuls, avec les émergents, la croissance dans le monde. Mais au-delà de ce message américain, il y a aussi une expression d'intérêts des Chinois.

L'élection de François Hollande est une opportunité politique.

 

Entretien réalisé le 7 mai 2012

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Dossier spécial : l'Europe dans l'élection présidentielle française - Touteleurope.eu

 
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(mardi, 22-05-12 14:44) Leon L'Europe compte 500 millions de citoyens. La Grèce 10 millions. Et l'Europe n'arrive pas à trouver de solution à la crise grecque. C'est un peu comme si l'Allemagne se montrait incapable de résoudre un grave problème qui toucherait la Bavière. Inconcevable. Et pourtant, nos politiques et 17 chefs d'Etat nous montrent chaque jour leur incompétence. Comment s'étonner ensuite que les gens ne croient plus, ni en l'Europe, ni en la Politique ? Reste à comprendre quels sont les intérêts qui jouent avec le feu. Contre l'Europe.
(dimanche, 13-05-12 11:34) perchaud comment se fait-il que pour conjurer la crise dans nos différents états, cette constatation et sa lutte ne soit pas au programme
(samedi, 12-05-12 11:45) rob BRAVO !
(vendredi, 11-05-12 21:45) pierre-roger demay CATY a tout à fait raison MERCI
(vendredi, 11-05-12 16:37) corrèze egale à elle même' elle qui à été rejetée par les socialistes européens lors du vote pour la présidence socialistes au parlement c'est à dire démago et incompétante sinon elle aurait été élue
(vendredi, 11-05-12 12:55) Michel Bonjour.

Au grand jeu de bonneteau européen actuel, ce sont les banques qui gagnent, et les peuples qui perdent. Plus de revenus.

Et vous, fonctionnaires européens, et vous, politiciens en vue, ça va, les fins de mois, oui ?

Mais il ne faut pas discuter le Tabou de la Dette des Etats. Surtout pas par un Audit permettant de déterminer les dettes justifiées, et celles qui n'ont servi qu'à renflouer les banques, ou faire des cadeaux fiscaux aux plus riches, au détriment de la population.

Avec ce splendide bonus qui a vu une politique économique pilotée par l'Allemagne contribuer à l'arrivée de nazis à l'Assemblée Grecque.

Mais chut: il ne faut pas le dire.

IL FAUT OBEIR A LA COMMISSION, A LA BCE, AU FMI(*), QUI SAVENT CE QUI EST BON POUR NOUS.

ET SILENCE DANS LES RANGS.

Michel

(*) Le FMI, qui a tellement réussi AVEC CETTE MËME POLITIQUE à maintenir les pays africains dans la panade pendant des décenies.
(vendredi, 11-05-12 12:52) MH Lemaire Article très intéressant, mais le "plein fouée" de la dernière ligne y jette une tache ! L'expression "de plein fouet" est déjà la trace d'un vocabulaire des siècles passés, inutile d'y ajouter une orthographe fantaisiste...
Cordialement
(jeudi, 10-05-12 13:44) Pierre Soubourou Dommage pour votre phrase "avant de réfléchir à la manière d’apprendre l’Esperanto": il faut en effet placer très haut la capacité à communiquer de manière efficiente entre nous. L'anglais ne convient pas: il coûte cher à apprendre, les gens le parlent généralement très mal, il faut passer par des interprètes.
Je vous demande de considérer un peu mieux cette réaction concernant l'Esperanto, dans un avenir où tous les européens pourraient sauvegarder leurs propres langues tout en communiquant efficacement.

(mercredi, 09-05-12 22:20) Decrauze L’introuvable majorité grecque veut bien de l’aide financière européenne, mais sans l’austérité réclamée par les prêteurs. La Grèce ne veut pas être dépossédée de sa souveraineté et dans le même temps son administration est incapable d’aller chercher l’argent là où il est (professions libérales, armateurs, église). Et voilà que le plan de sauvetage de ce pays est à l’eau du fait des élections législatives. Inextricable.
(mardi, 08-05-12 20:11) Thierry Je n'ai jamais vu une analyse aussi vide. Et dire qu'il est politologue et doyen à l'ULB. Ses propos sont creux, populistes et on voit qu'il n'y connait rien. Taisez vous M. De Waele et arrêtez de croire que parce que votre voix porte vous avez quelque chose à dire.
(mardi, 08-05-12 06:17) Coquille Petites erreurs à corriger :
Le languedocien n'est pas une langue. Il est un dialecte d'une langue qui s'appelle l'occitan. Le mot «béarnais» désigne l'occitan parlé au Béarn.
(vendredi, 27-04-12 22:29) Alain quelques journalistes sur la 5 dans "C'dans l'air" pensent si F.Hollande est élu le temps d’établir une relation de confiance avec A.Merkel
cela entrainera un immobilisme pendant plus d'un an! Comment peut-on imaginer embaucher des fonctionnaires supplémentaire et réduire les déficits!équilibre 2017..! Je préfère 2016!
Dans l'hypothèse où F.H. ne tient pas ses engagements; J.L.M.et la CGT.organisent manifs et désordre de rue!quelle sera son choix..?
N.Sarkozy n'a jamais cédé.Dans tout cela je ne perds pas de vue ce que vivent les Espagnols et les Portugais.(Emprunt plus chers, baisse des salaires et des retraites!).
(mercredi, 25-04-12 11:28) Jean Marc Devavry je cherche à en savoir plus sur les votes de l'extrême-droite au parlement européen : ce qu'elle vote ou ne vote pas...
(vendredi, 20-04-12 18:16) Nemo Que la langue française soit langue d'usage, soit. Qu'elle soit celle de la constitution, pourquoi pas ? Qu'elle soit celle de la très grande majorité des citoyens français, volà une évidence. Est-ce à dire que d'autres langues encore parlées, écrites, chantées, sur le territoire français, voilà encore une évidence. Pour peu qu'elles soient correctement enseignées et respectées, elles contribuent tout autant à la vie intellectuelle, à sa diversité, à sa richesse. Il est d'ailleurs risible d'entendre les ayatollahs - pardon, les Saint-Just - de la francophonie se lamenter sur la suprématie de l'anglo-américain, crier à l'espèce en voie de disparition, réclamer au nom de la culture mondiale une linguo-diversité salvatrice et, dans le même temps, vouer aux gémonies cette linguo-diversité intra-muros. Le racisme jacobin est sans limite - et contraire aux droits de l'homme les plus élémentaires.
(vendredi, 20-04-12 18:11) carpentier la présentation brute des textes est à peine éclairée par la conclusion qui en fait aurait dû être l'introduction: car que valent les textes des traités quand les Etats décident de s'en libérer ou de les interpréter à leur guise? La procédure de suspension n'est-elle pas un épouvantail à moineaux, sachant très bien que les Etats sont nettement au-dessus de cela ?
(vendredi, 20-04-12 15:53) Pierre Charon L'atout des chercheurs est qu'ils analysent bien la situation, mais ne parviennent jamais à expliquer le POURQUOI. Pourquoi en France, les Verts piétinnent autour de 2% tandisqu'en Allemagne ils frôlent les 15% voire plus dans les Laender?
(jeudi, 19-04-12 12:54) de gussem liliane un peu court comme analyse sur les partis verts !
(mercredi, 18-04-12 19:32) Le lien de l'article que je citais a été tronqué : vous trouvez ce texte dans Mediapart en accès libre. Rechercher Giordan

http://blogs.mediapart.fr/

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-langues-bien-commun-d[..]
(mercredi, 18-04-12 15:24) Touteleurope Merci pour votre commentaire. Nous venons de créer la page correspondant aux ratifications du Mécanisme européen de stabilité :

http://www.touteleurope.eu/fr/actions/economie/politique-economique/presentation/le-mecanisme-eu[..] visite
(mardi, 17-04-12 16:39) Steini Et les mêmes jacobins Mélenchon et Sarkozy sont les tout premiers à défendre le "droit inaliénable" des dialectophones Québécois et des patoisants 'Acadiens' à une "Société distincte" (sic!!!) du reste du Canada anglophone, basée sur le particularisme régional de "l'exception culturelle francophone", lorsqu'ils n'y soutiennent pas carrément le séparatisme ethno-linguistique : "vive le Québec libre!", la Wallonie manque à la France!" etc...
Dans son dernier livre sobrement intitulé "Qu'ils s'en aillent tous", M. Mélenchon se réjouit même d'un éventuel rattachement de la Wallonie à la France. En toute duplicité idéologique. Tous les droits politiques, linguistiques et culturels pour les minorités régionales francophones à l'étranger (Romands, Wallons, Valdotains, 'Acadiens', Québécois etc), aucun droit pour les Bretons, les Corses, les Basques, les Catalans, les Occitans, les Alsaciens-Moselans dont l'existence même et les spécificités linguistiques et culturelles sont niés en Droit Français ! Les francophones sont visiblement plus égaux que les autres, et ils ont même le droit d'imposer l'usage de leur langue à tout le monde...
(mardi, 17-04-12 10:25) Giordan Henri Voir
Les langues de France dans la campagne présidentielle
02 Avril 2012 Par Giordan Henri
Les campagnes présidentielles nous offrent, une fois encore, leur lot de promesses de prise en compte des revendications concernant les langues régionales et minoritaires. Par Henri Giordan, Renaud Lescuyer, Belkacem Lounès, Yves Plasseraud.

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-langues-bien-commun-de-l-humanite/article/02041[..]
(lundi, 16-04-12 14:56) Il est étonnant que la question de la représentation commune ou unique de la zone Euro au FMI demeure sous le boisseau alors même qu'une vaste ré-organisation des pouvoirs se prépare depuis plusieurs années au sein de cette organisation. L'hostilité de quelques États membres au sein du Conseil (et notamment de la France) s'explique, hélas, aisément. La passivité de la Commission et du Parlement européen est plus étonnante.

Jean-Guy GIRAUD
(jeudi, 12-04-12 00:28) nonauxderricks trouvons vite 1 million de signatures pour un réferendum européen contre les forages d'hydrocarbures de schiste
(mercredi, 11-04-12 22:12) Fleury Marie-José Je souhaite connaître l'état d'avancement des ratifications du Traité sur le MES.

Je vous en remercie par avance,

Dans l'attente, bien cordialement,

Marie-José Fleury
(mardi, 10-04-12 13:39) oumer France et allemagne sont les plus forte mai pas solidaire ,,,,,
(vendredi, 06-04-12 19:05) IPSA mais...mais...mais, Elles est passée où l'analyse ?? :'(
(vendredi, 06-04-12 15:26) youghourta petit pays, beaucoup d'idées!
(lundi, 02-04-12 16:57) Cabral Est-ce que cette initiative citoyenne a été représentée depuis aujourd’hui'hui (après le 1er avril) ?
(lundi, 02-04-12 15:52) A propos de l'initiative citoyenne, ce sont les Belges qui ont dégainé les premiers. Allez voir :

http://www.euractiv.com/node/511895?utm_source=EurActiv+Newsletter&utm_campaign=ee02653357-news[..] du 1er avril…)
(lundi, 26-03-12 00:07) PONT aaop@orange.fr Vous oubliez l'essentiel : nous sommes dans une impasse, nous sommes régis par des lois et règles dictées par Bruxelles, commission non élue démocratiquement, l'unique chose que le prochain président doit faire : ne pas ratifier le TSCG (taité dur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l'union économique et monétaire) signé à Bruxelles le 2 mars dernier par 25 chefs d'état ou de gouvernement de l'EU. Il serait intéressant que vous vous rapprochiez des camarades du POI qui seuls ont la clairvoyance et le courage de dénoncer cet assassinat programmé et progressif des peuples d'Europe pire qu'infligé actuellement au peuple grec.
La dette est une très bonne affaire pour les banques : empruntant à 1% à la BCE, elles prêtent aux états à des taux entre 2,5% (Italie) et 15% (Grèce) augmentant exponentiellement la dette que les gouvernants sous le diktat de la Troïka veulent faire supporter aux peuples.
Que pensez vous faire et nous répondre ?
(vendredi, 16-03-12 13:26) Julia Toute la difficulté pour les passagers victimes d'une annulation ou d'un retard de plus de 3h pour obtenir cette indemnisation de 250 à 600 € est de surmonter la forte résistance des compagnies aériennes.
Il existe un site qui propose aux passagers dans de telles situations de remplir gratuitement un formulaire en ligne sur leur site http://www.skymediator.com
Le site se charge ensuite de toutes les formalités, y compris d'engager une action en justice. En cas de succès, skymediator conserve 20% de l'indemnisation obtenue et en reverse 80% au passager. En cas d'échec, tous les frais sont à la charge du site et le passager ne paye rien.
(mercredi, 14-03-12 10:29) jyld Amener les mass-médias à s'intéresser un peu plus à l'Europe . Des équipes sur place, une rubrique ds les JT ... Cela contribuera à l'appropriation UE par les citoyens et modifiera le discours des élus nationaux
(mardi, 13-03-12 14:48) R. CHAUVIN bien évidemment l'avenir de l'europe passe par une harmonisation sur le plan fiscal, juridique, social etc....je suis pour l'élaboration d'une euro-fédération soldaire et démocratique
(mardi, 13-03-12 11:55) Alfred Il est en effet indispensable de rappeler que la Commission européenne est déjà depuis un bon moment en train de travailler sur le sujet et que la proposition est en train d'être finalisée. Le Président reprend des idées, en fait les siennes et les vend en France comme étant nouvelles. Il est grand temps de rendre à César ce qui appartient à César! Merci pour cet article
(lundi, 12-03-12 09:14) mylene monvil 21 milliards sont donné par la France et 14 reviennent à la France, le reste est essentiellement redistribué au pays émergeant de la zone par solidarité et non pas tout au fonctionnaire, cela dit le coup de fonctionnement de l'Europe est écœurant, la loyauté de se son personnel est pour ainsi dire acheté ! :) voir la vidéo "L'Europe c'est la Paie"
(vendredi, 09-03-12 18:14) Leon La taxe carbone concerne toutes les compagnies aériennes, et pas seulement celles de Chine. La Chine en fait une affaire personnelle et répond par des mesures de rétorsion. A-t-elle intérêt à persister et à ouvrir une guerre économique avec l'Europe qui est un marché de 500 millions de personnes. L'Europe doit être ferme. Et porter en urgence l'affaire devant l'OMC. Et réclamer des mesures de défenses, tout d'abord en demandant à ce que la Chine, grande puissance mondiale, soit mise dans la catégorie des grandes puissances et non plus dans les pays en développement, un statut qui lui est trop profitable. Et il y a d'autres angles d'attaques, comme son manque de réciprocité dans bien des domaines du marché.
(vendredi, 09-03-12 18:14) r.vignault@laposte.net CREONS UNE ZONE EURO AUTOUR DE LA FRANCE.

Sachant que la GRECE ne remboursera jamais :
Exigeons que la Banque Centrale Européenne(BCE) prête à la Banque Européenne d’Investissement(BEI) qui prêtera aux ETATS sans passer par des intermédiaires.
Devant UN REFUS CATEGORIQUE DE LA PART DE L’Allemagne et de ses satellites (Autriche, Luxembourg, Pays-Bas..) et des pays anglo- saxons,
Il faudra créer un nouveau groupe à l’intérieur de l’Union, de la zone Euro un groupe autour de la France (2° puissance économique de la zone euro).
Il faudra créer un nouveau groupe à l’intérieur de l’Union, de l’Euro un groupe autour de la France (2° puissance économique de la zone euro).
CE GROUPE AURA SA BANQUE CENTRALE ET POURRA PRETER A SES ETATS MEMBRES EN RENONCANT AUX PLANS D’AUSTERITE.
C’est un des moyens pour éviter la crise économique qui risque de tuer les salariés, retraités, chômeurs
RolandVIGNAULT
(jeudi, 08-03-12 15:51) Eric il est formidable Bayrou, ex député Européen, il veut inventer un truc qui existe depuis 1975 http://europa.eu/about-eu/institutions-bodies/court-auditors/index_fr.htm
(jeudi, 01-03-12 15:27) Tim99 Bien dit...
(mercredi, 29-02-12 11:54) valli vous ne mentionnez pas les elections presidentielles françaises?
(mardi, 28-02-12 18:48) Bruno La Roumanie la seul qui voulait pas que la Serbie rentre, alors que c'est ceux qui font parti de la plus grande galère de l'UE avec la Hongrie et la Gréce..
(lundi, 27-02-12 20:26) Pierre-Roger DEMAY Un homme de mesure de bon sens qui est bien à sa place
(lundi, 27-02-12 20:13) Pierre-Roger DEMAY Le Monde attend bien des choses de L'EUROPE, en particulier une meilleure gouvernance,et une régulation du système financier qui pour le moment ne me semble pas adapté. Ne décevons pas.
(lundi, 27-02-12 17:53) 1) On les a plombés et on regarde si malgré cela ils vont être en mesure de réaliser de la croissance sans laquelle ils ne peuvent s'en sortir. Amusant !
2) On ne leur prête pas. On rembourse leurs créanciers à leur place, c'est à dire qu'on vient en aide à ceux qui leur ont prêté. Et au peuple grec il reste la dette à rembourser à un nouveau créancier ayant plus d'autorité sur lui.
(lundi, 27-02-12 14:58) tristan Lol
(samedi, 25-02-12 11:55) Tom Le rapport (dans sa version complète) précise "Dans tous les pays européens - à l'exception de la Grèce et de la France -
les salaires statutaires en prix constants ont progressé durant la dernière décennie, tant dans le premier que dans le second degré"
Il est étonnant que cela ne suscite pas plus de réaction en France...
(jeudi, 23-02-12 12:15) et les bourrés devinrent bourreaux !
(jeudi, 23-02-12 12:12) ah serge berstein. le meilleur ! très bonne analyse du centrisme, ce fourre-tout idéologique!
(mercredi, 22-02-12 01:27) Jean Bonjour,
le carnaval en France d'outre-mer est une institution, avec jours chomés et foule en liesse dans les rues.
Dommage d'oublier ces territoires européens dans cet article!
(mardi, 21-02-12 23:29) alvat La prochaine fois que vous voulez parler du centrisme prenez quelqu'un qui s'y connait, pas un spécialiste de gauche et de la gauche qui ressort les mêmes platitudes sur le centre géographique, sur le centre un peu de droite et de gauche, etc. Je croyais que depuis Duverger, in avait un peu évolué à ce niveau...
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